« Le vaccin contre la méningite C est désormais recommandé pour tous les nourrissons »
Pierre Bienvault aborde dans La Croix le nouveau calendrier vaccinal, dont la « principale nouveauté » est de « préconiser la protection systématique des 12-24 mois contre la méningite à méningocoque C. En rattrapage, le vaccin est aussi conseillé jusqu’à l’âge de 24 ans ».
Le Pr Didier Houssin, directeur général de la santé, écrit ainsi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire : « Il est important de parvenir rapidement à un taux élevé de couverture vaccinale afin d’obtenir une immunité collective permettant la protection des nourrissons ».
Pierre Bienvault rappelle que « la politique des autorités sanitaires reposait jusqu’à présent sur une vaccination ciblée ».
Le Pr Daniel Floret, président du comité technique des vaccinations, note qu’« à chaque apparition de cas groupés dans une région, on mettait aussi en place une vaccination locale pour éviter la propagation de la maladie. Ces campagnes étaient difficiles à organiser et souvent coûteuses ».
« Surtout, elles n’ont pas permis de diminuer l’incidence de la maladie ni d’empêcher l’émergence de souches virulentes. La France est l’un des pays européens où l’incidence est la plus haute, alors que tous les autres pays, qui ont mis en place une vaccination générale, ont vu nettement baisser leur nombre de cas », observe le spécialiste.
La Croix relève en outre la « mobilisation face à la rougeole », indiquant qu’« un programme de rattrapage cible les personnes non vaccinées jusqu’à l’âge de 30 ans ».
Le Parisien note aussi que « la vaccination des enfants contre la méningite C fait son entrée parmi les recommandations des autorités sanitaires ».
Le Dr Daniel Lévy-Brühl, de l’Institut de veille sanitaire, estime que « cette décision s’imposait, car la méningite est la dernière maladie qui peut tuer un enfant en quelques heures. Est-ce acceptable dans un pays comme la France ? ».
Le quotidien ajoute que « concernant le vaccin contre la grippe A, la recommandation actuelle est d’intégrer la souche H1N1 dans le vaccin de la grippe saisonnière et de le proposer à tous ceux qui en font la demande ».
« Mais, à la différence de l’an dernier, il ne sera pas organisé de grandes campagnes de vaccination de masse contre la grippe A… sauf retour improbable du virus », remarque Le Parisien.
Laurent Frichet Médiscoop 22/04/2010