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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 19:52

 

Recul du gouvernement sur la taxe carbone 

Le gouvernement a renvoyé mardi l'instauration d'une taxe carbone en France à un hypothétique accord sur un tel dispositif à l'échelle européenne, provoquant des remous jusqu'au sein de l'exécutif.

 
FRANÇOIS FILLON ESTIME QUE LA TAXE CARBONE DOIT SE FAIRE AU NIVEAU EUROPÉEN

Ce recul, amorcé par Nicolas Sarkozy, a été confirmé par le Premier ministre
François Fillon lors de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée, la première depuis la lourde défaite de la droite aux élections régionales des 14 et 21 mars.

Pour nombre de députés UMP qui dénonçaient cet impôt impopulaire, le chef du gouvernement a signé l'arrêt de mort de la taxe, censurée fin 2009 par le Conseil constitutionnel, mais Matignon dément qu'il s'agisse d'un abandon.

"François Fillon réaffirme que le gouvernement mettra en oeuvre la taxe carbone, qui constitue un engagement du Grenelle de l'environnement", lit-on dans un communiqué.

"Le Premier ministre a déclaré : 'il faut que toutes les décisions prises en matière de développement durable soient analysées à l'aune de notre compétitivité. Cela vaut pour la taxe carbone. Nous voulons que les décisions soient prises en commun avec les autres pays européens'", poursuit le texte.

François Fillon ajoute que le gouvernement va demander à la Commission européenne "d'accélérer la mise au point d'une proposition en vue d'une harmonisation des dispositifs de fiscalité écologique dans l'Union européenne".

Mais la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno a spectaculairement rompu avec la solidarité gouvernementale en y voyant bien un recul du gouvernement.

"Je suis désespérée de ce recul, désespérée que ce soit l'écolo-scepticisme qui l'emporte", a-t-elle déclaré, citée par son entourage.

Dans une interview au Figaro Magazine du 12 mars, Nicolas Sarkozy avait posé implicitement un préalable à la taxe carbone en liant sa mise en oeuvre à la création d'une taxe aux frontières de l'Europe.

"DU PLOMB DANS L'AILE"

Il éludait en outre la question du calendrier, alors qu'il se prononçait jusqu'ici pour l'entrée en vigueur de la taxe nouvelle manière au 1er juillet.

Si l'on en croit des diplomates à Bruxelles, l'hypothèse d'une taxe européenne n'est pas à l'ordre du jour.

Pour Jean-François Copé, la position de l'exécutif français ne fait plus de doute : c'est un report pur et simple de la réforme, présentée pourtant comme la mesure-phare du budget 2010.

"A partir du moment où ça ne peut se faire que par un accord européen, s'il y a un accord européen avant le 1er juillet, ça veut dire qu'il y a une taxe le 1er juillet, s'il n'y a pas d'accord européen avant le 1er juillet, eh bien ça se fait plus tard", a dit le président du groupe UMP à l'Assemblée lors de son point de presse hebdomadaire.

A la question de savoir si la taxe était enterrée, il a répondu : "N'allez pas plus vite que la musique!"

Le député UMP François Goulard, lui, n'a pas fait dans la nuance. "La taxe est morte!", a dit l'élu "villepiniste" du Morbihan.

Pour Marie-Anne Montchamp, autre député "villepiniste" du Val-de-Marne, "elle a du plomb dans l'aile".

PRESSIONS DE LA MAJORITÉ

Nombre d'élus de la majorité, qui plaidaient pour l'abandon de la taxe carbone avant même la déroute des régionales, ont accentué la pression sur l'exécutif depuis le scrutin. La taxe sur les émissions de CO2 était notamment très décriée dans le monde rural, vivier électoral traditionnel de la droite.

La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) avait évalué en décembre dernier le coût annuel de la taxe pour l'agriculture française à 160 millions d'euros, sur une base de 17 euros la tonne de CO2.

Si le patronat français a salué la décision annoncée mardi, l'opposition de gauche et les associations écologistes ont dénoncé ce qu'ils voient comme un recul.

Si l'on s'en tient au schéma initial, la taxe concernerait aussi bien les agriculteurs, que les entreprises ou les particuliers et ferait mécaniquement augmenter les prix des carburants.

Un système de compensation sous forme de crédits d'impôts était prévu pour les particuliers, tandis que les transporteurs routiers, les agriculteurs et les pêcheurs devaient continuer à être partiellement exonérés.

La France s'est engagée à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012 par rapport à 1990 dans le cadre du protocole de Kyoto et les industries les plus fortement émettrices, responsables d'un quart des émissions sont soumises au système de quotas européen.

Si la taxe carbone n'était pas instaurée, il n'y aurait donc pas en France d'instrument économique pour agir sur trois-quarts des émissions de CO2.

Reuters - Sophie Louet, Emile Picy, Emmanuel Jarry, Mathilde Cru, édité par Yves Clarisse News yahoo 23/03/2010

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 10:00

 

Un « manifeste pour la médecine générale » 

L’Humanité remarque que « la température grimpe chez les généralistes ». Le journal indique qu’
« après leur grève nationale, le 11 mars, ils prolongent la contestation avec une pétition pour «sauver la médecine générale» ».
Le quotidien note que
« 900 praticiens ont signé depuis janvier pour mûrir un projet d’accès aux soins plus équitable et l’exercice d’une médecine humaine ».

http://sauvons-la-medecine-generale.org/

L’Humanité cite notamment le Dr Patrick Dubreil, du Syndicat des médecins généralistes, qui déclare :
« Nous sommes noyés sous la paperasse de la Sécu, embourbés dans les démarches administratives, alors que notre métier est de soigner, d’écouter ».
Le journal note que
« les docteurs appréhendent la mise en place de la loi hôpital, patients, santé, territoire. […] Avec les premiers décrets d’application,
 les médecins ont peur d’être cantonnés au rôle de gratte-papier,
prescripteur à la chaîne
».
L’Humanité rappelle que
« pourtant, cette loi promettait des avancées. Les praticiens seront organisés en union régionale des professionnels de santé d’ici juin ».
Le Dr Dubreil remarque : « Je n’ai rien contre cette loi à la base. Mais cela reste flou. Les différents métiers risquent d’être cloisonnés, ça ne va pas faciliter la discussion ».

