Obésité : la nouvelle pilule miracle est-elle fiable ?
C’est ce que se demande Le Parisien, qui note qu’« un nouveau médicament pour maigrir est disponible aux Etats-Unis et le sera peut-être prochainement en Europe. Cette pilule agit sur le cerveau pour réguler l’appétit. Un mode opératoire qui n’est pas sans risque ».
Le journal explique ainsi que « ce médicament [Belviq®] a un mode d’action très proche de certains médicaments antiobésité retirés du marché. Sachant cela et alors que l’affaire du Mediator bat toujours son plein, est-ce bien raisonnable de mettre sur le marché une nouvelle pilule pour maigrir ? », s’interroge Le Parisien.
Le Dr Boris Hansel, endocrinologue, spécialiste du syndrome métabolique et de la prévention cardiovasculaire à la Pitié-Salpêtrière (Paris), note que « selon les études cliniques, ce nouveau médicament agit bien sur les récepteurs de la sérotonine, mais uniquement sur ceux du cerveau. Les médicaments retirés du marché qui ont posé problème agissaient sur les récepteurs de la sérotonine du cœur ».
Le Parisien remarque que « selon une étude menée durant 1 an sur 8 000 patients qui ont été soumis à un régime alimentaire accompagné d’une prise quotidienne de Belviq®, ce dernier a permis une perte de poids moyenne de 3 à 3,7%. Un taux qui semble faible mais qui peut représenter de nombreux kilos pour un obèse ».
Le journal ajoute qu’aux Etats-Unis, le médicament « est autorisé pour des adultes dont l’IMC est de 30 ou plus. Ou pour ceux dont l’IMC est de 27 mais qui souffrent d’au moins une des maladies liées au surpoids (hypertension artérielle, diabète de type 2 ou taux de cholestérol élevé). Le Belviq® ne doit pas être utilisé par des femmes enceintes et peut provoquer des effets secondaires graves quand il est pris avec certains médicaments, comme les antidépresseurs ».
Le Dr Hansel indique que « s’il est autorisé en France, je ne le prescrirai que pour les personnes obèses sur lesquelles aucun autre traitement n’a marché ».