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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 19:16

 

 

Lettre ouverte aux pharmaciens

 

 

Je vous rappelle que nous avons reçu en janvier 2010 un courrier co-signé du président de la commission paritaire locale des médecins et du président de la commission paritaire locale des pharmaciens à propos des génériques. Ce courrier adressé conjointement aux médecins et aux pharmaciens stipulait que la mention « non substituable » devait être médicalement justifiée avec déclaration au centre de pharmaco vigilance.

 

Donc, je vous saurais gré de bien vouloir cesser de dire aux patients qui ne veulent pas de générique : « - Vous n’avez qu’à demander à votre médecin d’écrire non substituable » alors que vous savez pertinemment qu’il n’y a pas de raison « médicalement justifiée » à ce que l’on rajoute cette mention.

Plutôt que de vous défausser sur les médecins à longueur de journée, vous pourriez avoir le courage d’expliquer vous-même aux patients qu’à défaut d’avoir fait une véritable allergie au médicament générique, il n’a pas d’autre choix, sauf à refuser le tiers payant, que de se voir délivrer le succédané. Il me semble que cette explication est à votre portée et relève de votre compétence. Cela nous évitera les plaintes quotidiennes des patients à qui vous laissez croire que cet ajout manuscrit dépend de notre seul bon vouloir.

Nous assistons actuellement à une partie de billard à trois bandes entre les médecins, les patients et les pharmaciens qui crée un climat délétère au quotidien, aussi serait-il bon que nous tenions le même discours.

 

Dr Louis-Claude Beneyto, Fontenilles (Haute-Garonne)

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 05:39

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COMMUNIQUE UNION GENERALISTE

Jusqu’ou iront-ils ?
Où est notre limite de tolérance ?

 

A propos de l’opération « tiers payant contre générique en Alsace »


Les syndicats de pharmaciens alsaciens ont négocié avec les caisses une application stricte de la pratique dite « tiers payant contre génériques » qui consiste à refuser le tiers payant pour les médicaments pour lesquels le patient refuse le générique.

Lire la communication du syndicat des pharmaciens à ce sujet
http://www.apima.org/img_bronner/INFO_FLASH_generiques.pdf


On notera que les syndicats de pharmaciens ont accepté des contraintes (séparation des ordonnances en 2 flux, un papier et un électronique) pour le moins complexes.
On soulignera aussi que les représentants des médecins n’ont pas donné leur accord en commissions conventionnelles à cette opération.

La FMF (et Union Généraliste, les généralistes de la FMF) n’ont évidemment rien contre une promotion des médicaments les moins chers, mais pense que la logique voudrait que ce point se règle par une politique du prix des médicaments et au minimum sans contraintes supplémentaires sur les prescripteurs.

Que les syndicats de pharmaciens se mettent d’accord pour mettre ainsi la pression sur les patients est leur problème et concerne la relation patient-pharmacien.

Par contre, les médecins sont pris en otage puisqu’il est clairement spécifié qu’il va falloir appliquer strictement la loi qui s’énonce ainsi 

Article R5125-54 du Code de la Santé Publique
La mention expresse par laquelle le prescripteur exclut la possibilité de la substitution prévue au deuxième alinéa de l'article L. 5125-23 est la suivante : "Non substituable". Cette mention est portée de manière manuscrite sur l'ordonnance avant la dénomination de la spécialité prescrite.

Bref, comme cela est rappelé dans la circulaire pharmaciens, quand le médecin est informatisé, la mention "non substituable" en toutes lettres écrite sur l’ordinateur n’est plus valable, la mention ne pas substituer pour toute l’ordonnance n’est plus valable, le NS manuscrit n’est plus valable.

Ce sont des contraintes supplémentaires pour les médecins qui en plus, contrairement aux pharmaciens, n’ont aucune contre partie. Il s'agit évidemment d'application de la loi, mais les caisses nous donneront des leçons quand elles appliqueront elles-mêmes certains textes bien plus importants comme la gestion des médecins traitants conjoints ou délivreront des cartes Vitale dans des délais raisonnables. Par ailleurs, la FMF va agir auprès des députés pour que cesse ce non sens d'une écriture manuelle clairement faite au mépris des prescripteurs.

Que faire en pratique ?

Face au patient qui vous réclame un travail supplémentaire : vous êtes strictement dans la définition du DE (exigence particulière du patient) et vous pouvez l’appliquer.

