guérir sans séquelle , le nouveau défi »
Le Figaro note que « Grâce aux progrès thérapeutiques et du dépistage, la grande majorité des cancers du sein peut désormais guérir. Parmi les 52 000 nouveaux cas enregistrés annuellement en France, 84% sont désormais en vie cinq ans après le diagnostic ». Cette « amélioration spectaculaire du pronostic de ces tumeurs a mis en relief le risque de séquelles et d’effets secondaires tardifs des traitements » indique le quotidien. C’est pourquoi, « Hier préoccupés surtout par la guérison de leurs malades, les spécialistes du cancer du sein ont désormais un nouvel objectif : leur offrir la meilleure qualité de vie possible » car « en suivi de routine, les médecins sont de plus en plus souvent confrontés à de multiples symptômes ou pathologies favorisés par les chimiothérapies ou la radiothérapie : prise de poids, troubles cognitifs, problèmes cardio-vasculaires… ».
Le Dr Etienne Brain, oncologue à l’Institut Curie explique que « Même avec des médicaments qui semblent anodins, il existe un besoin de vigilance à long terme, qui doit être intégré dans le suivi. » Le Figaro évoque ensuite « les possibles cancers radio-induits » qui sont « actuellement étudiés de près pour en comprendre les mécanismes et rechercher les facteurs prédictifs ». Le Dr Youlia Kirova, radiothérapeute à Curie précise pour sa part que « les tumeurs secondaires à la radiothérapie, sarcomes ou cancers du poumon, sont toutefois « extrêmement rares ». Le quotidien revenant sur « les gestes chirurgicaux et les traitements médicaux » souligne qu’ils sont « eux aussi de plus en plus ciblés, en fonction des caractéristiques de la tumeur ». Le Figaro indique ensuite que « D’autres molécules bloquant spécifiquement la croissance tumorale ou la formation des vaisseaux qui l’alimentent sont commercialisées ou en cours d’essais ». Quant aux chercheurs, ils « s’intéressent aussi beaucoup à l’environnement de la tumeur » indique le quotidien ,« Ces progrès tous azimuths sur la prise en charge ne doivent pas faire oublier qu’un tiers des cas de cancers du sien pourraient être évité si les femmes mangeaient moins et faisaient d’avantage d’exercice physique, comme l’ont rappelé des chercheurs lors du congrès de Barcelone ».
Laurent Frichet Médiscoop 31/03/2010