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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 04:39

 

Football - LIGUE DES CHAMPIONS

Lyon prend une option 

Lisandro prend le meilleur sur Sané

Lisandro prend le meilleur sur Sané

AFP - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
En 1/4 de finale aller de la Ligue des Champions, l'OL s'est logiquement imposé (3-1) contre Bordeaux.

Dans un match totalement fou et enlevé, les Lyonnais ont profité d'une fébrilité incroyable des Bordelais pour remporter le premier quart de finale de leur histoire. Un doublé de Lisandro (10e, 76e s.p.) et un but de Bastos (32e) contre un de Chamakh (14e) ont montré la voie. Mais Lisandro, comme Govou, seront suspendus au match retour en Gironde.

 

Meilleure défense de la Ligue des Champions jusque-là (2 buts), Bordeaux en a encaissé plus en un soir qu'en huit matches depuis le début de la compétition. Et pour la deuxième fois de suite, le champion de France en titre a été trois fois récupérer le ballon au fond de ses filets.

Feu d'artifice à Gerland

L'enjeu aurait pu tuer le jeu. Cela n'a pas été le cas. Pour ce match aller entre le champion de France 2009 et son précédesseur, le défi était de taille. Lyon, quart de finaliste de la Ligue des Champions à quatre reprises, n'a jamais passé cette étape. Cela fait vingt-cinq ans que Bordeaux n'a plus atteint le dernier carré de la plus prestigieuse Coupe d'Europe. Et ce duel franco-français sur la scène européenne aurait pu se résumer à un affrontement entre gens qui se connaissent trop bien. Mais tout s'est décanté rapidement.

Après de premières minutes tendues des deux côtés, la fébrilité gagnait les Girondins. Sur un coup franc à 30m renvoyé par le mur, Cissokho récupérait le ballon sur la ligne médiane et remettait dans le paquet. Ciani ratait sa tête et le ballon échouait dans les pieds de Bodmer, titulaire en défense centrale, dont le tir trop croisé était dévié dans le but par Lisandro, bien placé (10e, 1-0). L'OL s'enflammait, mais la douche froide était rapide avec un petit festival de Gourcuff sur le côté droit, qui centrait du gauche pour la tête de Chamakh qui trompait Lloris pour l'égalisation (14e, 1-1). Chaque formation tentait d'appuyer les contres et sur l'un d'eux, Bastos prenait le meilleur sur Sané, à son tour fébrile, mais son tir du gauche n'était pas cadré (19e).

Le résumé de cette première période survenait à la 24e minute. Une longue ouverture de Bastos dans un axe complètement déserté par la défense bordelaise, arrivait dans les pieds de Delgado, seul devant Carrasso, mais le gardien repoussait la tentative du Lyonnais. Et sur le contre, Trémoulinas centrait en retrait pour Wendel dont le tir était dévié d'une talonnade par Gouffran pour une magnifique parade de Lloris. Puis, un corner de Bastos, frappé rentrant, était repoussé par Chalmé (26e). Trémoulinas réalisait un petit festival et centrait au point de penalty pour la tête de Chamakh qui voyait son ballon flirter avec le poteau alors que Lloris était sorti à l'aventure (30e). Mais c'est encore la défense visiteuse qui livrait une belle offrande sur un centre de Pjanic, Trémoulinas ratant de la tête un ballon que récupérait Bastos qui fusillait Carrasso pour redonner l'avantage à l'OL (32e, 2-1). C'était le score à la pause, malgré des occasions qui s'accumulaient de part et d'autre, Lyon donnant l'impression de pouvoir marquer à chaque action face à une défense extrêmement timide.