Vous pouvez aussi la jouer au « plus débile des deux, je gagne » en déléguant au patient le soin d’écrire de sa main « non substituable » devant chaque médicament qu’il ne veut pas voir substituer. Ce n’est pas formellement interdit dans le texte légal.

Source
Union Généraliste Alsace
dr.cbronner@wanadoo.fr

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 13:46

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Carton rouge aux pharmaciens


C’est ce que titre Le Parisien, qui fait savoir qu’« une enquête publiée par l’UFC-Que Choisir dénonce les comportements «alarmants» dans un grand nombre d’officines et demande la fin de leur monopôle ».
Le journal remarque ainsi : « Absence de conseils, prix exagérés… […] Les pharmaciens sont-ils à la hauteur de leurs obligations ? «Non», répond l’UFC-Que choisir, qui a présenté les résultats d’un testing édifiant sur le respect par ces derniers de leur mission de conseil lors de la vente de médicaments accessibles sans ordonnance ».
Le Parisien explique qu’« entre décembre et janvier derniers, les bénévoles de l’UFC se sont rendus dans 648 officines », pour « vérifier les prix, l’affichage des informations et, surtout, tenter d’acheter deux médicaments incompatibles (de l’aspirine Upsa vitamine C et du Rhinureflex), dont la consommation simultanée peut entraîner un risque d’hémorragie intestinale. Leur conclusion est sans appel : seule une officine sur deux est dans les clous ».
Le quotidien précise qu’« à Paris, alors même que la concurrence entre officines fait rage, le défaut de conseils atteint des sommets, avec 64% d’absence de mise en garde spontanée ! Pis, lorsque ledit client tente de «repêcher» le professionnel en lui demandant la posologie, seuls 10% se souviennent tout à coup de leur devoir d’information ».
« Enfin, très peu de pharmaciens ont pensé à demander au client ses antécédents médicaux pour déceler une éventuelle allergie à l’aspirine… », 
continue le journal.
Le Parisien remarque que « fin 2011, l’Agence de sécurité sanitaire avait publié à destination des professionnels de santé, et notamment des pharmaciens, une «alerte» sur le Rhinureflex et ses effets secondaires. Alors que cette sensibilisation était toute fraîche à l’époque du testing, près de 9 pharmaciens sur 10 auprès desquels ce médicament était acheté ont pourtant oublié de le signaler ».
Le journal souligne en outre que « selon les officines, le prix de la même boîte d’aspirine vitamine C varie de 1,30 € à 4,98 € ! », ou encore note que « dans 47% des cas, les prix sont «peu lisibles» voire «absents» ».
Le quotidien relève que « tous ces griefs démontrent que le monopole des pharmacies sur la vente de médicaments «n’est plus justifié», conclut l’UFC ».
Le Figaro économie note également que l’association de consommateurs « polémique avec les pharmaciens » et « dénonce le manque de concurrence. Elle prône un encadré mentionnant les principaux risques d’interactions, directement sur les boîtes de médicaments sans ordonnance, et l’interdiction de la publicité hors du lieu de vente ».
« Et surtout, elle demande leur vente en parapharmacie et en grande surface, sous la surveillance d’un pharmacien diplômé. Le pire des chiffons rouges à agiter pour la profession », 
retient le quotidien.
Philippe Gaertner, président du syndicat de pharmaciens FSPF, réagit : « Je ne sous-estime pas le problème. Sans que cela n’excuse rien, je peux l’expliquer par la routine : le plus souvent, quand on prévient qu’il ne faut pas utiliser ibuprofène et aspirine en même temps, les gens lèvent les yeux au ciel et expliquent qu’ils savent et que la deuxième boîte n’est pas pour eux. Mais il faut répéter sans arrêt à nos salariés que le conseil doit être systématique ».
Les Echos retient pour sa part que « le bilan dressé par l'UFC-Que Choisir est sévère », notant que « la vente en accès libre de plus de 400 médicaments dans les pharmacies, autorisée depuis 2008, est un échec », selon l’association.
Le journal indique que « les prix des produits d'automédication, qui sont libres, ont augmenté beaucoup plus vite que l'inflation ! C'est l'Insee qui le relève : + 5,2% entre 2008 et 2011, alors que, sur la même période, l'inflation n'a été que de 3,75% ». Philippe Gaertner remarque néanmoins que « les prix sont parmi les plus bas d'Europe ».

Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 28-03-2012

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 12:42

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Les pharmaciens seront bientôt rémunérés au mérite

 

Vincent Collen note en effet dans Les Echos que « les syndicats de pharmaciens et l'assurance-maladie finalisent [aujourd’hui] un accord qui va bouleverser la façon dont la profession est rémunérée. A terme, un quart de leurs revenus proviendraient de la réalisation d'objectifs d'efficience et de santé publique ».
Le journaliste rappelle que « la rémunération des pharmaciens dépend aujourd'hui du nombre de boîtes de médicaments qu'ils délivrent, et de leur prix, fixé par l'Etat pour les produits remboursables, qui représentent plus de 80% de leur chiffre d'affaires ».
Vincent Collen remarque cependant que « tous les ans, pour réduire le déficit de l'assurance-maladie, le gouvernement baisse les prix des produits de santé, et les médecins sont incités à prescrire des molécules moins onéreuses. Résultat, la rémunération des pharmaciens, globalement élevée il est vrai, souffre. Leur marge n'a progressé que de 0,2% par an en moyenne depuis 2007 ».
« C'est aussi un problème pour la Sécurité sociale, car ce mode de rémunération n'incite pas à faire baisser une consommation de médicaments déjà très élevée », 
poursuit le journaliste.

Vincent Collen explique donc que selon cet accord à finaliser, les pharmaciens « toucheraient aussi des honoraires pour les actes qu'ils réalisent : le nombre de patients reçus serait pris en compte, ainsi que le nombre de lignes sur chaque ordonnance. Cela permettrait de valoriser le temps passé avec les patients aux pathologies les plus graves ».
Le journaliste indique que « la rémunération tiendrait aussi compte des économies que les pharmaciens permettront à l'assurance-maladie de réaliser : en transmettant les ordonnances sous format électronique par exemple, ou en délivrant plus de médicaments génériques ».
« Enfin, une partie de la rémunération serait liée à des objectifs de santé publique, comme pour les médecins : surveiller que les asthmatiques prennent bien leur traitement, améliorer le suivi des patients sous anticoagulants pour réduire les hospitalisations, etc. », 
ajoute Vincent Collen.

Le journaliste précise qu’« il reste à déterminer quelle part des revenus basculera de la marge sur les médicaments vers ces nouveaux honoraires. […] L'objectif pourrait être fixé à 25% dans 5 ans, avec une première étape autour de 10% dès la première année. La réforme est délicate, car elle ne doit rien coûter à la Sécurité sociale : elle fera donc obligatoirement des gagnants... et des perdants ».
La Croix note de son côté que « les pharmaciens pourraient être payés pour des conseils aux patients ».
Le journal s’interroge ainsi : « Les pharmaciens vont-ils participer au suivi des patients ? La question est au cœur des discussions actuellement menées entre l’assurance-maladie, les syndicats et les complémentaires santé ». Philippe Besset, de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, remarque que « l’idée est de mieux faire reconnaître notre implication dans le parcours de soins ».
La Croix explique notamment que « les pharmaciens pourraient être payés pour des «entretiens pharmaceutiques» qu’ils conduiraient auprès de certains patients atteints de maladies chroniques ».
Michel Chassang, président de la CSMF, déclare quant à lui : « C’est très bien que les pharmaciens jouent un rôle de conseil mais pas question qu’ils fassent des consultations médicales bis »,tandis que Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine, indique : « Notre objectif n’est pas de concurrencer les médecins mais de travailler en bonne intelligence avec eux ».

Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 28-03-2012

 

 


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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 10:15

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Le mode de rémunération des pharmaciens profondément modifié

 

Les pharmaciens pourraient bientôt être rémunérés pour les conseils qu'ils dispensent lors de la délivrance des médicaments et assurer un suivi de certains patients sous forme "d'entretien pharmaceutique", une manière de répondre en partie aux déserts médicaux.

Ce profond changement dans leur mode de rémunération est l'objet de négociations - une réunion a lieu ce mercredi - entre les syndicats de pharmaciens, l'assurance maladie et les complémentaires santé qui doivent s'achever le 28 mars.

La loi HPST (Hôpital, santé, patients, territoire) de 2009 avait officialisé de nouvelles missions pour les pharmaciens. La future convention s'oriente donc vers un nouveau mode de rémunération, prévu dans le budget de la sécu 2012.

