Les salles d’attente des pédiatres sont de
véritables nids à microbes
Le Figaro remarque en effet que selon des travaux américains parus dans le Pediatric Infectious Disease Journal, « les jouets de ces antichambres peuvent être sources d’infection ».
Le quotidien précise que ces travaux « ont notamment porté sur le picornavirus, à l’origine du simple rhume et de certaines gastro-entérites ».
Les chercheurs « ont prélevé des échantillons sur des jouets avant et après nettoyage par une lingette antiseptique. Or, même après nettoyage, certains virus restent détectables sur 20% des jouets ».
Le Figaro observe que « les médecins rechignent à évoquer cette question de l’hygiène de leurs salles d’attente, la jugeant culpabilisante, et préfèrent insister sur les contaminations dues aux rapports interhumains, principale cause des
échanges viraux ».
Le Dr Gérald Fain, ORL, assistant à la Fondation Rothschild à Paris, réagit :
« Bien sûr que les enfants sont des bouillons de culture. Mais ils contaminent les salles d’attente comme ils le font des crèches.
Il faudrait presque faire une décontamination chirurgicale à chaque passage d’enfant malade, or c’est évidemment impossible ».
Le Dr Jacques Cheymol, pédiatre à Clichy, observe que « la solution serait que les malades portent des masques quand ils se rendent chez leur médecin, mais ce n’est pas dans la culture française ».
Le Figaro ajoute que « du côté des médecins, quelques règles simples pourraient être respectées, comme ne pas surcharger les salles d’attente en période épidémique, recevoir en priorité les malades qui toussent et qui ont de la fièvre ».
« Ou encore aménager des horaires spécifiques pour que ceux qui viennent pour un vaccin ne croisent pas ceux qui souffrent d’une bronchiolite ou d’une angine », poursuit le journal.
Laurent Frichet Médiscoop 22/02/2010