La deuxième période débutait de nouveau avec des actions incisives des Lyonnais, comme sur ce déboulé de Cissokho qui centrait en retrait pour Delgado qui temporisait et remettait en retrait mais Plasil interceptait (49e). Puis, le même Delgado se jouait de Ciani et son centre était intercepté par Chalmé devant Lisandro (51e). Le rythme avait considérablement baissé par rapport à la première période. Sur un centre de Chalmé, Chamakh se jetait et, acrobatiquement, reprenait le ballon de l'extérieur du pied droit mais Lloris réalisait un nouvel arrêt-réflexe extraordinaire (61e). Bordeaux reprenait pied et l'avant-centre marocain plaçait une nouvelle tête stoppée par Lloris (62e). Sur un superbe ballon de Delgado dans le dos de la défense, Makoun se retrouvait seul aux 6m, mais Carrasso arrêtait en deux temps sa tentative (69e). Sur l'action suivante, Chalmé centrait de volée pour Gourcuff qui remettait à Wendel qui envoyait une frappe puissante du gauche se fracasser sur la barre transsversale de l'OL (70e). Deux minutes après et un peu plus de dix minutes après être entré en jeu, Govou écopait d'un carton jaune, synonyme de suspension au prochain match, pour un tacle sur Chalmé.

A la 76e minute, Chalmé taclait une frappe de Cissokho mais le ballon allait à son bras et l'arbitre sifflait un penalty. Lisandro ne laissait pas passer l'occasion en prenant Carrasso à contre-pied pour donner l'avantage aux Gones (3-1). La rencontre tournait défintivement du côté de l'équipe locale. Cissokho prenait encore une fois le meilleur sur Chalmé et son centre était repris de volée par Govou, qui ne cadrait pas. Pour avoir accroché Chalmé, Lisandro écopait à son tour d'un avertissement, étant suspendu à son tour pour le match retour. Une absence qui pourrait peser lourd tant il a pesé dans cette rencontre. La fin de match était cauchemardesque pour Bordeaux, une tête de Makoun étant repoussée du pied par Trémoulinas à son poteau (90e).

Ce premier quart de finale 100% tricolore de l'histoire de la C1 a donc nettement tourné en faveur des hommes de Claude Puel, qui ont paru bien plus en jambes et en confiance que leurs adversaires. Avec deux buts d'avance, la balance penche de leur côté. Mais au match retour, l'OL ne pourra pas compter sur Lisandro ni Govou, alors que Bordeaux retrouvera Planus et Diarra pour stabiliser une défense incroyablement absente ce mardi soir. De quoi rééquilibrer la balance ?


 

Réactions

Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux): "J'ai vu un très bon match. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu  Bordeaux jouer de telle manière. Le match est passé très vite. Il y a eu de  nombreuses occasions pour deux équipes de bon niveau. Paradoxalement, je suis  très content au niveau du jeu. J'ai pris beaucoup de plaisir à voir ce match et  à regarder mon équipe. La qualification passera par un exploit au retour mais  c'est souvent comme cela pour se qualifier. Il faudra s'appuyer sur l'envie et  la qualité mais paradoxalement la clé du match sera de bien défendre car si l'on  défend comme ce soir, ce sera difficile. A nous de bien préparer le retour,  notamment du point de vue défensif. Alou Diarra et Marc Planus sont des joueurs  importants pour Bordeaux, qui nous ont manqué, mais il ne faut pas s'arrêter à  cela. Planus était blessé. Nous récupérerons Alou au retour et Lyon aura deux  gros joueurs suspendus. Il y a un certain équilibre qui se crée. Si on ne regarde que cela, oui. Il y a les trois buts concédés. Il y a  une balle de 2-2 qui se termine sur le montant. Bordeaux a eu une maîtrise  technique très bonne mais a affiché un peu de fébrilité derrière où l'on est  encore jeune, notamment pour gérer l'environnement autour de ce match et  l'enjeu."