Laurent Frichet Médiscoop 18/03/2010

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 05:40

 

Bio-express des nouveaux ministres

François Baroin, porte-parole de l'UMP

François Baroin, porte-parole de l'UMP

France 3
François Baroin, François Daubresse et Georges Tron sont les nouveaux arrivants au gouvernement

Francois Baroin, reconnu comme un des derniers défenseurs de l'héritage chiraquien, détient le label de "chiraquien sarko-compatible".

Georges Tron est l'un des plus fidèles partisans de Dominique de Villepin. Centriste de l'UMP, François Daubresse est secrétaire général adjoint du parti de la majorité.


François Baroin critique de la politique de Sarkozy
François Baroin,
nommé ministre du Budget, entre au gouvernement après des mois de critiques sur la stratégie de Nicolas Sarkozy. Entre les deux tours, il a réclamé l'arrêt de la politique d'ouverture à gauche, estimant qu'elle était en partie responsable de l'hémorragie des voix de l'UMP. 

 

Cet avocat et ancien journaliste, dont la figure juvénile et les lunettes -désormais remisées- lui a valu le surnom de "Harry Potter" a toujours entretenu de bonnes relations avec Nicolas Sarkozy. 

En l'intégrant au gouvernement, Nicolas Sarkozy admet l'à-propos de ses critiques sur l'ouverture, le débat sur l'identité nationale ou les réformes. "Nous sommes très nombreux à considérer que trop c'est trop", disait-il fin 2009.

Lui qui disait craindre en novembre dernier "la dégradation de la signature française" sur les marchés financiers et prônait "un coup de frein considérable" sur les dépenses et "l'augmentation de la fiscalité", poura agir en étant au budget.

Un protégé de Jacques Chirac
Né le 21 juin 1965 à Paris, François Baroin a été en quelque sorte "adopté" par l'ancien président Jacques Chirac après la mort accidentelle, en février 1987, de son père, Michel.

Ce dernier, haut fonctionnaire, PDG de la Garantie mutuelle des fonctionnaires (GMF) et de la FNAC et qui fut un moment grand maître de la principale obédience maçonnique française, le Grand Orient, était un ami personnel de Jacques Chirac.

Titulaire d'un DEA en géopolitique et d'un DESS de défense et de sciences de l'information, François Baroin est élu en 1989 conseiller municipal RPR de Nogent-sur-Marne (Aube) alors qu'il est journaliste politique à Europe1. 

Jacques Chirac veille sur sa carrière politique, fulgurante. En 1993, il est élu député de la troisième circonscription de l'Aube et devient le benjamin de cette nouvelle législature. Il a toujours été réélu depuis. Il est maire de Troyes depuis 1995.

Porte-parole du gouvernement d'Alain Juppé après l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République en mai 1995, il devient en 2002 membre du comité d'orientation de la campagne pour l'élection présidntielle et un des membres fondateurs de l'UMP.

La même année, il est réélu député de l'Aube. Il est élu vice-président de l'Assemblée nationale jusqu'à sa nomination en juin 2005 au poste de ministre de l'Outre-mer dans le gouvernement d'un autre chiraquien, Dominique de Villepin.

En 2007, il passe deux mois au ministère de l'Intérieur, succédant à Nicolas Sarkozy qui mène la campagne présidentielle. Il "garde le cap sur une position de fermeté", sur les sans-papiers scolarisés en France et la sécurité.

Père de trois enfants, divorcé, François Baroin a alimenté récemment les colonnes de la presse "people", qui a révélé ses liaisons avec la journaliste Marie Drucker puis l'actrice Michèle Laroque. Il ne cache pas son ambition présidentielle.

Georges Tron, villepiniste et homme d'initiatives

Ex-balladurien, proche de Dominique de Villepin, Georges Tron, nommé secrétaire d'Etat à la Fonction publique, rêvait depuis longtemps d'un maroquain.


Georges Tron était l'un des piliers du conseil  d'administration du Club Villepin, qui regroupe depuis fin 2009 une quinzaine de parlementaires UMP autour de l'ex-Premier ministre.

 

Cette entrée au gouvernement apparaît éminemment tactique de la part de Nicolas Sarkozy à trois jours d'une conférence de presse de son ennemi déclaré, Dominique de Villepin, qui prévoit d'annoncer jeudi la création d'un mouvement politique.

Né le 1er août 1957 à Neuilly-sur-Seine, la ville dont Nicolas Sarkozy a été maire, M. Tron a commencé sa carrière politique dans l'équipe d'Edouard Balladur, dont il a été conseiller parlementaire au ministère de l'Economie  (1986-88), puis chef de cabinet de 1988 à 1993.

Elu jeune député à 35 ans lors de la "vague bleue" de 1993, M. Tron devient conseiller officieux de son mentor à Matignon. Durant toute la 2e cohabitation,  il disposera d'un bureau au 57, rue de Varenne.