"Le pharmacien ne remplace pas le médecin mais peut suivre les patients compliqués, prendre en charge les petites pathologies de rhume, diarrhée. On doit jouer la complémentarité, plus encore lorsque la pharmacie est isolée car c'est un véritable enjeu d'aménagement du territoire", explique Gilles Bonnefond, secrétaire général de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO).

Les 22.000 officines reçoivent actuellement une rémunération au forfait (0,53 centime par boîte de médicament) auquel s'ajoute un pourcentage du prix de vente.

Ce pourcentage est de 26,1% pour les médicaments de moins de 22,90 euros, 10% pour ceux compris entre 22,90 et 150 euros et 6% pour ceux supérieurs à 150 euros.

Mais ce mode de rémunération ne tient pas compte du temps passé avec certains patients aux ordonnances compliquées, des conseils dispensés, des missions de prévention, de dépistage et d'accompagnement assurées par les pharmaciens.

Vers des entretiens de suivi des patients

Il s'agit pour eux d'être "moins dépendants du prix des médicaments et des volumes", souligne M. Bonnefond.

"Sur 28% des ordonnances délivrées, notre rémunération est inférieure à 2,50 euros, ce n'est pas sérieux", dit-il, citant l'exemple de la pilule du lendemain: "Aujourd'hui, nous percevons seulement 1,81 euro pour délivrer la pilule du lendemain à une adolescente, qui nécessite tout un travail d'éducation".

L'idée est de mettre en place des "honoraires de dispensation" pour rémunérer les conseils donnés par le pharmacien, autour d'un euro par ordonnance.

Par ailleurs, le pharmacien pourrait désormais assurer le suivi de patients asthmatiques, diabétiques, prenant des anti-coagulants ou des substituts à la drogue (méthadone, subutex) sous forme "d'entretien pharmaceutique".

Il s'agirait par exemple d'adapter le traitement dans le cadre d'un protocole avec le médecin.

Le pharmacien serait alors payé à l'acte ou percevrait un forfait annuel, par patient.

Une façon de pallier en partie les déserts médicaux puisque les pharmacies sont bien réparties sur le territoire: "il n'y a pas de désert pharmaceutique ni en zone rurale ni en zone sensible", selon l'Ordre national des pharmaciens.

Enfin, les pharmaciens seraient aussi rémunérés sur d'autres objectifs tels que la part de génériques délivrés ou la vaccination anti-grippale.

Mais, prévient M. Bonnefond, cette mutation ne peut pas être "brutale". L'objectif serait que 25% de la rémunération soit constituée par ces nouvelles mesures d'ici cinq ans.

"Si on veut faire une bascule trop forte du mode de rémunération actuel, on risque de condamner certains pharmaciens à la fermeture", selon lui.

Car étant donné la faible marge de manoeuvre de l'assurance maladie, il ne devrait pas y avoir de nouvelle enveloppe et "si ça doit se faire au constant, on est obligé de prendre de l'argent à certains pharmaciens pour le donner à d'autres".

News Yahoo |  Par Céline CASTELLA | AFP | 14-03-2012

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:29

Arrêts maladie: un jour de carence en plus pour tous

Les salariés du privé en auront quatre. Et ceux du public, qui étaient épargnés, en subiront un. "Par souci d'équité", dixit Bercy qui espère économiser 200 millions d'euros par an.

Un quatrième jour de carence va être instauré pour les salariés du privé en arrêt maladie, a annoncé mardi le gouvernement, en escomptant une économie de 200 millions d'euros pour la Sécurité sociale. Actuellement, le délai avant lequel les salariés sont indemnisés par l'assurance maladie est de trois jours, souvent compensés par l'employeur dans les grandes entreprises.

"Par souci d'équité", sera aussi institué "un jour de carence dans les trois fonctions publiques", ont annoncé dans un communiqué commun les ministres du Budget Valérie Pécresse, du Travail Xavier Bertrand et de la Fonction publique François Sauvadet. Un peu plus tôt dans la matinée, le Premier ministre François Fillon avait jugé "raisonnable" devant les députés UMP d'instaurer une journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie.

Si l'instauration d'une quatrième journée dans le secteur privé est une mesure réglementaire, la mesure concernant les fonctionnaires nécessite une disposition législative, précise le communiqué. Selon les ministres, "les indemnités journalières maladie, qui représentent 6,6 milliards d'euros, progressent à un rythme élevé et difficilement justifiable (+3,9% en 2010, après +5,1% en 2009)".

