Le danger des portables pour le cerveau se précise
C’est ce que titre Le Parisien, qui constate que « le débat est encore relancé : faut-il abaisser drastiquement les seuils d’exposition aux ondes ? Une étude alarmiste conclut à leur effet négatif sur la santé ». Le journal explique qu’« après avoir analysé 1.800 études relatives aux effets des champs électromagnétiques réalisées ces 5 dernières années, [les auteurs], médecins originaires de différents pays, estiment qu’il «existe un risque accru de développer un gliome (tumeur du cerveau) avec l’usage du portable» et affirment qu’une «douzaine de nouvelle études démontrent des effets dommageables sur le sperme» ».
Le Parisien ajoute que « dans ce rapport baptisé «Bio Initiative», les scientifiques vont même jusqu’à faire un lien entre radiofréquences et accroissement du risque de symptômes autistiques ». Les auteurs estiment « urgent d’abaisser les seuils d’exposition aux ondes et aux technologies sans fil pour les personnes atteintes d’autisme, les enfants, les futurs parents et pendant la grossesse ».
Le quotidien note que de son côté, la Fédération française des télécoms note qu’« en Angleterre, en Autriche, en Norvège, en Suède, le même travail de compilation des études a été fait, et il n’y a aucune preuve établie de danger en cas d’exposition aux ondes inférieure au seuil préconisé par l’OMS ». Le Parisien relève toutefois que « l’Agence sanitaire française, qui effectuera en juin un bilan des dernières études parues sur le sujet, avait recommandé en 2009 de «réduire l’exposition du public» aux ondes électromagnétiques. Et dans un dépliant diffusé cet été, le ministère de la Santé reconnaît que «des interrogations subsistent sur la possibilité d’effets à long terme, particulièrement dans le cas d’utilisateurs intensifs» ».
Le quotidien indique enfin qu’« une proposition de loi visant à réduire les risques liés aux ondes électromagnétiques sera étudiée le 31 janvier à l’Assemblée nationale. […] Elle propose notamment de restreindre l’implantation des antennes-relais, et un encadrement plus strict du wi-fi qui pourrait être interdit dans les crèches ».
Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 8-1-2013