Claude Puel (entraîneur de Lyon): "Je pense que c'était un très bon match au cours duquel chaque équipe a  eu des périodes de domination, avec des temps faibles et des temps forts. Je  pense que le début de première période a été difficile et nous avons eu du mal à  ressortir le ballon. Nous avons marqué à ce moment avant de concéder rapidement  l'égalisation. Dès lors, avant tout, il fallait gagner le match. C'est bien  d'avoir été lucide et d'avoir continué à jouer pour forcer la décision. Le début  de seconde période a été poussif. Les Bordelais nous ont fait courir et auraient  pu prétendre égaliser. Nous sommes repartis avant le troisième but. Nous avons  eu aussi des situations de 4-1 qui nous auraient fait du bien. Ce match a été  assez bien négocié au vu de la physionomie de la rencontre. Cela laisse des  perspectives pour les deux équipes. Les Girondins récupéreront Diarra et nous  aurons en moins Lisandro et Govou. Pour moi c'est une première manche. Il faudra être capable de faire  un match aussi costaud au retour. On assistera au même type de rencontre à  Bordeaux. Cela reste très ouvert pour les deux équipes. La philosophie était de  marquer sans prendre de but. L'important était de gagner sans se focaliser sur  le but encaissé car nous nous sentons capables de marquer à l'extérieur. C'est  bien d'avoir conservé de la lucidité pour continuer à jouer. Pour moi, les deux  équipes conservent des opportunités pour le retour. Il faudra aller là-bas avec  l'intention de marquer."

Yoann Gourcuff (milieu de Bordeaux): "En première  mi-temps, ils nous ont mis en difficulté sur des ballons anodins, dont on  jugeait peut-être mal la trajectoire, et ça a mis le feu. On a commis quelques  erreurs qui à ce niveau se paient cher. On a quand même réussi à marquer un but, et on aurait pu en mettre d'autres. On va essayer de jouer de la même façon en  étant plus efficace défensivement et offensivement. Même si on s'est compliqué  la tâche, il y a encore un match retour".

Anthony Réveillère (défenseur de Lyon): "On a  fait une bonne partie du travail. On aurait aimé ne pas prendre de but. On en a  pris un mais on en a marqué trois. Notre objectif sera de marquer au moins un  but là-bas. Deux buts d'écart, c'est un petit matelas. C'est mieux que 2-1, mais  on aurait aimé en mettre un quatrième. Il ne faudra pas faire n'importe quoi au  retour. (sur la différence avec la L1) Quand on prend un but, on ne se dit pas  qu'ils ont égalisé et qu'il faut chercher la victoire et les trois points. Le  but à l'extérieur complique les choses. C'est complètement différent parce que  ça se joue sur deux matches".
   
Matthieu Chalmé (défenseur de Bordeaux): "Le score est là, mais on peut être  fiers du match qu'on a fait à l'extérieur, et à Lyon. On était déçus dans le  vestiaire mais tout le monde y croit parce qu'on a montré de belles choses. Les  deux équipes se sont mises en mode Ligue des champions, ont proposé de belles  prestations, mais les Lyonnais ont été les plus efficaces. Lyon a pris une belle  option. Ca reste abordable pour nous. (sur le penalty) Je touche le ballon de la  main, le ballon me tape la main, mais à aucun moment je ne veux mettre la main.  C'est sévère. Sur le tacle, comment je peux mettre la main volontairement?  L'arbitre a sifflé, et ça servait à rien de parler, de toute façon il n'aurait  pas changé sa décision, donc j'ai gardé ça pour moi".

Michel Bastos (attaquant de Lyon): "La première  manche est passée, on est content de l'avoir gagnée. Mais on ne va pas encore  fêter: il y a encore un match retour. Il faut être prudent, et surtout ne pas  croire qu'on est déjà qualifié. Il faudra faire pareil au retour. On a fait  notre jeu, on a montré nos qualités. Si on arrive à faire ce qu'on a fait, on  peut battre n'importe quelle équipe. Nos chances de qualification ? Elles sont  grandes, mais on n'est pas encore qualifié. Avant, c'était 50-50, maintenant,  c'est 60-40. (sur sa titularisation) Pour moi, ce n'était pas une surprise. Je  travaille beaucoup pour être sur le terrain. Si on me donne la possibilité  d'être sur le terrain, je me donne à fond".
   
