Des nanoparticules d’or contre le cancer de la prostate
Le journaliste rappelle en effet que « dans certaines formes de cancer, une chimiothérapie lourde est nécessaire, avec des effets secondaires toxiques parfois importants, les produits utilisés attaquant la tumeur mais aussi d’autres organes. Nombre de pistes pour élaborer des traitements moins nocifs […] sont explorées ».
L’un des auteurs de cette nouvelle étude, Kattesh Katti, professeur de radiologie à l’école de médecine de l’université Missouri Columbia, précise : « Nous avons montré qu’un composé présent dans les feuilles de thé était attiré par les cellules cancéreuses de la prostate. Quand on combine le composé du thé et des nanoparticules d’or radioactif, le premier aide les nanoparticules à aller spécifiquement sur le site de la tumeur, et à détruire les cellules tumorales ».
Jean-Luc Nothias indique que cela « devrait permettre d’employer des doses des milliers de fois plus faibles que dans les chimiothérapies, tout en évitant que d’autres organes ne soient touchés ».
Le journaliste s’interroge : « Pourquoi de l’or radioactif ? C’est que cet isotope a une demi-vie de 2,7 jours. Ce qui veut dire qu’en 3 semaines, il n’y a plus de radioactivité. Les expériences menées chez la souris ont montré des réductions très significatives du volume des tumeurs en 28 jours de traitement, avec seulement une ou deux injections du produit ».
Un autre coauteur, Cathy Cutler, ajoute : « Nous pensons que ces nanoparticules pourraient réduire, ou éliminer complètement, ce type de tumeurs, qu’elles soient d’évolution lente ou agressive ».
Jean-Luc Nothias précise que