Ces aliments qui peuvent «détraquer» nos médicaments
Le Parisien remarque que « tout est évidemment question de dosage, mais certains médicaments sont à consommer avec modération dès lors que l’on suit un traitement ».
Le quotidien rappelle ainsi : « Pamplemousse, choux, produits à base d’anis, réglisse ou boissons alcoolisées… tous ces aliments peuvent soit augmenter, soit réduire l’effet de certains médicaments s’ils sont consommés dans des proportions trop importantes ». Le Parisien explique notamment que le pamplemousse, « surtout, en jus, augmente de façon importante l’absorption du médicament par l’organisme, jusqu’à la multiplier par 15 selon le traitement. Cela peut ainsi revenir à prendre en une seule fois la dose de deux semaines ! C’est particulièrement vrai pour deux types de molécules, les statines […] et les immunodépresseurs prescrits contre les risques de rejet de greffe ».
Le journal relève qu’« un jus de pamplemousse avec la simvastatine peut ainsi provoquer de graves atteintes musculaires. Pour les [immunodépresseurs], c’est le rein qui risque d’être endommagé en cas de prise trop régulière ». François Chast, chef du service de pharmacie clinique des hôpitaux universitaires de Paris-Centre, précise toutefois que « toutes les statines et tous les antirejets ne sont pas concernés et, de façon générale, sur ces interactions, il ne faut pas s’affoler au point de se sentir terrorisé à l’idée de manger ! ».
Le Parisien conseille ainsi : « Lisez bien la notice ! », François Chast ajoutant que « c’est indispensable, et les pharmaciens et les médecins sont les professionnels les mieux placés pour conseiller ».
Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 10 septembre 2012
Anis, réglisse… Ces aliments qui n’aiment pas les médicaments
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Le pamplemousse
Surtout en jus, car il augmente de façon importante l’absorption du médicament par l’organisme, jusqu’à la multiplier par 15 selon le traitement. C’est particulièrement vrai pour deux types de molécules, les statines, et les immunodépresseurs prescrits contre les risques de rejet de greffe. Pour les premiers, un jus de pamplemousse avec la simvastatine (commercialisé sous le nom de Zocor® ) peut ainsi provoquer de graves atteintes musculaires. Pour les seconds, tels que la ciclosporine ou le tacromilus, c’est le rein qui risque d’être endommagé en cas de prise trop régulière.
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L’alcool
L’alcool est un mauvais allié des médicaments agissants sur le système nerveux central. Antiépileptiques, psychotropes, anxiolytiques… avec l’alcool, qui augmente les effets de leurs molécules et notamment celui de l’endormissement, l’effet revient à un surdosage. Associé à l’aspirine ou aux anti-inflammatoires tels que l’ibuprofène, l’alcool peut avoir des effets moins perturbateurs mais douloureux, des brûlures d’estomac et de l’acidité.
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Les boissons anisées
L’anis entrainerait à la fois une diminution d’action des antidépresseurs et une augmentation à l’inverse des effets de la codéine, que l’on trouve par exemple dans les antitussifs et des antimigraineux.
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Les aliments riches en vitamine K
Notamment les légumes verts (les choux essenteiellement) et les abats ( foie...). Consommation non pas à bannir, mais à limiter en cas de traitement anticoagulant ( AVK anti-vitamine K: Préviscan® - Sintrom® ). Ces aliments diminuent l’efficacité du traitement , perturbent le dosage de l'INR - Prothrombine) et aggravent les risques de thrombose veineuse.
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La réglisse