Wendel (milieu de Bordeaux): "On a fait une belle prestation, surtout en  deuxième mi-temps. Il y a eu la barre, le penalty... 3-1, c'est un peu lourd,  mais c'est comme ça. On a eu de bons enchaînements. J'espère qu'on aura plus de  réussite à Bordeaux. Ce sera compliqué: ils défendent bien, prennent peu de  buts. Mais rien n'est perdu".
   
Fernando (milieu de Bordeaux): "C'est sévère, vu le contenu qu'on a montré.  Il faut gérer cette défaite pour penser au match de Nancy et espérer faire le  même match à Bordeaux. On est bien rentrés dans le match mais on a commis  quelques erreurs défensives qui nous ont coûté très cher, qui nous ont coûté  deux buts. Après on a eu beaucoup d'occasions, Lloris a encore une fois été  énorme, avec un peu de chance aussi. Ce qu'on a démontré ce soir nous laisse  espérer. (après la défaite contre Marseille) Vous savez ce qu'on pense de la  Coupe de la Ligue. Le match où on voulait vraiment faire quelque chose, c'était  ce soir. On a montré un autre visage que samedi. On va voir pour le match  retour".

Bayern Munich 2-1 Manchester U

Par Thierry TAZE-BERNARD  30/03/2010 Info France3

 

En même temps le FC Bayern Munich a gagné difficlement 2 à 1 contre Manchester City, après avoir été mené 1 à 0 dès la 3è minute.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 15:28



CYCLISME - TOUR DE FRANCE

 Quatre équipes françaises sur le Tour !

 

Les frères Feillu du temps d'Agritubel

Les frères Feillu du temps d'Agritubel

F2
L'équipe française Saur-Sojasun et la formation néerlandaise Vacansoleil ne disputeront pas le Tour de France.

C'est L'Equipe qui l'annonce aujourd'hui en indiquant que seulement quatre formations tricolores seraient retenus par ASO dans la liste des 22 équipes invitées à participer à la Grande Boucle. Les frères Feillu (Romain et Brice), animateurs des éditions 2008 et 2009, n'en feront donc pas partie tout comme Saur-Sojasun. Cadal Evans (BMC) en sera.

La formation américaine, qui a recruté à l'intersaison le champion du monde australien, a fait la bonne affaire. Outre les seize équipes ProTour, qui étaient déjà assurées de courir la Grande Boucle, six formations ont reçu une invitation: BMC, Radioshack (Armstrong), Sky (Wiggins), Cervelo (Haussler, Sastre), Garmin (Vande Velde, Millar) et Katusha (McEwen, Pozzato). Cette décision est une déception pour Vacansoleil, qui avait engagé les frères Feillu cette saison dans l'espoir d'obtenir une invitation pour le Tour. Romain le sprinteur (25 ans), porteur durant une journée du maillot jaune en 2008, et Brice le grimpeur (24 ans), vainqueur de l'étape pyrénéenne à Andorre-Arcalis en 2009, très appréciés du public français, ne cachaient pas leurs ambitions. C'est aussi une déception pour Saur-Sojasun, l'équipe de Stéphane Heulot, une formation 100% française avec Jimmy Casper pour chef de file.

Au bilan, la prochaine édition de la Grande Boucle réunira sur la ligne de départ quatre équipes françaises et -pour la première fois- autant d'américaines. Elle marquera aussi le retour de la plus modeste des équipes en lice, l'espagnole Footon, héritière de l'équipe Saunier Duval qui avait quitté le Tour 2008 après le contrôle antidopage positif de son leader italien Riccardo Ricco. Evincée l'année passée pour fautes répétées en matière d'éthique (trois coureurs convaincus de dopage en deux Tours de France), la formation créée par Mauro Gianetti bénéficie de l'accord de 2008.

