Les joueurs de l'équipe de France de football sont restés unis jusqu'au bout malgré les rumeurs de dissension dans le vestiaire des Bleus en Afrique du Sud et le seront encore à l'avenir, a déclaré Patrice Evra.
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Les joueurs de l'équipe de France de football sont restés unis jusqu'au bout malgré les rumeurs de dissension dans le vestiaire des Bleus en Afrique du Sud et le seront encore à l'avenir, a déclaré Patrice Evra.
Le défenseur de Manchester United, capitaine des Bleus pour les deux premiers matches de la Coupe du monde, a jugé que la déroute était avant tout "un fiasco sportif".
Il a en outre réaffirmé que le boycott de l'entraînement au lendemain de l'exclusion de Nicolas Anelka pour des insultes lancées à Raymond Domenech avait été une maladresse.
Mais il a réfuté, comme l'a laissé entendre la presse, que cette décision, contestée par l'encadrement et la Fédération, ait été imposée par quelques leaders à l'ensemble du groupe.
"Que ce soit bien clair, ça a été une décision du groupe (...) Le groupe est resté uni jusqu'au bout", a dit Patrice Evra sur TF1.
"Personne, il n'y en a pas un seul qui voulait descendre du bus" dans lequel les Bleus étaient remontés après avoir salué le public venu assister à cet entraînement avorté, a-t-il ajouté.
Assurant s'exprimer "en totale honnêteté", il a semblé ne pas craindre d'être contredit lorsque "tous les joueurs seront entendus" dans le cadre d'une enquête du ministère des Sports.
"UN GESTE MALADROIT"
Le boycott de l'entraînement a provoqué un tollé dans la classe politique et dans l'opinion après avoir entraîné une altercation entre Evra et le préparateur physique des Bleus, Robert Duverne, et poussé le directeur général délégué de la FFF, Jean-Louis Valentin, à annoncer sa démission.
"C'est un geste maladroit. On a regretté l'impact social que ça a eu pour tout le monde. Après parfois, on est dans de telles conditions qu'on peut faire des erreurs", a plaidé Patrice Evra.
Il a regretté en outre que Raymond Domenech, sans jamais le citer, l'ait empêcher de venir en conférence de presse le lendemain de cet incident pour s'en expliquer.
"Ça a beaucoup fait mal, surtout au groupe, les Français auraient eu besoin d'entendre, de voir nos visages après ce qui s'est passé", a-t-il dit.
Interrogé sur l'avenir de l'équipe de France après cette débâcle sportive doublée d'un chaos sans précédent dans les coulisses, il a appelé les joueurs à "relever la tête" et promis que le futur sélectionneur, Laurent Blanc, trouverait un groupe uni.
"(Il) aura des joueurs unis et soudés pour redorer l'image de l'équipe de France. Après, il n'y a pas de miracle, il faut gagner des matches, des compétitions", a dit le défenseur latéral gauche après un tournoi soldé par deux défaites et un nul.
Evra est néanmoins conscient qu'au sein du groupe comme au niveau fédéral, certains seront sanctionnés.
"Il y aura des conséquences, c'est normal puisque tout le monde a été touché par cet échec sportif", a-t-il dit.
Reuters Grégory Blachier, édité par Clément Dossin News Yahoo 25/06/2010
Le président Nicolas Sarkozy a reçu Thierry Henry à l'Elysée pour faire le point sur la situation de l'équipe de France après la déroute des Bleus au Mondial, qui prend des allures d'affaire d'Etat.
Rien n'a filtré de cet entretien qui s'est déroulé loin des caméras, l'entourage du chef de l'Etat se contentant d'indiquer qu'il n'y aurait "aucun commentaire" sur cette rencontre organisée "à la demande de Thierry Henry".
Selon RTL toutefois, la demande a émané du chef de l'Etat, qui a appelé à une refonte du football français après le parcours désastreux des Bleus en Coupe du monde, où ils n'ont pas passé le premier tour.
