Wrc - Rallye du Mexique
Loeb reste le maître
DPPI
Sébastien Loeb (Citroën WRT) a remporté par K.-O. dimanche le Rallye du Mexique, pour la 5e fois consécutive. En effet, il a poussé son jeune rival et coéquipier, Sébastien Ogier, à la faute. Deuxième, Mikko Hirvonen (Ford WRT) reste N.1 mondial.
Sébastien Loeb (Citroën WRT) ne pouvait espérer meilleure mise au point. Après ses déboires suédois (5e), le septuple champion du monde de 37 ans est sorti grand vainqueur de la 2e manche du championnat du monde au Mexique, qui ouvrait ce week-end une série de sept épreuves sur la terre. En effet, sa DS3 qui n'était dans le coup sur le blanc manteau s'est avérée une arme redoutable sur les hauteurs des environs de Leon. Au total, l'as français a partagé avec son coéquipier Sébastien Ogier et Petter Solberg (Citroën Solberg) vingt des vingt-deux meilleurs temps en épreuve spéciale (ES). Surtout, il a remporté par K.-O. son duel avec son jeune compatriote, leader pour 10.5 sec à l'attaque de la 3e et dernière étape, dimanche. Hiérarchiquement un peu bousculé au sein de l'équipe, il a poussé le Gapençais dans ses derniers retranchements et finalement à la faute. Roue avant arrachée contre un muret, "Guanajuatito" (ES20) s'est achevé prématurément pour l'ambitieux challenger.
"Je ne me suis pas réjouit de le voir (Ogier) sur le bord de la route", a de suite réagi le pilote de la DS3 WRC N.1." Ce n'est pas agréable de se pousser entre équipiers. Mais c'était mon boulot d'attaquer, de le pousser. Je me bas pour le championnat, je dois donc attaquer", a-t-il ajouté.
Le plus fort dans la maîtrise des nerfs, le héros d'Haguenau avait aussi été formidablement secondé par son aiguillon de toujours, Daniel Elena, la veille. Sur la ligne de départ de l'ES15, la boîte de vitesses de la petite bombe de Satory s'était retrouvée bloqué sur le 3e rapport. Le Monégasque, qui connait chaque pièce de la DS3, avait compris qu'une goupille du pare-choc arrière ferait l'affaire pour réparer le levier de vitesse cassé... Après avoir vu le spectre de l'abandon, Loeb s'était lancé cinq minutes plus tard dans la spéciale, avec une pénalité de 50 secondes. Pas décontenancé par la mésaventure, il avait signé le scratch. Rejeté 2e à 24.1 sec d'Ogier, il était rentré samedi soir à Leon avec 10.5 sec de débours. A combler sur 62 kilomètres dimanche. Une poignée de bornes lui aura suffi.
Hirvonen remporte la power stage
"Ce fut un week-end dur, une bagarre terrible", a-t-il commenté sur la ligne d'arrivée. "J'ai attaqué très fort. Nous avons eu des petits problèmes mais ce n'est pas anormal pour une voiture nouvelle. Je suis satisfait car la DS3 est très rapide."
Victorieux pour la 63e fois en Mondial, conforté dans son autorité de multi champion du monde, Sébastien Loeb a devancé à l'arrivée les deux pilotes Ford officiels, Mikko Hirvonen et Jari-Matti Latvala, respectivement de 1 min 38.4 sec et 2 min 23.9 sec. Les Finlandais ont achevé l'épreuve assez perplexes quant aux capacités de leur Fiesta sur la terre. Les Focus qu'ils pilotaient précédemment n'ont certes jamais brillé au Mexique depuis le succès de Marko Märtin en 2004, mais l'altitude - qui induisait une perte de puissance d'environ 25 chevaux - n'explique pas entièrement le déficit constaté par rapport à la machine française. Ils auront au Portugal, prochain rendez-vous du WRC (24-27 mars), une réponse plus précise.
Néanmoins, Hirvonen a bataillé jusqu'au bout pour empocher les trois points de la victoire dans la "power stage" (ES22). Sébastien Loeb et Petter Solberg, au volant de la troisième DS3 engagée (Petter Solberg WRT), se sont classés 2e ex aequo sur cette spéciale primée, ajoutant deux points à leurs totaux au Mondial. Hirvonen, roi de Suède, reste N.1 avec 46 points contre 37 à Loeb et 31 à Latvala.