Les cancers de la cavité buccale « de plus en plus souvent
contractés sexuellement »
C’est ce que note Le Parisien en bref, « à la suite de rapports bucco-génitaux », précise le journal.
Le quotidien fait savoir que « des travaux de chercheurs suédois indiquent que
ces cancers de l’amygdale, résultant d’une infection de papillomavirus, ont été multipliés par 7 au cours des 30 dernières années ».
Ces chercheurs écrivent que les principales raisons seraient « les changements de pratiques sexuelles, à savoir l’accroissement des relations bucco-génitales et du nombre de partenaires ».
De son côté, Libération s’interroge sur son site Internet : « La fellation, responsable d'une vague de cancers ? ».
Le journal cite aussi ces chercheurs, qui notent dans une communication des Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies :
« Plusieurs recherches montrent un accroissement de la fréquence des cancers oropharyngés, avec une proportion croissante de ces tumeurs résultant d'une infection de papillomavirus humains chez des sujets devenus sexuellement actifs très jeunes et ayant eu de multiples partenaires ».
Libération ajoute qu’« ils citent également une petite étude menée auprès d'étudiants américains selon laquelle "embrasser avec la langue" pourrait aussi être lié à ces cancers ».
L’un des auteurs de l’étude, le Dr Torbjörn Ramqvist, du Karolinska Institutet en Suède, note que « la possibilité que nous soyons confrontés à une épidémie de cancers de la voie buccale résultant d'infections avec des papillomavirus exige toute l'attention ».
Ces chercheurs poursuivent : « Nous observons une lente épidémie de cancers de la voie buccale, aux Etats-Unis et dans des pays d'Europe du nord, provoqués par des papillomavirus transmis sexuellement ».
Libération précise que « si cette tendance se poursuit, ces tumeurs buccales transmises sexuellement compteront pour la moitié des cancers oropharyngés en Suède et probablement aussi aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas entre autres ».
Laurent Frichet Médiscoop 14/10/2010
Lien:
http://www.dorffer-patrick.com/article-gardasil-vaccin-anti-cancer-du-col-uterin-37479113.html
D'où un intéret supplémentaire de la vaccination (1) contre le cancer du col de l'utérus des adolescentes avant leur premier rapport sexuel.
Ces vaccins protègent des papillomavirus humain de types 6, 11, 16 et 18 (les HPV 6 et 11 sont responsables de 90 % des condylomes acuminés, infections sexuellement transmissibles plus connues sous le nom de crêtes de coq.
(1) Gardasil et Cervarix
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