'Pataphysique La ’pataphysique est une science ou pseudo-science qui explore ce qui est au-delà de la métaphysique. C'est une parodie de la théorie et des méthodes de la science moderne, et ses propos sont souvent proches du non-sens ou sont démontrés par l'absurde.
Le terme et le concept ont été créés par l’écrivain Alfred Jarry qui définit la 'pataphysique comme une « science des solutions imaginaires» ou une « science qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité. »
Étymologie
Littéralement 'pataphysique (contraction du pseudo-grec τὰ ἐπὶ τὰ μεταφυσικά – tà epì tà metàphusiká – d'après le titre « τὰ μετὰ τὰ φυσικά » – « tà metà tà phusiká » – de l'œuvre la Métaphysique d'Aristote) signifie « ce qui est sur la métaphysique », c’est-à-dire « ce qui est sur ce qui est après la physique » parce que le titre de l'œuvre la Métaphysique signifiait à l'origine « ce qui est (écrit) après (l'œuvre) la Physique ».
Jarry indique que l’apostrophe précédant le nom sert à « éviter un facile calembour », mais ce peut être un commentaire humoristique dans la tradition de cette philosophie, puisque le terme ’pataphysique est lui-même un calembour (paronyme) de métaphysique. Étant donné que l'apostrophe n'influence ni le sens ni la prononciation de ’pataphysique, ce terme a pu être créé pour spécifiquement rappeler des calembours divers. Ces calembours comprennent patte à physique (d'après les experts sur Jarry Keith Beaumont et Roger Shattuck), pas ta physique, et pâte à physique.
En outre, Jarry fait remonter l’origine de cette science à Ibicrate le géomètre et Sophrotatos l’Arménien.
Principes et modalité d'expression
Alfred Jarry illustre la ’pataphysique dans les Gestes et opinions du docteur Faustroll, roman qui expose les principes et les fins de la ’pataphysique, science du particulier, science de l’exception. Cet ouvrage se clôt, par exemple, sur un calcul de la surface de Dieu. Plus tard, Boris Vian, grand promoteur de pataphysique, exposera qu’« un des principes fondamentaux de la pataphysique est l’équivalence. C’est peut-être ce qui explique ce refus que nous manifestons de ce qui est sérieux, de ce qui ne l’est pas, puisque pour nous, c’est exactement la même chose, c’est 'pataphysique ».
La 'pataphysique se présente généralement sous la forme de discours ou d’institutions scientifiques, philosophiques ou ésotériques, ou à l’inverse, sous des dehors amusants de jeux d’esprit, propose une réflexion plus profonde en décrivant un univers parallèle « que l’on peut voir et que peut-être l’on doit voir à la place du traditionnel. » Le pataphysicien observe le monde d’une manière particulière, par exemple, au lieu d’énoncer la loi de la chute des corps vers un centre, le pataphysicien préférera celle de l’ascension du vide vers une périphérie (cf. Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, Livre II)
Gilles Deleuze (notamment dans Critique et clinique et L’Île Déserte) développe l’idée qu'en créant la 'pataphysique Jarry a ouvert la voie à la phénoménologie.
Institution
Le Collège de Pataphysique, fondé en 1948, publie une revue, Viridis Candela. Y sont parus, entre autres, les premiers textes de Ionesco, de nombreux inédits de Vian, Jarry ou Julien Torma et les premiers travaux de l’Oulipo. Quelques réunions du Collège ont eu lieu au restaurant Le Polidor, rue Monsieur le Prince à Paris.
Source: Wikipedia
La ’pataphysique est une science ou pseudo-science qui explore ce qui est au-delà de la métaphysique. C'est une parodie de la théorie et des méthodes de la science moderne, et ses propos sont souvent proches du non-sens ou sont démontrés par l'absurde.
Le terme et le concept ont été créés par l’écrivain Alfred Jarry qui définit la 'pataphysique comme une « science des solutions imaginaires» ou une « science qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité. »
Étymologie
Littéralement 'pataphysique (contraction du pseudo-grec τὰ ἐπὶ τὰ μεταφυσικά – tà epì tà metàphusiká – d'après le titre « τὰ μετὰ τὰ φυσικά » – « tà metà tà phusiká » – de l'œuvre la Métaphysique d'Aristote) signifie « ce qui est sur la métaphysique », c’est-à-dire « ce qui est sur ce qui est après la physique » parce que le titre de l'œuvre la Métaphysique signifiait à l'origine « ce qui est (écrit) après (l'œuvre) la Physique ».
Jarry indique que l’apostrophe précédant le nom sert à « éviter un facile calembour », mais ce peut être un commentaire humoristique dans la tradition de cette philosophie, puisque le terme ’pataphysique est lui-même un calembour (paronyme) de métaphysique. Étant donné que l'apostrophe n'influence ni le sens ni la prononciation de ’pataphysique, ce terme a pu être créé pour spécifiquement rappeler des calembours divers. Ces calembours comprennent patte à physique (d'après les experts sur Jarry Keith Beaumont et Roger Shattuck), pas ta physique, et pâte à physique.
En outre, Jarry fait remonter l’origine de cette science à Ibicrate le géomètre et Sophrotatos l’Arménien.
Principes et modalité d'expression
Alfred Jarry illustre la ’pataphysique dans les Gestes et opinions du docteur Faustroll, roman qui expose les principes et les fins de la ’pataphysique, science du particulier, science de l’exception. Cet ouvrage se clôt, par exemple, sur un calcul de la surface de Dieu. Plus tard, Boris Vian, grand promoteur de pataphysique, exposera qu’« un des principes fondamentaux de la pataphysique est l’équivalence. C’est peut-être ce qui explique ce refus que nous manifestons de ce qui est sérieux, de ce qui ne l’est pas, puisque pour nous, c’est exactement la même chose, c’est 'pataphysique ».
La 'pataphysique se présente généralement sous la forme de discours ou d’institutions scientifiques, philosophiques ou ésotériques, ou à l’inverse, sous des dehors amusants de jeux d’esprit, propose une réflexion plus profonde en décrivant un univers parallèle « que l’on peut voir et que peut-être l’on doit voir à la place du traditionnel. » Le pataphysicien observe le monde d’une manière particulière, par exemple, au lieu d’énoncer la loi de la chute des corps vers un centre, le pataphysicien préférera celle de l’ascension du vide vers une périphérie (cf. Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, Livre II)
Gilles Deleuze (notamment dans Critique et clinique et L’Île Déserte) développe l’idée qu'en créant la 'pataphysique Jarry a ouvert la voie à la phénoménologie.
Institution
Le Collège de Pataphysique, fondé en 1948, publie une revue, Viridis Candela. Y sont parus, entre autres, les premiers textes de Ionesco, de nombreux inédits de Vian, Jarry ou Julien Torma et les premiers travaux de l’Oulipo. Quelques réunions du Collège ont eu lieu au restaurant Le Polidor, rue Monsieur le Prince à Paris.
Source: Wikipedia