L'effet boomerang des régimes
Le Figaro fait savoir que « la reprise de poids la plus forte se produirait avec les régimes pauvres en graisses », selon une étude qui vient de paraître dans le Journal of the American Medical Association.
Les auteurs, des chercheurs de l'hôpital pour enfants de Boston (Etats-Unis), écrivent que « la perte de poids entraîne des adaptations biologiques, notamment une diminution de la dépense énergétique de base et une augmentation de la faim, qui conduisent à une reprise de poids après le régime ».
Le journal indique que « les chercheurs ont soumis 21 jeunes adultes en excès de poids à trois types de régimes : pauvre en graisses (sans frites ni fromages, par exemple), très pauvre en sucres (y compris pâtes et pain qui contiennent des glucides) et régime à index glycémique bas, c'est-à-dire privilégiant les glucides qui ne font pas trop monter le taux de sucres dans le sang : lentilles cuites à l'eau, haricots blancs, boulgour, par exemple ».
Le Figaro retient que « le régime pauvre en graisses est celui qui s'accompagne de l'effet boomerang le plus fort. Il a tellement diminué la dépense énergétique du corps au repos que celui-ci en garde l'habitude. Ainsi, même lorsque le régime est terminé et que l'alimentation n'est plus restreinte en calories, le corps continue de dépenser moins qu'avant, en moyenne environ 205 kcal de moins par jour. Malheureusement, la sensation de faim, elle, n'est pas réduite ».
« A contrario, le régime très pauvre en sucres (exemple protéiné), est celui qui ralentit le moins la consommation énergétique de base de l'organisme: - 138 kcal/j.
Le quotidien précise que « si l'étude est précieuse pour mieux comprendre l'effet boomerang des régimes, on ne peut en conclure qu'un régime très pauvre en sucre est idéal. D'ailleurs, les auteurs signalent avec ce régime des signes de stress hormonal qui peuvent «entraîner de l'adiposité, de la résistance à l'insuline et des maladies cardio-vasculaires». Peu rassurant ».