Deux jours après leur dernier match, perdu 2-0 contre les Sud-Africains, le retour des Bleus en France a marqué jeudi un nouvel épisode d'un feuilleton qui dure depuis une semaine.
"L'heure est à la souffrance", a dit Patrice Evra, capitaine de l'équipe de France, à un motard d'i>Télé qui suivait la voiture qui le ramenait de l'aéroport .
Après l'atterrissage de l'avion de l'équipe en fin de matinée au Bourget, au nord de Paris, Thierry Henry est monté à bord d'un véhicule envoyé par l'Elysée, précédé de deux motards.
D'après des sources concordantes, l'attaquant du FC Barcelone est entré par une porte donnant sur le jardin présidentiel à l'abri des caméras, loin de la cinquantaine de journalistes qui l'attendaient devant l'entrée principale.
"BIG-BANG"
Des organisations gouvernementales ont regretté de voir leur rendez-vous prévu jeudi matin à l'Elysée déplacé au Quai d'Orsay, accusant la présidence de préférer le football à la préparation du G20 de ce week-end à Toronto.
Ce à quoi l'Elysée a répondu dans un communiqué que ce rendez-vous n'avait pas été déplacé "en raison de l'entretien du président de la République avec M. Thierry Henry, prévu à une autre heure, mais en raison de contraintes liées à la préparation des sommets du G8 et du G20".
L'élimination des Bleus, qui s'est accompagnée d'une crise sans précédent avec l'exclusion de l'attaquant Nicolas Anelka et une fronde des joueurs contre la Fédération française de football (FFF), a pris des allures d'affaire d'Etat.
Mercredi, Nicolas Sarkozy a réuni le Premier ministre, la ministre des Sports, Roselyne Bachelot, et sa secrétaire d'Etat, Rama Yade à l'Elysée.
Le chef de l'Etat a demandé l'organisation d'états généraux du football français en octobre pour tirer les leçons de la piteuse élimination des Bleus au premier tour.
Invitée sur France 2 mercredi soir, Rama Yade, a demandé "un big-bang du foot français", appelant à la "refonte du système fédéral" et invitant "les responsables de la situation à en tirer les conséquences".
La ministre des Sports, Roselyne Bachelot a annoncé jeudi matin sur RTL avoir renoncé à mener un audit sur les Bleus pour laisser place à une commission d'enquête parlementaire.
"Je trouve assez logique que ce soient les représentants des Français qui mènent cette enquête", a-t-elle estimé.
"PETITS MERDEUX"
Deux députés UMP ont demandé mercredi la création d'une commission sur les "graves dysfonctionnements" lors de l'organisation de la Coupe du monde par la FFF.
Une mauvaise idée, selon Jean-Pierre Grand.
Pour le député UMP "villepiniste", "ce n'est pas le rôle du Parlement d'essayer de comprendre pourquoi des garçons qui sont payés plusieurs millions d'euros par an ne courent pas sur un terrain de foot".
"S'ils ont les pieds carrés et s'ils n'ont pas envie de courir ce n'est pas en faisant une commission d'enquête qu'on arrangera les choses, c'est en les virant et en ne les payant plus", a-t-il ajouté dans les couloirs de l'Assemblée.
L'élu UMP Jacques Myard a déposé de son côté une proposition de loi "visant à renforcer le lien à la Nation des sportifs sélectionnés en équipe de France".
Il propose notamment qu'un joueur ne puisse être sélectionné en équipe de France "qu'à la condition d'avoir sa résidence fiscale en France ou dans un Etat de l'UE" et que "tout joueur soit tenu au respect et à la promotion des emblèmes républicains et du principe de laïcité".
Lors de la réunion à huis clos du groupe UMP mardi, plusieurs députés ont stigmatisé les Bleus, les traitant de "racaille", de "voyous", voire de "petits merdeux".
Le secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Fadela Amara, y a pris la parole pour mettre en garde "contre une 'ethnicisation'" de l'affaire.
Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, l'idée présidentielle d'organiser des états généraux du football "frôle l'indécence".
"A la veille d'une manifestation nationale sur les retraites, cette annonce était totalement déplacée", écrit-elle dans un communiqué.
Reuters Elizabeth Pineau News Yahoo Laure Bretton, Sophie Louet et Emile Picy, édité par Yves Clarisse 24/06/2010
La ministre des Sports Roselyne Bachelot a jugé jeudi "inéluctable" le départ de Jean-Pierre Escalettes de la présidence de la Fédération française de football (FFF) après la participation désastreuse des Bleus au Mondial.
La FFF est une instance indépendante dont les organisations dirigeantes sont élues à bulletins secrets par l'Assemblée fédérale, composée des seuls représentants du football amateur.
"Ce retrait, je ne l'ai pas souhaité mais je le crois aujourd'hui inéluctable", a déclaré Roselyne Bachelot sur RTL.
"Dans les circonstances actuelles, je crois que chacun doit tirer les leçons de ce qui s'est passé (...) Les joueurs ne doivent toucher aucune rémunération, prime... ça, c'est fait", a-t-elle rappelé.
"Le sélectionneur, il part et il va être remplacé donc je dirais: ça aussi, c'est fait. Le dernier acteur du désastre, de la bérézina, c'est effectivement la FFF et on ne peut rien demander puisque le président de la fédération relève d'un processus démocratique", a-t-elle expliqué.
Le prochain conseil fédéral de la FFF était prévu le 23 juillet mais la fédération a annoncé dimanche, après le refus des joueurs de s'entraîner, qu'une réunion serait convoquée "immédiatement dès le terme du parcours de l'équipe de France pour tirer toutes les conséquences de la situation de crise ainsi créée".
Les statuts de la Fédération internationale (Fifa) précisent que les associations qui lui sont affiliées doivent "diriger leurs affaires en toute indépendance et veiller à ce qu'aucun tiers ne s'immisce dans leurs affaires" sous peine de sanctions qui peuvent aller jusqu'à l'exclusion des compétitions internationales.
De retour d'Afrique du Sud, les Bleus doivent atterrir en fin de matinée à l'aéroport du Bourget, au nord de Paris.
Nicolas Sarkozy, qui a réclamé une remise à plat du football français, doit recevoir dans la journée Thierry Henry, à la demande du footballeur.
Reuters Laure Bretton News Yahoo 24/06/2010
Fortes perturbations attendues dans les transports
La SNCF prévoit quant à elle 50% des TGV en moyenne , 50% des TER, 25% des trains Corail, 50% de Transiliens aux heures de pointe (www.sncf.com et www.infolignes.com).
En Ile-de-France, la RATP a prévu 6 métros sur 10, soit davantage de perturbations que lors de la précédente journée d'action, le 27 mai. Les bus et les tramways seront légèrement perturbés. Dans le RER, il y aura de 1 train sur 3 à un train sur 2 selon les lignes, avec des interconnexions suspendues (Numéro Vert de la Ratp: 0 800 15 11 11).
Dans les transports urbains, des préavis de grève (Greve reforme Retraites) ont été déposés dans 69 réseaux, soit 50% de plus que le 27 mai. Un ou plusieurs syndicats ont appelé à 24 h de grève à Aix-les-Bains, Alès, Angers, Annecy, Annemasse, Antibes, Aurillac, Avignon, Bayonne, Besançon, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Bourges, Brest, Caen, Cannes, Châlons-en-Champagne, Chambéry, Charleville-Mézières, Le Creusot/Montceau-les-Mines, Clermont-Ferrand, Dieppe, Dijon, Douai, Dunkerque, Evreux, Istres, Laval, Lille, Lorient, Lyon, Marseille, Maubeuge, Mont-de-Marsan, Montélimar, Montluçon, Montpellier, Morlaix, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nîmes, Orléans, Pau, Perpignan, Poitiers, Quimper, La Rochelle, Rennes, Rouen, Royan, Saint-Etienne, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Saintes, Saumur, Strasbourg, Thionville, Toulon, Toulouse, Tours, Valence, Valenciennes, Vannes, Vierzon. Des préavis de moins de quatre heures ont été déposés à Angoulême et Nice, et des préavis de moins d'une heure à Béziers et Cherbourg.
