Ouverture du 47ème salon de l'Agriculture
1.045 exposants et quelques 3.500 animaux sont attendus Porte de Versailles, pour ce 47ème salon de l'agriculture.
F2Le salon s'ouvre sur fond de chute des revenus agricoles et d'inquiétudes pour l'avenir de milliers d'exploitants
Cette 47ème édition devrait être marquée par plusieurs mouvements de protestation face aux difficultés croissantes que rencontre le secteur agricole.
Une grogne attisée par l'absence de Nicolas Sarkozy lors de l'inauguration du salon, samedi. Cette année, le Président qui est en week-end en famille au Cap Nègre, ne viendra que pour la clôture.
Il aurait dû venir dès l'ouverture afin de manifester son soutien aux paysans, a estimé le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer. "Cela aurait été un signe de sa volonté de défendre cette profession", a dit le responsable du plus grand syndicat agricole français sur Europe 1. Pour lui, "le président Sarkozy a beaucoup de difficultés avec la campagne, avec le monde paysan".
Ce n'est pas l'avis du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire qui inaugurera le salon, samedi, aux côtés du nouveau commissaire européen à l'Agriculture. Nicolas Sarkozy "est à l'écoute" des agriculteurs et leur apportera des "signes de soutien fort" au Salon a-t-il assuré. "En se réservant pour la fermeture, Nicolas Sarkozy s'est réservé "une possibilité de ramasser tous les débats qui auront eu lieu pendant la semaine, d'être à l'écoute des propositions, des inquiétudes, et de faire un certain nombre de propositions".
Les rendez-vous programmés
Lundi, l'association des producteurs laitiers indépendants et la Coordination rurale organiseront un "forum", tandis que la Confédération paysanne a projeté de se faire entendre mercredi.
Le même jour, M. Lemétayer devrait rencontrer le chef de l'Etat "pour lui faire part de la réalité de la situation" des agriculteurs et ce qu'ils attendent de lui, "notamment sur le plan européen". Il entend également lui demander "à ce que soit complété le plan de soutien" à l'agriculture.
"Le ballon d'oxygène que nous avons obtenu est insuffisant parce qu'il y a de fortes demandes chez les banquiers", a souligné vendredi le président de la FNSEA.
"C'est maintenant que les producteurs ont besoin de trésorerie", a-t-il insisté.
26/02/2010 Info France 3