Réélu à l'Assemblée en 1997, 2002 et 2007, il est depuis 1995 maire de Draveil dans l'Essonne. Là, il a lancé un débat lors de la révolte des banlieues de novembre 2005 en annonçant la suspension "immédiate" dans sa commune des aides sociales  municipales aux familles des fauteurs de troubles condamnés par la justice.

En 2005, M. Tron est aussi le député qui a suggéré dans un rapport le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, que met en pratique aujourd'hui le gouvernement.

Avec le temps, il se rapproche de Villepin, ex-secrétaire général de Jacques Chirac à l'Elysée. Il ne se rangera qu'en mars 2007 à la candidature de Nicolas Sarkozy, moins de deux mois avant le premier tour.

Il a vu "une grande victoire" dans la relaxe dont a bénéficié en janvier l'ancien Premier ministre dans le procès des faux listings bancaires de la société Clearstream. M.Tron préside depuis 2002 le groupe d'amitié France-Mexique de l'Assemblée.

Marc-Philippe Daubresse, un centriste de l'UMP

Agé de 56 ans, il a déja été membre du gouvernement, chargé du logement sous Jean-Pierre Raffarin et représente la sensibilité centriste de l'UMP. A ces postes ministériels en 2004-2005, il avait énergiquement défendu auprès de Bercy les avantages fiscaux liés aux achats de logements neufs.  

En juin dernier, il avait été très déçu de s'être vu préférer un jeune  espoir de l'UMP, Benoist Apparu, pour succéder à Christine Boutin au ministère du Logement.

Secrétaire général adjoint de l'UMP, sa carrière politique s'est déroulée exclusivement dans son département du Nord où il était député-maire (UMP) de Lambersart, une banlieue huppée de Lille, après avoir été un des principaux dirigeants centristes dans cette région.

Né en 1953, M.Daubresse est ingénieur diplômé de l'Ecole centrale de Lille et diplômé de troisième cycle de gestion de l'Institut d'administration des entreprises.

 

Il commence sa carrière auprès de Norbert Ségard comme chargé de mission à  son cabinet au secrétariat d'Etat aux Postes et Télécommunications (1977-1980).

 

Adjoint au maire Lambersart en 1983, il devient premier magistrat de la ville de 1988 à 2004, puis à partir de 2005. Il est  parallèlement vice-président de la Communauté urbaine de Lille (1989 à 2001),  puis de Lille Métropole (2001-2008).

Ancien conseiller régional (UDF) du Nord-Pas-de-Calais (1986-1992), M. Daubresse est député (UDF) du Nord (1992-2004), puis à nouveau à partir de 2005, à la faveur d'une partielle, avant d'être réélu (UMP) en 2007.

 Marc-Philippe Daubresse   est membre du bureau politique de l'UMP depuis 2002, délégué général chargé du  dialogue social depuis 2008, après avoir été chargé des fédérations (2002-2004),  puis du travail et de l'emploi (2005-2007).

Il est père de trois enfants.

22/03/2010 Info France 3


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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 20:32

Email reçu: ce n'est un hoax, il existe dans l'annuaire

Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

 

Docteur Christian SADEK

Médecin généraliste

Les Prades

46250 CAZALS

Monsieur Nicolas SARKOZY

Président de la République Française

Cazals, le 08 Mars 2010

Monsieur le Président de la République

Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous

adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n’est pas pour y suspendre Monsieur

Dominique de VILLEPIN et n’a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées

anonymement.

Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet.

En temps que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France « d’en

bas », des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés

salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins.

Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de

nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d’impôts et s’en sortent

beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H / jour, et bien mieux que de

nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois

sont obligés de fréquenter les Restos du Coeur pour nourrir leurs enfants. Et que dire de nos

retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c’est

une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte

lentement mais sûrement et un jour cela va éclater…

Je pense que c’est comme le « big one » sur la faille de San Andréa : on sait que cela va

arriver mais on ne connaît pas la date.

C’est ce que je perçois sur le canton de Cazals et aussi ce que je pressens dans les autres

cantons de France.

Il serait dommage que notre Pays qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à

l’incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d’une troisième révolution qui

achèverait de le ruiner.

Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait

Marie-Antoinette qui l’aurait prononcée « Ils n’ont plus de pain alors qu’ils mangent de la

brioche ». L’ENA n’existait pas mais déjà nous avions déjà une énarque qui ignorait comment

se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain.

C’est peut être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours

qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feux aux

poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée.

Nous sommes en présence d’un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses

citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les

voyous : auriez-vous peur des voyous Monsieur le Président ?

Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu’ils en ont assez

que 1789 ne serve à rien et qu’ils ne soient bons qu’à payer des impôts.

Je pense, en tant que médecin, que la révolution c’est comme le vaccin : de temps en temps il

faut des rappels. Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré.

Après le dépistage des délinquants à l’âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus

pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric, qu’allez vous nous pondre : le

rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n’en sois pas la première victime !

Vous êtes en train de nous faire une France à l’Américaine. Mais pas celle d’Obama ! Celle

de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l’industrie et de l’armement. Votre idole

était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L’Europe géographique avait un pays à la botte

des américains (l’Angleterre), maintenant elle en a deux.

Lors de l’invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de

l’armement et accessoirement G.W. Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure

initiative de ses mandats : ne pas y aller. S’il n’en avait pas été ainsi, je pense que notre pays,

qui compte 1/6 de musulmans explosait de l’intérieur. En médecine il y a un dicton qui dit

« primum no nocere » - d’abord ne pas nuire- et il a su l’appliquer.

Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez

l’esprit d’un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le

Petit (dixit Victor Hugo).

Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut être voulu)

d’incompétents notoires qui n’ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R.

Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la « grosse » épidémie de grippe A.

Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n’avait rien à voir avec le H5 N1,

auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut être résolu le problème de

chômage en créant un maximum d’emplois…..dans les funérariums. Il y a un proverbe qui dit

« au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » : je crains que vous l’ayez fait vôtre. Mais

au fait, cette épidémie de grippe, n’était-ce pas une diversion, pour faire parler d’autre chose

que de la crise ce qui aurait risqué d’échauffer les esprits ?

En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m’inspire un peu de vous - après

tout c’est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher - Je fais seulement de la

prévention.

Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus

grand de la France « d’en bas », comme avait dit Jean Pierre Raffarin, vous conduise à vous y

trouvé suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert

Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu’elle a connu sous la Terreur. Je vous

rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n’ont pas voté pour vous

et que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l’anéantir.

Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes en

train de créer un système de santé à l’américaine, c’est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors

que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l’accès aux soins à tous les

Américains qui en étaient exclus.

Vous êtes en train d’anéantir l’enseignement qui est le type même d’investissement à long

terme où l’on dépense aujourd’hui de l’argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui

feront l’élite intellectuelle de demain.

Les pays nordiques comme la Finlande l’ont bien compris.

Avec la suppression du juge d’instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du

pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l’est pas déjà.

A l’allure où vous allez, la France sera le premier pays sous développé d’Europe : plus

d’université, plus d’hôpitaux, plus d’industries, plus de services publics, plus d’agriculture….

… une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus.

Attention ! Les Gaulois à l’image d’Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance …..

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 20:05


Darcos évincé, arrivée de Baroin


 


L'Elysée a annoncé lundi soir le remaniement ministériel, qui comprend le départ du ministre du Travail Xavier Darcos

Lourdement battu aux élections régionales en Aquitaine dimanche, Xavier Darcos devait conduire la réforme majeure du quinquennat de Nicolas Sarkozy, celle des retraites.

Il est remplacé par le ministre du Budget, Eric Woerth, dont le portefeuille actuel est confié au député UMP François Baroin, proche de l'ex-président Jacques Chirac.


Le Haut commissaire à la Jeunesse et aux Solidarités actives Martin Hirsch est également partant. Il est nommé président de l'Agence du service civique. Il est remplacé par le député UMP Marc-Philippe Daubresse.

Enfin, le député villepiniste de l'Essonne Georges Tron est nommé secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique.

Il s'agit donc d'un remaniement à minima. Le président Nicolas Sarkozy fera une déclaration mercredi à l'issue du Conseil des ministres, a indiqué l'Elysée.

Le chef de l'Etat s'exprimera après le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement de François Fillon, le 6ème depuis son arrivée à Matignon,  en mai 2007.

Plusieurs chiraco-villepinistes font désomais partie du gouvernement: outre Bruno Le Maire, qui reste ministre de l'Agriculture, François Baroin a été nommé ministre du Budget et Georges Tron, député de l'Essonne, secrétaire d'Etat à la  Fonction publique.

Au lendemain de la défaite de la droite aux régionales, les rumeurs sur "le remaniement technique" ont été bon train lundi, d'autant que les discussions entamées dès 9h00, se sont poursuivies toute la journée à l'Elysée.

22/03/2010 Info France 3

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 19:18

 

Grève mardi dans la fonction publique

Les écoles maternelles et élémentaires seront particulièrement touchées mardi par la grève dans la fonction publique

La plupart des syndicats appellent les salariés à manifester et à débrayer mardi pour exprimer leur mécontentement de la situation sociale, deux jours après la cinglante défaite de la majorité aux élections régionales.

Selon le syndicat SNUipp-FSU, majoritaire, 52% des enseignants des écoles maternelles et élémentaires seront en grève mardi.


Annoncée au soir du sommet social du 15 février à l'Elysée, cette journée d'action interprofessionnelle, la première depuis le 6 octobre, constituera aussi - mais pour certains syndicats seulement - un premier tour de chauffe de la mobilisation pour la défense des retraites, alors que François Fillon a confirmé dimanche que cette réforme demeurait à l'ordre du jour.

Grève dans l'Education
Dans l'Education nationale, de nombreux établissements scolaires devraient être perturbés voire fermés mardi, notamment des écoles maternelles et élémentaires. Les enseignants grévistes protestent contre les suppressions de postes dans  l'Education nationale et certaines réformes comme celle de la formation des enseignants.

Le SNUIpp-FSU,  principal syndicat des écoles, prévoit 52% d'enseignants grévistes dans le primaire, dont "au moins 65%" à Paris.

En vertu de la loi, un service minimum d'accueil doit être organisé à partir de 25% de grévistes par école, mais ce système connait toujours des ratés. Les parents sont donc invités à se renseigner  auprès de l'établissement de leur enfant.

Les autres secteurs touchés
D'autres secteurs seront également touchés par la grève: les transports,les services des Impôts et du Trésorles services judiciaires qui entendent dénoncer "la déterioration des conditions de travail liées au manque d'effectifs" et l'augmentation de la charge de travail.

A La Poste, quatre syndicats appellent à la grève pour dénoncer "les profondes restructurations dans tous les métiers", "les suppressions d'emplois" et "l'augmentation du stress" et à France Telecom quatre syndicats appellent à la grève.

 Enfin, la Confédération paysanne, FO-Energie, l'union confédérale des retraités CGT, la section des retraités FSU, la CGT de Rhodia et celle de Vinci appellent également à la mobilisation.

