Diabète : la révolution dans le traitement par l’insuline
Le Figaro relate « un formidable espoir pour des millions de diabétiques sous insuline ». Le journal indique en effet que « des chercheurs de l’université de Caroline du Nord et du Massachusetts Institute of Technology [Etats-Unis] viennent de mettre au point une insuline, expérimentée avec succès dans un modèle animal, qui pourrait changer leur vie », selon un article à paraître dans la revue American Chemical Society Nano.
Le quotidien explique qu’« une seule injection hebdomadaire de cette insuline, dite en nanoréseau, pourrait remplacer les injections pluriquotidiennes d’insuline classique, qui leur sont indispensables pour maintenir à un taux normal le sucre dans le sang ». Le Figaro observe que « l’expérience n’a pour l’instant été réalisée que chez des souris diabétiques, mais elle a permis de normaliser leur glycémie pour une période supérieure à une semaine avec une seule injection ».
Le journal précise que « ce n’est pas tant dans l’insuline elle-même que réside la prouesse technologique des scientifiques américains que dans la façon de l’engluer dans un nanoréseau de molécules biologiques assimilables. Un réseau microscopique de l’ordre du millième de millimètre et donc facilement injectable par les seringues habituelles ».
« Le nanoréseau a la particularité d’être formé d’enzymes qui vont libérer l’insuline engluée en fonction de la glycémie. Blocage de l’insuline si le taux est normal, libération s’il augmente », continue Le Figaro. Le journal souligne que « les chercheurs ont utilisé du dextran - un polysaccharide qui peut être administré en perfusion en cas d’hémorragie - qu’ils ont modifié chimiquement. […] Une série d’expériences en éprouvette a d’abord confirmé la réactivité du nanoréseau qui relâchait de l’insuline suivant les variations de la concentration de sucre artificiellement modifiées toutes les 2 heures ».
« Les scientifiques ont ensuite démontré sur des souris diabétiques que l’insuline en nanoréseau permettait de maintenir une glycémie normale, sans pic d’hyperglycémie ni d’hypoglycémie, avec une seule injection pour une durée d’au moins 1 semaine. Jusqu’à 2 semaines même chez certaines souris. La prochaine étape, décisive, sera l’expérimentation humaine », conclut Le Figaro.
Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 65 Juin 2013