Les ministres font valoir que "le projet de loi de financement initial de la sécurité sociale prévoyait de modifier le taux de remplacement des indemnités journalières (IJ), permettant ainsi une moindre dépense de 220 millions d'euros". Ces deux mesures sont donc destinées à obtenir "une économie équivalente", expliquent Mme Pécresse et MM. Bertrand et Sauvadet. Ils préviennent aussi que "les actions de contrôle des arrêts de travail, de courte et de longue durée, vont se renforcer".

Les syndicats montent au créneau contre la "suspicion"

Plusieurs syndicats se sont insurgés mardi contre la volonté du gouvernement de "punir les malades" et de modifier les délais de carence en cas d'arrêt maladie. La CFDT a accusé le gouvernement d'avoir "choisi le populisme" et estimé qu'il "instrumentalise la fraude et punit les malades" avec son projet de mettre à l'amende les salariés dont l'arrêt maladie serait jugé abusif. Certes pour Véronique Descacq, secrétaire nationale, "il faut punir la fraude". Mais "il est inacceptable de désigner les salariés en arrêt maladie comme responsables des déficits de la Sécurité sociale", et encore plus de "désigner tous les salariés comme des fraudeurs potentiels et d'envisager de les sanctionner tous au travers de la mise en place de jours de carence supplémentaires".

FO a "dénoncé fermement la suspicion à objectif politicien que fait peser le gouvernement sur les salariés en situation d'arrêt maladie". L'organisation de Jean-Claude Mailly a souligné que les "malades ne s'auto-prescrivent pas leurs arrêts maladie" et ne devraient pas être tenus pour "responsables d'une durée d'arrêt qui paraîtrait injustifiée". "Autre mesure qui fait écho, le rallongement du délai de carence dans le privé et l'instauration de celui-ci dans le public", une mesure que FO assimile à "une provocation" faite "une nouvelle fois pour opposer les salariés public/privé" et qui vise à "réaliser des économies sur le dos de tous".

Solidaires accuse également le gouvernement de chercher "à opposer les salariés du public à ceux du privé" mais aussi "de s'attaquer aux salarié-es les plus fragilisé-es pour sauver son fichu +triple A+", par des mesures "injustes qui sont une nouvelle atteinte aux droits sociaux". Le gouvernement "fait injure non seulement aux salariés qui souffrent chaque jour de pratiques managériales insupportables et de stress, liés aux conditions de travail souvent pénibles, mais aussi au corps médical", indique Solidaires en enjoignant les autorités d'agir plutôt contre la fraude fiscale.

L'Expansion.com avec AFP - publié le 15/11/2011

 http://lexpansion.lexpress.fr/economie/arrets-maladie-un-jour-de-carence-en-plus-pour-tous_270639.html#xtor=AL-189

 

L’instauration d’un quatrième jour de carence avant le versement des indemnités d’arrêt maladie ne s’étend pas au régime spécial de l’Alsace-Moselle.

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 07:00

Généralisation de la rémunération à la performance : l’ABC du P4P
 
© S. Toubon/ « le Quotidien » -

Le projet de convention généralise le paiement à la performance (P4P), en fonction de l’atteinte d’objectifs de santé publique, d’organisation du cabinet et d’efficience. Ce P4P « à la française », pour l’instant réservé aux généralistes, a vocation à s’étendre aux autres spécialités. Reposant sur un barème de 1 300 points (7 euros par point), ce système entrera en vigueur au 1er janvier 2012.

Le paiement sur objectifs restera « LA » nouveauté de la convention 2011. Fort du spectaculaire succès du contrat d’amélioration des pratiques individuelles (CAPI, signé par 15 000 généralistes malgré l’hostilité des syndicats), le directeur de la CNAM a pu intégrer cette fois dans la convention, au prix de nombreux aménagements, un dispositif de rémunération à la performance inspiré du modèle britannique. Il entrera en vigueur en 2012 (les premières primes ne seront pas versées avant… 2013).

Le système de P4P « à la française » s’articulera autour d’un barème de 1 300 points. Pour chaque indicateur (29 en tout), le nombre de points fixés correspond à un taux de réalisation de 100 %. Chaque module d’indicateurs est indépendant des autres.