Les syndicats en ordre dispersés
Les syndicats abordent toutefois ce rendez-vous revendicatif en ordre dispersé. CGT, CFDT, FSU, Solidaires (syndicats Sud et autres et l'Unsa autonome) feront cause commune, mais leurs priorités ne sont pas les mêmes.

Pour la CFDT et l'Unsa, les priorités sont l'emploi et le pouvoir d'achat, et non pas les retraites.

Force ouvrière (FO) a appelé séparément à l'action, autour d'un seul mot d'ordre: les retraites.

La CFTC et la CFE-CGC ont préféré se tenir à l'écart de ce rendez-vous qualifié par la seconde de "fourre-tout"

A l'issue du sommet social du 15 février, les syndicats étaient sortis de l'Elysée déçus que Nicolas Sarkozy se fût "limité à annoncer une série de rendez-vous", fin mars et le mois prochain, sur l'emploi, la situation des fonctionnaires et les retraites.

Ils entendent tirer avantage de l'échec subi dimanche par la majorité au pouvoir, l UMP. "C'est bien d'autres orientations dans les domaines économiques et sociaux qui doivent être à l'ordre du jour le plus rapidement possible dans la conduite des entreprises comme dans celle du pays", affirme la CGT.

Un discours avec lequel Jean-Claude Mailly (FO) prend ses distances: "Je ne crois pas aux formules de troisième tour social", dit-il.

22/03/2010 Info France 3

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 18:35




 

Nouveau guide du permis à points

Retrait de points

 

Petit excès

1 point et  68 euros ou 135 euros moins de 20 km/h.

Gros excès

3 points et 135  euros entre 30 et 39 km/h.
> > 4 points et 135 euros entre 40 et 49 km/h.
> > 6 points et 1500 euros maxi entre 50 km/h et plus.

Ceinture

3  points et 135 euros ;

Téléphone

2 points et 135  euros.

Stationnement

3 points et 135  euros

Dépassement

- 2 points, si vous  accélérez ou refusez de serrer à droite lorsque vous êtes sur le point  d'être dépassé
> > - 3 points et 135 euros   lorsque vous doublez par la droite ou sans clignotant ou trop près d'un piéton (ou d'un cycliste....) ou sans possibilité de vous rabattre vite ou en faisant une queue de poisson ou alors que vous êtes déjà sur le pont d'être  devancé.

Feu Rouge « STOP »

4 points et 135  euros

Alcoolémie

6 points d'office,  jusqu'à 9000 euros

Petite alcoolémie

135 euros.   Taux  d'alcool compris entre 0,5 et 0,8 gramme par litre de sang, soit de 0,25 à 0,40 milligramme par litre d'air expiré.

Grosse alcoolémie

- jusqu'à 4500 euros.  Débit passible également de deux ans de prison maxi, pour un taux d'alcool d'au  moins 0,8 gramme par litre de sang, soit de 0,4 milligramme par litre d'air expiré.
> > - La sanction est identique en état  d'ivresse manifeste ou si vous refusez de vous soumettre au  test.
> > - En cas de récidive (état d’ébriété, d'état d'ivresse manifeste ou de nouveau refus du test ), la peine maxi est doublée ( jusqu'à 9000 euros et 4 ans de prison ).

Priorité

4 points et 135  euros.

Sans clignotant

3 points et 35 euros, si vous changez de direction ou si vous sortez d'une place de stationnement

Eclairage

4 points et 135 euros, si vous circulez sans éclairage de nuit ou par visibilité  insuffisante.

Distance de sécurité

3 points et 135  euros.

Ligne continue

1 points et 135 euros, si vous la chevauchez.
> > 3 points et 135 euros: Si vous la  franchissez.

Sens interdit

4 points et 135  euros.

Autoroute

3 points et 35 euros quand vous circulez sur la bande d'arrêt d'urgence
> > 4  points et 135 euros, si vous faites demi - tour ou effectuez une marche  arrière.

Détecteur de Radars

2 points,  jusqu'à 1500 euros.

Les Délits

6 points, jusqu'à 30  000 euros et 5 ans de prison.

Permis

Conduire malgré une suspension de permis ou refuser de la remettre jusqu'à 4500 euros et deux ans d'emprisonnement.

Plaques

Jusqu'à 3750 euros et 5 ans de prison lorsqu'elles sont fausses  

Fuite

Après un accident ou un refus  d'obtempérer, jusqu'à 30 000 euros et 2 ans de  prison.

Blessures

Involontaires, avec interruption temporaire de travail de moins de trois mois, jusqu'à 30 000 euros et 2 ans de prison.

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 13:28

 

Grève de mardi: perturbations dans les transports

Les transports publics seront perturbés mardi, jour de grève interprofessionnelle

La SNCF prévoit des perturbations dès lundi 20h, avec un trafic assuré en moyenne à 65% pour les TGV, de 35 à  70% pour les TER, et à 45% pour les Transiliens en Ile-de-France.

La grève pourrait affecter les transports urbains dans quelque 45 villes. En Ile-de-France, le métro et le RER A seront "légèrement perturbés", et le RER B "perturbé".

La RATP prévoit deux métros sur trois, trois RER A sur quatre, un RER B sur deux et un trafic presque normal des bus et des tramways. Pour le RER B, l'interconnexion avec la SNCF en gare du Nord sera suspendue. L'Unsa, CGT, Sud, CFDT ont déposé des préavis pour cette journée de grève et de manifestations, pour la défense de l'emploi, du pouvoir d'achat et des retraites.

La RATP met un numéro vert à la disposition des voyageurs:
0 800 15 11 11, ainsi que sur son site www.ratp.fr.

