Les cinq derniers enfants et leur institutrice retenus dans une école maternelle de Besançon (Doubs) par un jeune homme de 17 ans armé de sabres ont été libérés lundi par l'intervention des forces de l'ordre.
Nicolas Sarkozy s'est quant à lui réjoui dans un communiqué de "l'heureux dénouement de la prise d'otage" et a félicité les autorités "qui sont intervenues dans cette opération avec sang-froid, professionnalisme et détermination".
Le jeune homme avait fait irruption avec deux sabres vers 08h30 dans une des salles de classe, retenant d'abord 20 enfants âgés de 4 à 6 ans, avant d'en libérer une grande partie progressivement au cours de la matinée.
Peu après 13h00, les cinq derniers enfants sont sortis emmitouflés dans des couvertures vertes portés par des policiers qui les ont remis à leurs parents.
Le Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) a pu intervenir lors de la livraison de repas pour les enfants, qui avait été négociée avec le preneur d'otage, a précisé Luc Chatel, qui était arrivé sur les lieux en milieu de matinée.
"L'institutrice m'a dit qu'à aucun moment il n'a véritablement menacé les enfants, il les a même laissés sortir, aller aux toilettes (...) mais vous comprenez qu'il fallait l'intervention de professionnels chevronnés, d'où l'intervention du GIPN", a souligné le ministre.
Les policiers ont fait usage de leur pistolet à impulsion électrique Taser pour neutraliser le preneur d'otage, a déclaré sur place Laurent Gresset, du syndicat policier Alliance.
UN JEUNE DU QUARTIER
Un enfant au moins a réussi à s'échapper, a expliqué le maire de la ville, Jean-Louis Fousseret, sur France Info.
"L'institutrice a été très très forte", a-t-il ajouté par la suite sur i>Télé.
Le Samu et les pompiers avaient installé sur place une cellule d'aide psychologique pour les familles à mesure qu'elles arrivaient pour prendre des nouvelles de leurs enfants.
Les enfants qui sont sortis dans la matinée ont été mis à l'écart dans une autre école, loin de la presse, "pour qu'ils soient au chaud et entourés par les instituteurs et des personnes compétentes", a ajouté l'édile.
Selon Luc Chatel, le jeune preneur d'otage souffrirait d'importants troubles psychologiques.
"C'est manifestement un jeune homme du quartier qui avait fréquenté le collège du quartier et qui était en difficulté psychologique avec des relents suicidaires", a-t-il dit.
"Depuis ce matin, il indiquait d'ailleurs à nos correspondants qu'il voulait passer à l'acte et se suicider", a ajouté le ministre.
Eric Marguet, avec Gilbert Reilhac et Nicolas Bertin, édité par Yves Clarisse Reuters News Yahoo 13/12/2010