La valeur du point ayant été fixée à 7 euros, la prime annuelle maximale sera de 9 100 euros, un montant augmenté de moitié par rapport au CAPI actuel. Sur ces bases, un médecin généraliste ayant 800 patients et qui réaliserait 100 % de ses objectifs sur tous les indicateurs bénéficierait d’une rémunération à la performance équivalente à 11,40 euros par patient. Néanmoins, les indicateurs « ne seront pas tenus sans efforts », a prévenu le directeur de l’Assurance-maladie, évoquant plutôt une prime moyenne annuelle de l’ordre de 4 500 euros au regard de la pratique actuelle des médecins généralistes. La prime sera majorée pendant les trois premières années de l’installation.

L’organisation du cabinet représentera 400 points au total dont 150 pour la réalisation du volet de synthèse par le médecin traitant du dossier médical informatisé, 50 pour l’utilisation d’un logiciel d’aide à la prescription certifié, 50 pour la réservation de plages horaires sans rendez-vous…

Le suivi des pathologies chroniques (HTA, diabète) « pèsera » pour 250 points : on retrouve des indicateurs sur le nombre de dosages de l’HBA1C, les résultats de ce dosage, la surveillance ophtalmologique, la prévention cardio-vasculaire des patients à haut risque par une statineou par l’aspirine à faible dose ou encore les résultats de la mesure de la pression artérielle.

Troisième « bloc », pour 250 autres points : la prévention et la santé publique. Les items retenus portent par exemple sur la vaccination antigrippale des 65 ans et plus, le dépistage du cancer du sein, la durée de la prescription des benzodiazépines, le dépistage du cancer du col de l’utérus ou l’usage pertinent de l’antibiothérapie.

Enfin, le volet « efficience » équivaut à 400 points. La CNAM y tenait pour « booster » les prescriptions dans le répertoire des génériques (antibiotique, IPPstatinesantihypertenseurs, antidépresseurs) et hiérarchiser certaines prescriptions (ratio IEC/IEC + sartans, par exemple).

Si ce P4P sera de fait réservé dans un premier temps aux médecins généralistes, les parties signataires se sont engagées à l’étendre par avenant à d’autres spécialités en commençant par les cardiologues, lesendocrinologues, les gastro-entérologues et les pédiatres. La révolution est en marche.
› CYRILLE DUPUIS

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lequotidiendumedecin.fr 21/07/2011

 

Les médecins payés à la carotte, les patients seront-ils mieux soignés?

En tout cas, un pourcentage rebelle de patients récalcitrants aux examens complémentaires, à l'observance thérapeutique, et à la vaccination obligatoire (exemple vaccin anti-grippal) persistera.

Faudra t-il également payer les patients pour qu'ils adhèrent au système de santé, élaboré par la Haute Autorité de Soins HAS? 

 

Doc de Haguenau 29 juillet 2011

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 08:00

 

Les remboursements des radiographies vont être limités

 

 
La Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAMTS) a reconnu jeudi que
les remboursements des radiographies du crâne, de l'abdomen et du thorax seraient désormais limités, en application des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). L'assurance maladie a toutefois démenti l'information publiée jeudi par le journal Le Parisien, selon laquelle les radios simples du thorax et de l'abdomen avaient été déclarées non remboursables.

«L'enjeu est de promouvoir les bonnes pratiques médicales et de permettre aux patients d'accéder aux actes d'imagerie les plus appropriés, conformément aux recommandations» de la HAS qui cherche à éviter les irradiations inutiles, a précisé la CNAMTS dans un communiqué.

 

Des problèmes aux urgences?

 

A la suite de ces recommandations émises en 2008 et 2009 l'assurance maladie a pris deux décisions en août et décembre 2010 visant à restreindre le remboursement de ces radiographies. Si les examens par échographie, scanner et IRM sont de plus en plus préférés aux radiographies classiques, l'abandon de cette technique pourrait parfois poser des problèmes dans les services d'urgences des hôpitaux.

C'est pourquoi le directeur de l'assurance maladie «va rencontrer dans les plus brefs délais les représentants des médecins urgentistes afin d'évoquer les questions d'interprétation de ces recommandations sanitaires dans leurs services», selon le communiqué de la CNAMTS.

