C'est la grande mode depuis l'affaire du Médiator, épurer la pharmacopée en France de médicaments.
Qui cela arrange t-il?
La Sécurité Sociale en premier, car faire peur aux patients pour qu'ils arrêtent leur traitement, diminue les dépenses de prescription médicale de la CNAM*. C'est bien beau d'enlever des traitements, mais encore faut-il qu'ils soient remplaçables.
Bientôt les médecins se retrouveront à ne prescrire que de l'homéopathie, seule branche pharmacologique, où l'innocuité du traitement semble nulle, je dis bien semble, car à force de faire la chasse aux sorcières, l'on trouvera même quelques dangers aux fameuses granules. L'industrie homépathique, voir phytothérapeutique sont-elles également anguilles sous roche?
Désormais, tout est fait pour discréditer la Médecine, détourner les jeunes de ce merveilleux métier?
Un jour, les accusateurs se trouveront peut-être en demande de traitement, et regretteront tel ou tel médicament qui apportait plus de bénéfice que de risque, pour les soulager.
Doc enchaîné de Haguenau 3 Février 2013
La revue Prescrire publie dans son numéro de février 2013 une liste de médicaments «à écarter», car jugés plus dangereux qu'utiles. En agissant par «demi-mesures» et en laissant ces substances sur le marché, «les autorités de santé ne font pas leur travail de protection des patients», accuse le mensuel, qui compile des analyses publiées dans ses colonnes de 2010 à 2012. Jugeant leur balance bénéfice/risque défavorable, la revue épingle plusieurs dizaines de médicaments, dont des produits très courants comme le gel anti-inflammatoire Ketum, le traitement pour arrêter de fumer Zyban ou l'anti-allergique Primalan. Des alternatives sont proposées. Les soignants et les patients sont donc invités à réviser les traitements en cours et à «préférer les traitements éprouvés».
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Source: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/02/01/19800-medicaments-nouvelle-liste-noire-est-publiee
* CNAM: Caisse Nationale Assurance Maladie