Il ne fait pas beau être français ce mercredi matin après le fiasco des Bleus en Afrique du Sud. La presse européenne se délecte des malheurs de cette pauvre équipe de France après son élimination dès le premier tour de la Coupe du monde. Les Italiens ne sont pas les derniers à se payer la bande de Raymond Domenech. «La France repart plus qu'humiliée», titre Il Messaggero, soulignant que la sélection française «rentre à la maison après un Mondial désastreux tant pour le jeu que pour son image». Le Corriere della Sera stigmatise une équipe «à la dérive», et «un fiasco complet qui va peut-être au-delà des prévisions les plus pessimistes.»
Les journaux français ne sont pas plus tendres
La presse britannique n'est pas en reste. «Une vague d'écoeurement a inondé la France» après sa défaite face à l'Afrique du Sud qui a «scellé sa disgrâce comme pire équipe nationale de tous les temps», affirme The Times. Pour l'occasion, certains se mettent même au français dans leur titre. «Sacrebleu (en français) la France vidée de la Coupe du monde», avance The Sun. «La fin» titre, toujours en français, The Guardian qui fait allusion au «déshonneur» de l'équipe de France. Les Allemands s'y mettent aussi. «Adieu, les Blöd!», jouant sur les mots Bleus et «blöd», pour «imbéciles», le quotidien populaire allemand Bild stigmatise le sélectionneur français et ses joueurs.
«Cadavre en putréfaction»
Sans surprise, la presse irlandaise se déchaîne contre des «Français ridicules qui s'écrasent et se consument», (Irish Times) et sur «un Domenech triste qui se lamente sur un rêve brisé», pour The Examiner.
Mais la palme de l’éditorial le plus cinglant revient à nos voisins espagnols. Dans une chronique intitulée «Les morts-vivants s'en vont», le quotidien El Mundo résume bien le destin de cette équipe: «Ils sont arrivés en tant que vice-champions du monde et repartent d'Afrique du Sud sous forme de cadavre en putréfaction à l'intérieur duquel les légistes de CSI et Bones (séries télévisées, ndlr) ne pourraient rien trouver en raison de son état trop avancé de décomposition». Bref, de Londres à Madrid en passant par Dublin cette équipe de France gît définitivement «Six pieds sous terre».