Interrogé par Le Parisien le médecin urgentiste Patrick Pelloux conteste le bien fondé des déremboursements. «En cas d'occlusion, trouver un scanner qui marche la nuit dans un hôpital c'est très difficile», a-t-il affirmé. «Il faudra alors envoyer par ambulance le patient dans un autre hôpital. Coût du transport: 500 euros au moins. Où est le gain?», s'est-il interrogé, en soulignant qu'une radio est l'acte d'imagerie le moins coûteux et ne revient en moyenne qu'à 45 euros.

2011 AFP 20minutes.fr News Yahoo 03/02/2011
 
La honte, une fois de plus, le ministère de la santé par le biais de la Haute Autorité de Santé préfère augmenter les soins comptables de la sécurité sociale au détriment des soins des assurés.
 Qui sera le responsable en cas d'erreur médicale? la HAS ou le médecin? 
Doc 04/02/2011

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:00

 

Les Français ne veulent pas dépenser plus pour leur santé
 


Le Parisien indique en effet qu’« alors que les assurances et mutuelles risquent d’augmenter leurs tarifs en 2011, un sondage montre que les Français refusent de payer plus cher leur couverture maladie ».
Le quotidien livre ainsi les résultats d’un sondage Viavoice, réalisé pour le Collectif interassociatif sur la santé auprès de « 1 004 personnes représentatives », selon lequel « 35% des usagers sont prêts à résilier leur contrat pour réduire leur facture santé. […] Chez les 25-34 ans, ce taux est même très inquiétant : 48% ! ».
« Un constat inquiétant car l’analyse du PLFSS 2011 a déjà poussé les assureurs et mutuelles à envisager d’augmenter leurs tarifs de 8% l’an prochain », poursuit le journal.

Le Parisien ajoute qu’« en cas de hausse des cotisations, 43% des sondés changeraient pour une complémentaire santé moins chère mais offrant une couverture plus limitée ».
Le quotidien ajoute que « face au coût de la santé, 36% du panel a déjà renoncé à des soins ou les a reportés. Ce taux grimpe à 41% chez les femmes et 49% chez les 25-34 ans ».
Le journal remarque enfin que « malgré toute la pédagogie du gouvernement, seuls 23% considèrent comme prioritaire l’équilibre financier de la Sécu », et indique que

« 74% des sondés estiment que c’est maintenant à l’Etat de prendre «toutes les mesures pour que la sécu rembourse le plus possible les dépenses de santé» ».

Laurent Frichet Médiscoop 12/10/2010

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 07:00

 

Assurance maladie :

 les nouvelles mesures prises par le gouvernement

 

 

Paris, France - Mardi 28 septembre, le gouvernement a présenté ses nouvelles mesures concernant l'Assurance maladie. Celles-ci impliquent entre autres la baisse de certains remboursements.

Plusieurs rumeurs circulaient concernant les mesures prises par le gouvernement. Les choses ont été mises au clair mardi. L'État vient en effet de présenter une série de mesures dont l'objectif principal est de limiter au maximum le budget 2011 de la Sécurité sociale. Le but : faire quelques milliards d'euros d'économie.

Première mesure présentée : la baisse des remboursements concernant les médicaments portant une "vignette bleue". Aujourd'hui, 35% du prix du médicament est remboursé : un taux qui passera à 30% dès 2011. Seconde mesure proposée, le changement de prise en charge concernant les ALD ou Affections longue durée : les individus bénéficiant de la prise en charge à 100% devront désormais s'acquitter du ticket modérateur. Ce dernier devrait d'ailleurs passer de 91 à 120 euros, tandis que certains médicaments verront leur prix baisser.

Et l'AFP de préciser que l'ensemble des mesures présentées laisse espérer au gouvernement une économie de 2,5 milliards d'euros.

maxisciences.com 01/10/2010

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L'humour Est La Meilleure Thérapeutique

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STOP TABAC & ANTI-SMOKING THERAPY

Et si vous arrêtiez de fumer? Ne repoussez pas tout le temps la décision à demain, une fois les complications arrivées, vous vous direz si seulement j'avais arrêté...

http://www.dorffer-patrick.com/article-sevrage-tabagique-j-arrete-de-fumer-mais-c-est-dur-tres-dur-65570244.html

 

The session consists first in a group therapy, and then in individual mesotherapy injections under the skin, with a small needle at both ears.
The mixture injected is purely homeopathic, it causes the disgust of the cigarette, he fought against the urge to smoke, irritability, and against the craving.
One session is required in almost all cases. 

Nicotine withdrawal by homeopathic mesotherapy 

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