Le trafic aérien devrait être également perturbé: la DGAC a demandé aux compagnies aériennes de réduire leurs vols de 15% au départ d'Orly et Roissy entre 7h et 14h, en raison d'un préavis de grève. Air France prévoit des "retards et quelques annulations supplémentaires".
23/06/2010 Info France 3
LE SALAIRE MENSUEL DES 23 BLEUS POUR LE MONDIAL
Franck Ribéry, qui vient de prolonger
Franck Ribéry, qui vient de prolonger
son contrat avec le Bayern Munich
jusqu’en 2015,
sera le footballeur
français le mieux payé au monde par
son club. L’international tricolore a
négocié un salaire de 833 000 € par
mois, soit l’équivalent de Kaká au Real
Madrid. De son côté, le site spécialisé
Sportune.fr a recensé l’ensemble des
salaires que touchent en club les
23 Bleus sélectionnés par Raymond
Domenech pour le Mondial. Malgré
le grand écart qui peut exister, par
exemple, entre un Franck Ribéry et
un Marc Planus – qui émarge
« seulement » à 85 000 € par mois –,
les Bleus ne sont pas à plaindre. Deux
d’entre eux figurent même dans le top
10 des joueurs les mieux rétribués sur
la planète foot : Ribéry en 5
e position et
Henry au 10
e rang.
JOUEURS CLUBS SALAIRE MENSUEL
1. Franck RIBÉRY
833 000 €
2. Thierry HENRY
666 000 €
3. Nicolas ANELKA
400 000 €
4. Éric ABIDAL
400 000 €
5. Patrice EVRA
400 000 €
6. Yoann GOURCUFF
367 000 €
7. William GALLAS
320 000 €
8. Florent MALOUDA
292 000 €
9. Abou DIABY
292 000 €
10. Gaël GLICHY
292 000 €
11. Sidney GOVOU
267 000 €
12. Jérémy TOULALAN
258 000 €
JOUEURS CLUBS SALAIRE
MENSUEL
13. André-Pierre GIGNAC
242 000 €
14. Alou DIARRA
233 000 €
15. Bacary SAGNA
216 700 €
16. Hugo LLORIS
208 000 €
17. Djibril CISSÉ
208 000 €
18. Anthony RÉVEILLÈRE
208 000 €
19. Steve MANDANDA
192 000 €
20. Mathieu VALBUENA
192 000 €
21. Sébastien SQUILLACI
180 000 €
22. Cédric CARRASSO
166 700 €
23. Marc PLANUS
85 000 €
Il ne fait pas beau être français ce mercredi matin après le fiasco des Bleus en Afrique du Sud. La presse européenne se délecte des malheurs de cette pauvre équipe de France après son élimination dès le premier tour de la Coupe du monde. Les Italiens ne sont pas les derniers à se payer la bande de Raymond Domenech. «La France repart plus qu'humiliée», titre Il Messaggero, soulignant que la sélection française «rentre à la maison après un Mondial désastreux tant pour le jeu que pour son image». Le Corriere della Sera stigmatise une équipe «à la dérive», et «un fiasco complet qui va peut-être au-delà des prévisions les plus pessimistes.»