L'année prochaine, le système de qualification sera différent, a souligné ASO, dans une réponse indirecte aux propos du président de l'UCI, Pat McQuaid, qui a stigmatisé samedi dernier l'attitude des organisateurs des Grands tours et leur retard mis à délivrer leurs cartes d'invitation. En rappelant qu'un accord avait déjà été conclu avec l'UCI pour la suite, la société dirigée par Yann Le Moënner a souligné que les 17 premières équipes du classement mondial établi fin 2010 en fonction des performances sportives seront sélectionnées d'office. "Les autres groupes sportifs bénéficieront de wild-cards délivrées par les organisateurs", a ajouté le Tour qui se donne ainsi une marge de manoeuvre pour retenir de 20 à 22 équipes

Les 22 équipes

. formations qualifiées d'office
AG2R-La Mondiale (FRA)
Astana (KAZ)
BBox Bouygues Telecom (FRA)
Caisse d'Epargne (ESP)
Cofidis (FRA)
Columbia (USA)
Euskaltel (ESP)
Française des Jeux (FRA)
Footon-Servetto (ESP)
Lampre (ITA)
Liquigas (ITA)
Milram (GER)
Omega Pharma-Lotto (BEL)
Quick Step (BEL)
Rabobank (NED)
Saxo Bank (DEN)
. formations invitées
Radioshack (USA)
Sky (GBR)
Katusha (RUS)
Garmin (USA)
Cervelo (SUI)
BMC (USA)


30-03-2010 Par Grégory JOUIN  Info France 3

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 04:57

 

Coupe de la Ligue:
Marseille la tient !

  

Les Marseillais brandissent la Coupe de la Ligue

Les Marseillais brandissent la Coupe de la Ligue

AFP - Franck Fife
L'OM a mis fin à 17 ans sans trophée en remportant la finale de la Coupe de la Ligue face à Bordeaux (3-1).

L'Olympique de Marseille a renoué avec son glorieux passé en s'imposant face aux Girondins de Bordeaux au terme d'un match engagé. Des buts signés Diawara, Valbuena et Chalmé contre son camp ont permis aux hommes de Didier Deschamps d'embraser le Stade de France.

Bordeaux à sec

Enfin ! L'OM tient enfin son trophée. Comme un symbole, c'est Didier Deschamps, le dernier joueur à avoir soulever une coupe (la C1 en 1993), qui a conduit, depuis son banc d'entraîneur, vers ce nouveau sacre. Certes, la Coupe de la Ligue n'a pas le lustre de la plus prestigieuse des compétitions européennes mais l'histoire retiendra que Marseille fait de nouveau partie des clubs vainqueurs. L'anomalie est réparée.

 

D'emblée, le ton est donné. La pluie bat son plein et la nervosité des joueurs apparente. Longtemps, Laurent Blanc a laissé planer le doute sur la composition de son équipe mais, finalement, c'est presque son onze type qui est aligné sur la pelouse du Stade de France, à l'exception notable d'Ulrich Ramé qui conserve sa place dans le but. Il est clair qu'en dépit de l'affrontement face à Lyon en Ligue des Champions qui attend les Girondins mardi, ces derniers ne prennent pas cette finale la rencontre. En témoignent ces tacles engagés, voire brutaux, de Sané et Diarra sur le malheureux Lucho Gonzalez lors du premier quart d'heure. Les esprits s'échauffent, les occasions se dont rares. Si les Phocéens dominent quelque peu cette première période, Bordeaux bétonne bien et ne tremble que sur deux tentatives de Brandao et Ben Arfa.

