« Vers de nouveaux traitements contre la dégénérescence maculaire »
C’est ce qu’indique Le Figaro, qui note que « des médicaments plus faciles à administrer sont attendus d’ici moins de 5 ans ».
Dans son article, le Dr Nathalie Szapiro-Manoukian rappelle que la dégénérescence maculaire liée à l’âge, « première cause de malvoyance des seniors, touche plus d’un million de Français. Et ce chiffre va doubler d’ici à 2030 ».
La praticienne se penche sur les « traitements actuels », les anti-VEGF, « très efficaces, à condition d’intervenir avant la mort des cellules rétiniennes », et qui « posent deux problèmes ».
« Ils doivent être injectés à l’intérieur de l’œil, avec un risque rare d’infection grave. Et ils sont très coûteux », remarque Nathalie Szapiro-Manoukian.
L’auteur observe notamment que « tout l’enjeu actuel est de trouver d’autres médicaments capables d’agir à d’autres niveaux et plus faciles à administrer. Près d’une dizaine de molécules sont actuellement incluses dans des études ».
« D’ici à 2015, on devrait donc en voir arriver plusieurs, d’abord sous forme injectable, puis probablement sous forme de collyre ou d’implant oculaire capable de délivrer petit à petit sa dose de principe actif », poursuit le Dr Szapiro-Manoukian.
Le Pr Eric Souied, chef de service d’ophtalmologie, CHI Créteil, précise pour sa part : « Nous avons aussi trouvé des marqueurs génétiques prédictifs de la sévérité de la maladie. A court terme, nous serons donc en mesure de dire quels patients seront de bons ou de mauvais répondeurs aux traitements et adapter notre prise en charge en conséquence ».
Nathalie Szapiro-Manoukian se penche en outre sur les « moyens de prévenir la maladie », rappelant qu’« il existe des gènes de prédisposition à la DMLA », mais insistant sur « l’importance de l’alimentation » et notant : « On peut encore diminuer ce risque grâce à des mesures préventives : à commencer par l’adieu au tabac et la perte de kilos superflus ».
Laurent Frichet Médiscoop 08/03/2010