Des préavis de 55 minutes à 24 heures ont été déposés par une ou plusieurs organisations syndicales dans 45 réseaux sondés par l'UTP (Union des transports publics et ferroviaires). Il s'agit de ceux d'Angers, Angoulême, Besançon, Béziers, Blois, Bourges,  Brest, Caen, Cannes, Chambéry, Charleville-Mézières, Châteauroux, Cherbourg,  Clermont-Ferrand, Dijon, Elbeuf, Lens, Lille, Lorient, Lyon, Le Mans, Marseille,  Montpellier, Morlaix, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Pau, Poitiers, Reims,  Rennes, La Rochelle, Rouen, Royan, Saint-Nazaire, Saint-Malo, Strasbourg,  Tarbes, Thionville, Toulon, Toulouse, Troyes, Vannes, Vierzon.

Au plan national, cinq centrales syndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires et  Unsa) ont appelé salariés et fonctionnaires à la grève pour réclamer "des réponses concrètes" sur l'emploi, le pouvoir d'achat, les retraites et les conditions de travail. Force ouvrière (FO) appelle séparément les salariés à défiler et à faire grève, mais autour d'un seul mot d'ordre : les retraites.

Sud-rail a précisé lundi que le trafic SNCF serait "quasi-nul" sur la région de Paris-Est.

La SNCF met à disposition des voyageurs deux sites internet (
www.sncf.com  pour tous les trafics et www.abcdtrains.com pour les prévisions Transilien par gare), et des numéros verts (0805 90 36 35 pour les Grandes Lignes et TER et  0805 700 805 pour les Transiliens).
22/03/2010 Info France 3

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 10:56

 

Etats-Unis:
La réforme de santé adoptée

La Chambre des représentants pendant le vote dimanche 21 mars 2010

La Chambre des représentants pendant le vote dimanche 21 mars 2010

France 2
La Chambre des représentants a adopté dimanche la réforme du système de santé américain

Le projet, d'une ampleur sans précédent depuis près de 40 ans en matière de santé publique, a été approuvé tard dans la soirée par 219 voix contre 212.

Déjà adopté par le Sénat, il va maintenant être remis au président des Etats-Unis, Barack Obama, pour être promulgué.

Le texte a pour objectif d'étendre l'assurance maladie à 32 millions d'Américains qui en sont dépourvus. Il interdit aux compagnies d'assurance de refuser de prendre en charge un client qui ne répondrait pas à des critères médicaux préétablis.

L'adoption du texte met fin à une âpre bataille parlementaire, coûteuse en terme de popularité pour le président des Etats-Unis. Elle constitue une victoire d'envergure après l'échec de Bill Clinton, en 1994. "Ce soir, alors que les experts disaient que ce n'était plus possible, nous avons élevé le niveau de notre politique", s'est félicité Barack Obama, qui a pris la parole à la Maison Blanche, après le vote de la Chambre des représentants.

"Ce dispositif ne réglera pas tout ce qui affecte notre système d'assurance maladie, mais il nous fait avancer dans la bonne direction (...) C'est à cela que le changement ressemble", a-t-il ajouté. De fait, quelque 13 millions d'Américains resteront sans couverture sociale, a fait remarquer lundi matin sur CNN le réalisateur de cinéma américain Michael Moore qui a réalisé en 2007 un film "Sicko" sur ce dossier.
   
Vote historique
Les élus démocrates ont laissé éclaté leur joie lorsque le seuil fatidique des 216 voix a été dépassé. "Yes we can!", ont lancé certains, toujours inspirés par le slogan de campagne de Barack Obama. "Nous avons aujourd'hui l'opportunité de terminer le grand chantier inachevé de notre société", a déclaré Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, reprenant la formule de l'ancien sénateur Edward Kennedy, ardent promoteur du projet décédé le 25 août d'une tumeur au cerveau.

Le débat ne va toutefois pas en rester là, puisque les détracteurs de la réforme promettent de la contester dans leurs Etats respectifs. Le sujet restera en outre l'un des thèmes majeurs de la campagne pour les élections de mi-mandat, en novembre. "Les sénateurs républicains vont désormais faire tout leur possible pour remplacer les hausses d'impôts massives et les baisses de remboursement par les réformes que nos électeurs ont réclamées pendant ce débat", a averti Mitch McConnell, président du groupe à la chambre haute.

Le vote de la Chambre des représentants avait été précédé d'intenses négociations dans les rangs démocrates. Les élus de la majorité hostiles à l'avortement, qui menaçaient de voter avec les républicains, ont finalement apporté leur soutien après avoir obtenu des garanties de la Maison blanche.

Le président Barack Obama leur a ainsi promis de réaffirmer l'interdiction du recours à des fonds public pour pratiquer l'avortement, une fois le texte adopté. Les élus ont également approuvé dimanche une série d'ajustements présentés dans la semaine pour rallier les suffrages des indécis. Ces ajustements seront intégrés à un projet de loi séparé dont le Sénat entamera l'examen cette semaine. Le vote, qui aura lieu à la majorité simple, devrait alors sceller la fin définitive du débat parlementaire.

Manifestations des lobbies
Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dimanche devant le Capitole pour protester contre la réforme aux cris de "Kill the Bill!" ("Tuez le projet de loi!"). Beaucoup ont pénétré dans l'enceinte parlementaire pour interpeller directement les élus. Les débats ont même dû être brièvement suspendus.

Les compagnies d'assurance, puissant lobby qui finance les campagnes électorales, ont farouchement combattu le projet. Leur cote est repartie à la hausse cette semaine sur les marchés financiers, lorsque les investisseurs ont réalisé que leurs pires craintes n'étaient pas fondées. Les laboratoires pharmaceutiques, les hôpitaux et bien d'autres acteurs du monde de la santé tireront parti de l'augmentation du nombre d'assurés. Le texte adopté dimanche n'autorise pas les pouvoir publics à limiter les primes d'assurances ou les tarifs des soins. L'opinion reste, quant à elle, très partagée.