 

Les 45 dernières minutes seront d'un tout autre niveau. Et ce grâce à des Marseillais qui se libèrent enfin de la pression et accentuent leur emprise sur la rencontre en arrêtant de jouer avec le frein à main. Logiquement, l'effort paye. Il suffit d'un corner tiré parfaitement par Lucho Gonzalez qui trouve le coup de tête surpuissant de Diawara pour débloquer définitivement la situation (1-0, 60e). Diawara, l'ancien Girondin, qui crucifie ses anciens partenaires, l'image est cruelle. Les tenants du titre, qui disputaient leur septième finale de la Coupe de la ligue (trois victoires, trois défaites avant ce soir), ont à peine le temps de se remettre de cette "traîtrise" que l'OM enfonce le clou. Et de quelle manière ! A la suite d'un jeu à deux entre les lutins Ben Arfa et Valbuena, le premier temporise avant de servir le second qui expédie une mine que Ramé ne peut qu'effleurer (2-0, 67e).

 

Dès lors, les hommes de Didier Deschamps gèrent sereinement leur avantage face à des Girondins démobilisés. Les Bordelais semblent vraiment accuser le coup avant la Coupe des Champions et l'emballage final du championnat. Le spectre d'une année blanche, sans titre après avoir été engagé sur tous les fronts, trotte-il dans les esprits des Marine et Blanc ? Un coup-franc de Valbuena, à peine touché par Cissé et carrément détourné par le malheureux Chalmé se charge de plonger Bordeaux dans le doute (3-0, 78e) et Marseille vers la victoire. Ce n'est pas la réduction du score par Sané qui changera la donne (3-1, 83e). L'OM remporte donc l'un de seuls trophées qui manquait à son riche palmarès et rentre dans le club très fermé des clubs vainqueurs du championnat, de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue. Le souvenir de Robert Louis-Dreyfus, décédé il y a quelques mois, sera souvent cité par joueurs et staff olympiens après le coup de sifflet final. Comme quoi Marseille a de l'avenir mais sait encore se retourner sur son passé.


Déclarations

Valbuena et Ben Arfa heureux

Mathieu Valbuena (attaquant de Marseille): "Nous sommes très heureux et très émus, car cela faisait longtemps que nous n'avions pas gagné de finale. Avant le match, on a senti notre détermination de gagner. On a vu dans notre agressivité, notre impact physique qu'on était présent. Je n'ai pas eu d'inquiétude avant le match. J'ai su deux heures avant que je ne commencerai pas. C'était un choix, il fallait l'accepter et se tenir prêt quand on fait appel à toi. A la mi-temps, l'entraîneur m'a dit de m'échauffer car je rentrais dans 5-10 minutes. J'ai essayé d'apporter ce que je sais faire. Une finale, c'est l'équipe qui a le plus envie qui la remporte. C'est mon 1er titre avec l'OM. J'en avais marre de marquer néant sur mon palmarès!

 

Hatem Ben Arfa (attaquant de Marseille): "On est très heureux, très fiers de ramener ce trophée pour tous les Marseillais. C'est le fruit surtout d'un travail collectif. On a fait preuve de caractère tout en maîtrisant nos nerfs. On a joué comme il faut jouer une finale. Ce titre concrétise un beau parcours, il faut s'appuyer là-dessus pour bien finir la saison, car on peut ramener deux trophées. On n'a jamais renoncé au titre de champion de France. Tout est encore jouable et nous, on a la qualité pour le faire."

 

Matthieu Chalmé (défenseur de Bordeaux): "On est tous déçu, on a pris ce premier but et c'est regrettable de prendre le deuxième aussi vite, maintenant il faut passer à autre chose parce qu'il y a une autre compétition qui nous attend, très importante à nos yeux, et Lyon est à notre portée, on veut réagir dès mardi. La finale se joue sur des détails, on prend un but sur coup de pied arrêté, il y a peut-être un tournant dans le match quand Marouane (Chamakh) lance Wendel vers le but et que l'arbitre siffle peut-être un peu vite (ndlr: sans laisser l'avantage)... On savait que ce serait un combat, on a répondu, mais c'est bizarre, ce match s'est joué sur un faux rythme, on s'est laissé endormir. 3-0 (sic: en réalité 3-1), c'est peut-être sévère, mais ils la méritent."

