Le prix du médicament au cœur de l’affaire Cahuzac
Le Parisien annonce sur une page qu’« un rapport confidentiel de la Cour des comptes dénonçait [en 1994] l’opacité pour fixer les prix du médicament, un élément clé du dossier Cahuzac. Des perquisitions ont eu lieu chez Sanofi et Pfizer ».
Le journal explique ainsi qu’« enquêtant sur l’origine des fonds dissimulés à l’étranger par Jérôme Cahuzac - et dont l’ex-ministre du Budget a reconnu qu’ils proviendraient «essentiellement des labos pharmaceutiques» -, les magistrats Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont fait procéder ces derniers jours à de nouvelles perquisitions ».
« Que cherchent-ils ? La preuve d’éventuels pots-de-vin versés, dans les années 1990, par l’industrie du médicament afin de gagner les faveurs des pouvoirs publics, notamment concernant les prix de leurs produits remboursés par la Sécurité sociale », note le quotidien.
Le Parisien observe que « les juges pourront éventuellement consulter un rapport approfondi - mais resté mettre morte… - de la Cour des comptes qui, en 1994, critiquait le caractère «incohérent» et «officieux» de la politique du médicament en France de 1987 à 1993. De 1989 à 1991, le jeune Jérôme Cahuzac occupait une place stratégique dans ce dispositif en tant que conseiller «médicament» du ministre de la Santé de l’époque, Claude Evin ».
Le quotidien se penche sur ce rapport de la Cour des comptes, « un réquisitoire sans ambages du système prévalant à l’époque. Premier reproche : le prix des médicaments était fixé «au cas par cas» et s’avérait souvent surévalué. […] Un surcoût payé par… la Sécurité sociale ».
« Deuxième problème soulevé : alors que, dès le début des années 1990, les pouvoirs publics entendaient […] mettre bon ordre dans cette pagaille, les bizarreries dénoncées par la Cour se sont en réalité aggravées par la suite », poursuit le journal.
Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 26-04-2013
Cela m'a d'ailleurs toujours paru facile que telle ou telle famille de médicaments coûtait tant et tant. Exemple, dans les années 1990, un traitement d'infection urinaire devait coûter 100 Francs, que la boite contenait 1, 2 ... ou 10 cp !
De nos jours, le ministère de la santé embête les assurés avec des soit-disants médicaments génériques, car leur prix est est moins cher, ce qui n'est pas forcément vraiment au prix du comprimé vendu !!!!!!!!!!!!!!
Cela va durer combien d'années pour revoir les dossiers traités par Jérôme Cahuzac, conseiller du ministre Evin ?
Doc enchainé de Haguenau 26-04-2013