Les journaux français ne sont pas plus tendres
La presse britannique n'est pas en reste. «Une vague d'écoeurement a inondé la France» après sa défaite face à l'Afrique du Sud qui a «scellé sa disgrâce comme pire équipe nationale de tous les temps», affirme The Times. Pour l'occasion, certains se mettent même au français dans leur titre. «Sacrebleu (en français) la France vidée de la Coupe du monde», avance The Sun. «La fin» titre, toujours en français, The Guardian qui fait allusion au «déshonneur» de l'équipe de France. Les Allemands s'y mettent aussi. «Adieu, les Blöd!», jouant sur les mots Bleus et «blöd», pour «imbéciles», le quotidien populaire allemand Bild stigmatise le sélectionneur français et ses joueurs.
«Cadavre en putréfaction»
Sans surprise, la presse irlandaise se déchaîne contre des «Français ridicules qui s'écrasent et se consument», (Irish Times) et sur «un Domenech triste qui se lamente sur un rêve brisé», pour The Examiner.
Mais la palme de l’éditorial le plus cinglant revient à nos voisins espagnols. Dans une chronique intitulée «Les morts-vivants s'en vont», le quotidien El Mundo résume bien le destin de cette équipe: «Ils sont arrivés en tant que vice-champions du monde et repartent d'Afrique du Sud sous forme de cadavre en putréfaction à l'intérieur duquel les légistes de CSI et Bones (séries télévisées, ndlr) ne pourraient rien trouver en raison de son état trop avancé de décomposition». Bref, de Londres à Madrid en passant par Dublin cette équipe de France gît définitivement «Six pieds sous terre».
L'élimination de l'équipe de France dès le premier tour de la Coupe du monde et les circonstances jamais vues de l'échec des Bleus sont commentés avec ironie et colère mercredi par la presse française.
L'Equipe, dont les révélations sur les insultes de Nicolas Anelka au sélectionneur Raymond Domenech ont fait éclater la crise, annonce "la fin d'un monde".
"Prendre les gens pour des imbéciles peut être un jeu amusant, mais qu'il faut savoir cesser. La provocation est un art subtil et sans doute une forme d'intelligence, sauf lorsqu'elle tachetée de morgue et d'arrogance", écrit le quotidien sportif.
Libération joue l'ironie. "Et encore bravo !", lance le quotidien sur une photo prise à la fin de l'ultime match des Bleus dans le Mondial sud-africain. On y voit Thierry Henry, Franck Ribéry et Sidney Govou regagnant les vestiaires.
"Battus 2-1 par les Sud-Africains, les Bleus sont éliminés du Mondial.
La tragi-comédie est enfin finie", résume à sa Une le quotidien qui poursuit en pages intérieures dans la même veine, détournant le slogan de la Coupe du monde victorieuse de 1998. "Et 1... et 2... et 23 zéros." Vingt-trois comme les 23 joueurs sélectionnés.
"Tchao pantins !", lance Le Progrès qui, au-delà du "flop de fin" de la défaite face à l'Afrique du Sud, juge que les Bleus sont allés jusqu'"au bout de la honte et du ridicule" à l'image de Raymond Domenech refusant de serrer la main du sélectionneur des Bafana Bafana à la fin du match.
"Après le désastre, tout est à reconstruire chez les Bleus", constate Le Figaro qui affiche à sa Une un Raymond Domenech tête enfouie dans les mains, le regard plongé vers le sol.
"Pour l'équipe de France de Raymond Domenech, le Mondial sud-africain s'est achevé hier sur un bilan lamentable. Un seul point récolté, un seul but inscrit en trois rencontres et une crise sans précédent. Le chantier est immense."
Une photo similaire a été choisie par le Midi libre, qui estime que la défaite de Bloemfontein a asséné la "claque de fin".
"LES RÉVOLUTIONNAIRES DU DIMANCHE"
"C'est fini et c'est tant mieux", titre La Provence. "Calamiteux sur le terrain comme en dehors, les Bleus doivent passer à la reconstruction", ajoute le journal qui illustre sa Une par une photo de l'arrière latéral Bacary Sagna à genoux et que semble toiser un joueur sud-africain.
Dans une interview, le sociologue Laurent Mucchielli s'insurge contre "l'obsession raciale" de certains observateurs, citant l'essayiste Alain Finkielkraut qui évoquait dimanche les "clans" et les "divisions ethniques".