Le système américain de protection de la santé est injuste et très cher
"Si la réforme échoue, Barack Obama sera considéré comme un président faible, qui ne tient pas son camp" démocrate, analyse un professeur de sciences politiques à l'université du Minnesota, Eric J. Ostermeier, cité par Libération. "Mais s'il réussit, les démocrates risquent aussi de perdre beaucoup de sièges aux prochaines élections [à l'automne, NDLR], ce qui rendra plus difficile l'adoption d'autres réformes. Car cette réforme de la santé est maintenant plutôt impopulaire. C'est une loi", dont l'élaboration a été très longue, "que pratiquement personne n'a lue et dont les effets positifs ne seront pas visibles" immédiatement, constate le politologue.

Pour un Européen, l'acrimonie de nombreux Américains, particulièrement les républicains, contre la réforme de la sécurité sociale a quelque chose d'irrationnel. Car quelque 45 millions d'Américains ne sont couverts par aucune assurance, avec tous les drames que cela implique en cas de pépin de santé, comme l'a férocement montré le film de Michael Moore intitulé "Sicko". Sans compter tous les stratagèmes utilisés par "l'industrie de l'assurance" (comme disent les Américains), très puissant lobby qui sait financer les campagnes électorales, pour ne pas payer...

Résultat, le système américain est beaucoup plus injuste et beaucoup plus onéreux que le système européen: 16 % du PIB aux Etats-Unis, contre 10 % sur le Vieux continent, selon les chiffres donnés en 2007 à france2.fr par le prix Nobel américain d'économie Joseph Stiglitz. A titre d'exemple, une personne pauvre qui est porteur du virus du SIDA n'est pas couverte par le système de soins américain. Conséquence: on attend qu'il tombe malade pour le prendre en charge. Ce qui revient au final beaucoup plus cher à la société...

"Fondements culturels"
Comment expliquer ce paradoxe ? La réforme Obama "touche à nos fondements culturels", explique ainsi dans Libération le directeur du Trust fort Americ's Helath, organisme qui a soutenu la réforme Obama. Toute l'histoire de la nation américaine, composée notamment de descendants d'Européens qui ont fui des persécutions politiques et religieuses sur le Vieux continent, "est nourrie de suspicion envers le gouvernement. Et la notion de solidarité n'a pas la même valeur qu'en Europe", ajoute Jeffrey Levi.

Aux Etats-Unis, la notion d'initiative privée et de propriété individuelle est très développée. "C'est un paradoxe pour un pays qui se veut aussi religieux que les Etats-Unis, mais ici, solidarité évoque 'socialisme'", ajoute le patron de Trust for America's Health. Et de poursuivre avec humour: "La plus grande insulte" est "de dire qu'on créerait un système à la française"... 

Les principaux points de la réforme

- Objectif: offrir une couverture maladie à au moins 32 millions  d'Américains qui en sont dépourvus et couvrir environ 95% des moins de 65 ans.

- "Bourse": Le texte crée dans chaque Etat une bourse des polices  d'assurances pour promouvoir la concurrence et tenter ainsi de faire baisser les  prix des primes d'assurance.

- Pénalité-incitations: chaque personne est tenue d'être assurée ou bien de payer une pénalité qui augmentera progressivement jusqu'à 2,5 % de ses revenus en 2016. Les entreprises de plus de 50 salariés qui ne fourniront pas de couverture seront également pénalisées à raison de 2000 dollars par an par salarié non couvert. En revanche, les petites entreprises et les ménages modestes  recevront des crédits d'impôts et des aides pour financer l'assurance santé.

- Obligations pour les assureurs: les compagnies se verront interdire de refuser une couverture au prétexte de problèmes de santé pré-existants. En outre, le texte prévoit de combattre les hausses de tarifs "déraisonnables ou  injustifiées" imposées aux assurés par des compagnies privées.

- Taxation: les assureurs, qui vont bénéficier d'un  plus grand nombre d'assurés, devront acquitter 67 milliards d'impôts nouveaux sur 10 ans. La facture atteint 23 milliards pour l'industrie pharmaceutique et 20 milliards pour celle des équipements médicaux.

- Amélioration pour les personnes âgées: la nouvelle loi prévoit de combler les failles actuelles, surnommées "trou dans le beignet" ("doughnut hole"), de la couverture santé des personnes âgées, qui bénéficient du programme Medicare.

- Subventions aux dispensaires de quartier: Le projet investit 11 milliards de dollars sur cinq ans dans ces dispensaires qui soignent actuellement 20 millions d'Américains.

- Coût de la réforme: 940 milliards de dollars sur 10 ans mais les experts  estiment que la réforme doit réduire le déficit de 138 milliards sur les 10  premières années et de 1.200 milliards la décennie suivante.

- Pas de caisse publique: la réforme ne crée pas de caisse publique d'assurance maladie, pourtant souhaitée par l'aile gauche du parti démocrate et promise dans un premier temps par le président des Etats-Unis.


L'actuel système de couverture de santé aux USA

Le projet de loi approuvé dimanche apporte une couverture à au moins 32 millions de personnes dépourvues d'assurance sociale.

Selon le bureau du recensement américain, le pourcentage de personnes sans couverture maladie en 2008 était de 15,4 %, soit 46,3 millions d'individus. Parmi  ces personnes, figurent environ 10 millions de citoyens étrangers résidant aux  Etats-Unis. Par ailleurs, plusieurs millions d'Américains disposent de couvertures maladie qui ne couvrent pas l'ensemble de leurs frais, dans un pays où les frais médicaux et pharmaceutiques sont exorbitants.

