Le journaliste relève que « pour le Dr Vincent Dedes, qui opère à la clinique Ambroise-Paré de Lille, où va être installé mi-novembre, le premier laser femtoseconde (laser à impulsions extrêmement rapides) destiné à la chirurgie de la cataracte, «la qualité de l’incision du sac capsulaire sera parfaitement calibrée grâce au laser, de même que le calcul de l’implant à mettre. La performance du geste devient aussi plus prédictible» ».
« Non pas que les résultats de la chirurgie de la cataracte par la méthode traditionnelle soient aléatoires, bien sûr », précise Damien Mascret, qui note qu’« environ 600 000 personnes se font opérer chaque année en France, avec des résultats tout à fait remarquables et les meilleurs chirurgiens ont des taux de complication d’à peine 0,5% ».
Le Dr Dedes remarque que « simplement le geste est plus sûr, plus reproductible avec le laser ».
Et le Pr Antoine Brézin, chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital CochinHôtel Dieu (APHP, Paris), indique que « le laser permet certes de casser le mur – le cristallin – en morceaux, c’est un progrès, mais il faut encore recourir aux ultrasons pour les pulvériser en sable. Or les ultrasons sont plus agressifs pour les parois environnantes. L’étape ultérieure, et la véritable révolution, sera de parvenir à se passer de des ultrasons et de tout pulvériser grâce au laser ».
Damien Mascret note toutefois que « les atouts du laser dans la chirurgie de la cataracte ont d’ores et déjà un coût pour les patients, puisqu’il nécessite l’usage de consommables évalués entre 300 et 500 € par œil opéré ».