"Dans leurs clubs européens, les Bleus sont de grands joueurs au professionnalisme reconnu. Tout d'un coup dans la déconfiture hexagonale, ils sont réduits à leur couleur de peau et à leur milieu social d'appartenance réel ou fantasmé", dit Mucchielli à La Provence.
France Soir attend pour sa part "le grand déballage" et reprend en première page les propos de Patrice Evra, capitaine déchu des Bleus: "Mon coach m'a interdit de parler... Mais la France saura bientôt la vérité."
"Les révolutionnaires du dimanche n'ont pas réussi de coup d'Etat le mardi", écrit de son côté La Croix sur son site internet.
"Sur ce champ de ruines, poursuit le quotidien catholique, le futur sélectionneur, Laurent Blanc, va devoir reconstruire un groupe avec, comme premier objectif, les qualifications pour le championnat d'Europe des nations de 2012. Cela dès le 3 septembre, par la réception de la Biélorussie au Stade de France."
Reuters Henri-Pierre André News Yahoo 23/06/2010
A l'occasion de la Journée nationale du don d'organes, ce 22 juin, un médecin détaille les réticences des Français. Pourquoi ne parvient-on pas à prélever davantage d'organes? D'où viennent les réticences des familles? Le point avec le Dr Alain Atinault, directeur opérationnel du prélèvement au sein de l'Agence de biomédecine.
Dans quelles conditions une équipe médicale est-elle amenée à demander un prélèvement d'organes sur une personne décédée?
Le plus souvent, il s'agit d'une mort extrêmement brutale. Un frère, un mari, un parent est parti travailler le matin et, le soir même, les proches le découvrent en état de mort encéphalique. Ils sont assommés, dans l'orage de l'annonce du décès; au même moment, on leur demande si ce mari, ce frère, ce parent avait exprimé son opposition à tout prélèvement alors qu'il était encore en vie. Ce n'est pas si facile. Ça l'est d'autant moins que le défunt n'a pas l'apparence d'un mort "classique": il est sous respirateur artificiel, son coeur bat, sa peau est rose et chaude. Le premier obstacle au don d'organe, c'est donc de faire prendre conscience à la famille que la personne qu'ils ont devant eux est décédée.
Que prévoit la loi?
Si la personne décédée n'est pas inscrite dans le registre national de refus, l'équipe médicale doit s'efforcer de recueillir l'avis de la famille. Lorsqu'on interroge les gens dans la rue, 85% d'entre eux disent "si je meurs, je veux bien donner mes organes". En pratique, malheureusement, nous essuyons 30% de refus de la part des proches.
Comment faire baisser de façon significative ces refus?
En appelant les Français à exprimer leur opinion sur ces questions de leur vivant, et devant des témoins. Je sais bien que parler de sa mort à des proches n'a rien d'évident, surtout quand toute la famille est réunie pour un mariage ou un banquet... Le moment est toujours délicat; à chacun de choisir celui qui lui semble être le plus approprié.
News Yahoo LEXPRESS.fr 22/06/2010
Dites vous que qu'une partie de l'être cher pourra continuer de vivre
chez une autre personne à qui vous pouvez sauver la vie.
Doc
Foot - Bleus - Le n°3 de la FFF raconte
Le n°3 de la FFF, Henry Monteil, a raconté ce qu'il avait vécu ces derniers jours à Knysna. (EQ)
Dans un entretien à La Charente Libre, le secrétaire général de la Fédération française de football, raconte ce qu'il a vécu à Knysna de l'intérieur du groupe des Bleus.
«Le président Jean-Pierre Escalettes a été au courant vendredi de ce qu'avait dit Nicolas Anelka. Il ne pensait pas que cela sortirait. (...) On s'est réuni avec Raymond Domenech et les membres du comité fédéral.
On a demandé à Anelka de s'excuser.