La réforme chère au président Barack Obama ambitionne de couvrir 95 % des  Américains de moins de 65 ans. La majorité (58,5 % en 2008) des assurés sont couverts par des polices souscrites par leur employeur. Mais en cas de licenciement, nombre de ces salariés se retrouvent du jour au lendemain sans aucune couverture.

Les autres assurés sont couverts par des assurances privées qu'ils ont choisies. Il existe aussi des systèmes d'assurance publics, dont les principaux sont le Medicare (pour les handicapés et les personnes âgées de plus de 65 ans, soit 43 millions d'individus) et le Medicaid (pour les personnes défavorisées, soit 42,6 millions d'individus).

Par ailleurs, selon l'OCDE, les Etats-Unis dépensent plus que n'importe quel autre pays industrialisé pour la santé. En 2007, les Américains ont consacré 16% de leur PIB à des dépenses de santé, soit en moyenne cinq points de plus que la France, la Suisse et  l'Allemagne, les trois pays industrialisés qui dépensent le plus après les Etats-Unis (environ 10 % de leur PIB).

L'étude de l'OCDE précise que les Américains ont dépensé en moyenne 7290 dollars par personne en 2007 pour leur santé. Soit près de 3000 dollars de plus que les Norvégiens ou les Suisses, qui talonnent les Etats-Unis en termes de dépenses de santé par personne.

22/03/2010 LRD Info France 3

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:08


21 régions métropolitaines sur 22 à gauche

La gauche maintient ses positions au 2e tour mais rate le grand chelem, l'Alsace restant à droite

En métropole, la gauche gagne la Corse mais la droite reste majoritaire en Alsace, alors que l'abstention (49%) a reculé de plus de 4 points par rapport au 1er tour. En outre-mer, la Réunion est passée à droite profitant d'une gauche divisée.

Avec un score d'environ 54% des voix au plan national, la gauche réalise un score historiquement haut.

 

Martine Aubry, a  salué dimanche "une victoire sans précédent" des "listes de la gauche  rassemblée" alors que la droite réalise un de ces plus mauvais scores historiques.

 

La gauche, qui avait déjà réussi en 2004 a gagner 20 régions métropolitaines sur 22, a amélioré son score en remportant cette fois 21 régions sur 22 en métropole, grâce à sa victoire en Corse.

Pour la première secrétaire du PS, "en votant mais aussi beaucoup en  s'abstenant, les Français ont également exprimé leur rejet de la politique du  président de la République et du gouvernement". "Ils ont sanctionné une  politique injuste de cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés au détriment de  l'emploi et du pouvoir d'achat aux salariés et aux retraités", selon elle.

 

Dans plusieurs régions, la gauche progresse de cinq points (Poitou-Charentes, Rhône-Alpes) par rapport à 2004. Symbole de cette victoire de la gauche, la liste de gauche de Jean-Paul Huchon en  Ile-de-France a devancé celle de Valérie Pécresse dans le  département des Hauts-de-Seine, fief électoral de Nicolas Sarkozy, avec 51,06%.

Autre chiffre marquant, en Ariège (Midi-Pyrénées) la gauche obtient plus de 72% des voix.

Pour la première fois, la gauche a remporté les élections  territoriales en Corse  dimanche avec 36,70% des voix devant l'UMP (27,50%) et  les deux listes nationalistes (25,90% et 9,90%). La Corse  était la seule région où se disputait une quadrangulaire.  Elle a affiché une meilleure participation avec 68,43%.

Le Front National s'est félicité de ses scores dans les douze régions où il pouvait se maintenir. Le parti d'extrème-droite a vu ses scores progresser dans plusieurs régions. Ainsi, Jean-Marie Le Pen a obtenu plus de  22% des voix contre 20% au premier tour. "C'est l'effondrement du sarkozysme", a-t-il affirmé. Symbole des bons scores du Front National, la liste de Marine Le Pen devance celle de la ministre Valérie Létard dans le Pas-de-Calais (mais reste derrière elle dans l'ensemble de la région).

La socialiste Ségolène Royale, qui réalise le deuxième meilleur score du PS reste à la tête de cette région avec 61 % des suffrages . Elle bat largement le ministre Dominique Busserau (UMP) qui reste loin derrière elle, à 38,9%. Elle avait été élue en 2004 avec 55,1% des voix. 

Fort de ce score, elle a été la première, à gauche,  à s'exprimer devant les caméras pour marquer sa victoire, une façon de se relancer après une période d'effacement sur le plan national.

Conséquences politiques

Contrairement à dimanche dernier, les leaders de l'UMP n'ont pas minimisé l'ampleur de leur défaite. "C'est évidemment pour nous une réelle défaite" a reconnu le patron des députés UMP, Jean-François Copé. Un ton relativisé par le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, qui met d'avantage le ton sur l'abstention en affirmant "nous progressons visiblement". Quant au premier ministre, il a affirmé: "nous n'avons pas su convaincre".

Le débat politique pourrait s'accélerer lundi puisque Nicolas Sarkozy reçoit Fillon lundi à 09H00 pour "faire le point sur le message des Français". Dimanche en fin d'après-midi, le chef de l'Etat a déjà réuni autour de lui à  l'Elysée le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et le  secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand. De son côté, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a confirmé un remaniement ministériel "technique" et a précisé que François Fillon ne présenterait pas sa démission.

21/03/2010 Pierre Magnan Info France 3

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