Harki
Le mot harki ['arki] désigne un individu servant dans une harka et vient du mot arabe haraka signifiant littéralement « mouvement », mais en réalité le terme était déjà utilisé au sens figuré pour désigner de petits affrontements, guerres, barouds entre tribus, ou contre un ennemi extérieur.
En France métropolitaine, il désigne une personne musulmane, du département d'Algérie, engagés dans l’armée française de 1957 à 1962, durant la guerre d'Algérie. Par extension, le nom « harkis » désigne tous les Algériens musulmans soutenant le maintien de l'Algérie française durant cette période.
Le terme, en Algérie, est devenu synonyme de traître et de collaborateur. Cependant pour l'historien Mohammed Harbi, ancien membre du FLN, « l'idée selon laquelle les harkis auraient été des traîtres ou des « collabos » devrait être dépassée » car selon lui les affrontements de la guerre d'Algérie et ceux qui ont opposé la résistance française aux collaborateurs ne peuvent pas être assimilés.
La France, en comptant les pieds noirs européens ou juifs, et tous les musulmans loyalistes, aurait dû accueillir sur son sol 2,5 millions de personnes. Elle le fit vaille que vaille pour les premiers et abandonna les autres. Seuls 42 500 harkis purent trouver refuge en France métropolitaine.