Son avocat a refusé des excuses publiques parce que le joueur voulait s'en prendre à L'Equipe. Alors il était normal qu'une décision soit prise. Avec l'impact médiatique, on ne pouvait pas faire autrement que de l'exclure.»
«J'étais juste à côté du bus dans lequel les joueurs se sont enfermés. Jean-Pierre Escalettes et Raymond Domenech sont allés parlementer. Mais il n'y avait rien à faire. Des joueurs n'arrêtaient pas de frapper sur les vitres en hurlant au chauffeur de démarrer. C'était fou.» Il explique aussi que Bruno Martini (entraîneur des gardiens) et Robert Duverne (préparateur physique) sont en larmes derrière un camion.
«Cette lettre, je l'ai lue. Je pense que ce ne sont pas les joueurs qui l'ont écrite. C'était tapé à l'ordinateur et il n'y avait aucune faute d'orthographe. C'était prémédité. (...) Domenech et le staff sont rentrés en voiture, les joueurs seuls dans le bus.»
«Des joueurs sont allés voir Domenech dans sa chambre (NDLR : après l'annulation de l'entraînement de dimanche). Ils pleuraient. Ils disaient regretter ce qui se passe. (...) C'était des jeunes. Je ne peux pas vous donner de noms.
De toute façon les trois ou quatre leaders (NDLR : de cette fronde) sont des joueurs sur le déclin, qui ne joueront plus jamais de Coupe du monde. Qui sont-ils ? Je ne sais pas... Gallas, Abidal, peut-être Henry qui est ami avec Anelka.»
MSN Sports
Le football français affronte un "désastre moral", les Bleus ont terni l'image de la France et ils doivent désormais jouer avec leur coeur mardi pour tenter de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde, a déclaré lundi Roselyne Bachelot.
La ministre des Sports a rencontré les joueurs de l'équipe de France au lendemain de leur refus de s'entraîner pour protester contre l'exclusion de Nicolas Anelka. L'attaquant a été renvoyé pour avoir insulté Raymond Domenech, le sélectionneur.
"J'ai indiqué au cours d'une réunion de travail puis d'une prise de parole devant les joueurs que le football français affrontait un désastre moral", a-t-elle déclaré.
"La réalité de la situation, il faut l'affronter de face, ce n'est pas seulement un mauvais moment à passer, rien ne sera plus jamais comme avant", a poursuivi Roselyne Bachelot.
"J'ai dit aux joueurs (que) ce sont vos gosses, nos enfants pour qui peut-être vous ne serez plus des héros, (...) que c'est l'image de la France que vous avez ternie."
Elle a assuré avoir vu des larmes dans les yeux des joueurs, qu'elle a invités à "tout donner" pour battre l'Afrique du Sud et tenter d'éviter une élimination dès le premier tour.
Soulignant que la Fédération française de football était seule responsable de la situation à la Coupe du monde, la ministre des Sports a annoncé sans les détailler des pistes de réforme pour le football français.
Roselyne Bachelot va tenter de rénover la gouvernance de la FFF, elle recevra le futur sélectionneur, lancera un audit externe de "tout ce qui s'est passé pendant cette Coupe du monde" et imposera aux joueurs de signer avant chaque grande compétition la charte de déontologie qui a été "foulée aux pieds" depuis 2008.
"Si un joueur ne veut pas s'y conformer, il ne doit pas être sélectionné", a-t-elle dit au sujet de cette charte.
Reuters Bertrand Boucey, édité par Tangi Salaün News Yahoo 21/06/2010
Et si vous arrêtiez de fumer? Ne repoussez pas tout le temps la décision à demain, une fois les complications arrivées, vous vous direz si seulement j'avais arrêté...
The session consists first in a group therapy, and then in individual mesotherapy injections under the skin, with a small needle at both ears.
The mixture injected is purely homeopathic, it causes the disgust of the cigarette, he fought against the urge to smoke, irritability, and against the craving.
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