 

Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux) : En 1re période, le match était assez équilibré mais je crois que nous n'avons pas réussi à développer notre jeu. Pourtant, on savait ce que Marseille allait proposer dans le combat physique. On a répondu mais on a fait la même erreur qu'à Marseille en ne répondant que dans ce domaine. Marseille était bien organisé. On savait qu'ils seraient dangereux sur coups de pied arrêtés et ils ont ouvert le score sur ce corner. Marseille a parfaitement joué le coup. On avait prévu de répondre avec autre chose et si on l'avait fait, on aurait pu gagner. Il faut être réaliste, l'OM méritait plus sa victoire que Bordeaux ce soir. On a eu des possibilités de mettre notre jeu en place mais techniquement on a eu trop de déchet. Quand nous sommes parvenus à faire quelques passes, on leur a créé des problèmes mais on l'a trop peu fait".

 

Didier Deschamps (entraîneur de l'OM) : "C'est une immense joie pour tout le monde, en premier lieu pour les joueurs, c'est eux qui sont sur le terrain, c'est leur victoire. Pour plein de gens qui suivent l'OM depuis des années, et Dieu sait qu'ils sont nombreux, c'est une joie très forte. Je voudrais dédier cette victoire à M. Robert Louis-Dreyfus (l'ex propriétaire du club, décédé l'an dernier) pour tout ce qu'il a fait pour l'OM, à travers sa femme et ses enfants qui étaient là ce soir. On lui a rendu le plus beau des hommages. J'ai aussi une pensée pour Pape Diouf (l'ancien président), c'est lui qui est venu me chercher, je n'oublie pas."

 

Jean-Claude Dassier (président de l'OM): "C'est une joie profonde, pleine, je ne vous surprendrai pas en disant que j'ai écrasé une larme, et ce n'est pas une posture, c'est sincère, j'étais avec Margarita Louis-Dreyfus (propriétaire du club) et ses fils, ils étaient fous de joie. Mais c'est la victoire des joueurs et de Didier Deschamps, de José Anigo, de tout le staff, vous (les journalistes) êtes des experts pointus, vous l'avez vu progresser cette équipe. L'appétit venant en mangeant, nous allons légèrement -enfin, à la marseilaise...- faire la fête, mais le championnat nous intéresse.
On s'est fait Lyon (2-1 en L1 dimanche) et Bordeaux dans la même semaine, on n'a pas de raison de ne pas être ambitieux."

28/03/2010 JL Info France 3

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 05:09

 

 
C'est Grand Quevilly ! 
La joie des joueurs de Quevilly

La joie des joueurs de Quevilly

AFP - ROBERT FRANCOIS
La magie de la Coupe de France a encore frappé avec la qualification de Quevilly, pensionnaire de CFA.

Après Rennes, c'est une autre équipe de Ligue 1 qui est tombée en Normandie. Pris à la gorge d'entrée, Boulogne-sur-Mer n'a jamais pu contester la domination de Quevilly et s'est incliné 3-1 sur des buts de Coquio (11e), Laup (29e) et Ouabbi (67e). Digne successeur de Calais, le Petit Poucet est en demi-finale et ne compte pas s'arrêter là.

Diochon, forteresse imprenable

Quand on a déjà sorti Pacy-sur-Eure, Angers et Rennes, la notion de Petit Poucet devient toute relative. Reste que l'écart entre les Quevillais, pensionnaires de CFA, et Boulogne, club de l'élite pour trois mois (ou plus), est bien réel. Enfin, c'est ce qu'on pensait avant de voir la marée jaune et noire engloutir les frêles nordistes. 11 minutes pour que le Petit Poucet ne sème son premier caillou dans le jardin boulonnais. 11 minutes pour voir Laup déborder sur l'aile droite et offrir un caviar à Coquio. 11 minutes pour un premier but plein d'espoir. Il n'en fallait pas plus pour que Robert-Diochon ne s'embrase comme aux plus belles heures de Rouen en Division 1 (c'était il y a longtemps) ou plus récemment lors du huitième de finale de Quevilly contre Rennes. Boostés par ce but, les Quevillais se sont pas loin de doubler la mise sur un nouveau centre mais cette fois Coquio croise trop sa tête (18e). Si l'arbitre refuse un but à Colinet pour un contrôle illicite (20e), celui de Marq est bien valable. Suite à une remontée du ballon de Pallois, le Boulonnais Bellaïd commet une erreur de débutant en se faisant contrer par Laup. L'attaquant d'Equevilly enroule sa frappe à l'entrée de la surface et crucifie Bedenik (2-0, 29e). L'exploit est en marche. Et Boulogne dans tout cela ? Hormis une frappe très lointaine (centre ?) de Levêque que Rhoufir détourne en corner (24e), pas grand-chose à se mettre sous la dent. L'improbable se produit pourtant dans les dernières secondes du temps additionnel. Sur un ultime centre de Lecointe, Marcq décroise parfaitement sa  tête et trompe Rhoufir (2-1, 45e+2). Boulogne s'en tire très bien.

Malgré ce coup de poignard, le coach quevillais Régis Brouard ne change pas son fusil d'épaule. "Continuer à jouer. Ne pas gérer." Voilà des consignes claires que Coquio applique à la lettre sur une frappe puissance mais non cadrée (52e). Bien présents au milieu, les Normands exercent un pressing efficace qui sert de base de lancement à leurs attaques. C'est ainsi que Laup se retrouve en possession du ballon à gauche. Centre travaillé et fuyant. Qui se présente au 2e poteau ? Ouabbi pour un but à bout portant (3-1, 67e). Quevilly reprend le large. Avec deux buts d'avance, on se dit que les Normands vont gérer mais ils restent généreux dans leurs efforts. C'est à double tranchant ! Plus question toutefois de se projeter à six vers l'avant. C'est en contre à deux ou trois que les Quevillais procèdent. La marche est visiblement trop haute pour Boulogne qui ne parvient pas à se transcender comme son adversaire. L'absence de Kapo, blessé pendant l'échauffement, a pesé lourd dans la balance. Hormis une frappe au-dessus de Moussilou (87e), Diochon ne tremble pas et se met à entonner des "olé" pour chambrer les Nordistes. La fête sera belle à Rouen. Il faudra venir y jouer pour une demi-finale de tous les dangers.


Réactions

Régis Brouard (entraîneur de Quevilly): "Ce soir ce qu'ont fait les joueurs, c'est énorme. Je leur avais dit avant le match qu'on perdrait sur des circonstances de match défavorables, mais qu'on gagnerait grâce à notre qualité de jeu. Et c'est comme ça qu'on s'est qualifié. Avant le Stade de France, il y a un match à jouer. Un quart de finale c'est une chose, une demi-finale en est une autre. On va d'abord apprécier cette victoire ce soir et dans les jours qui viennent. La nuit avait été compliquée hier mais ce soir elle devrait être bonne".

Anthony Laup (milieu de terrain de l'US Quevilly): "Il me passe plein de trucs par la tête. Je ne réalise pas, c'est extraordinaire. Le football, c'est de la bombe. Ce n'est peut-être pas le plus fort de tout dans la vie mais c'est super. En plus de passer ce tour, nous avons mis la manière. Nous n'étions pas spécialement sereins au moment d'aborder ce match mais nous n'avions rien à perdre. Nous savions que sur une rencontre, tout est possible. Maintenant, nous allons être attendus mais en demi-finale, le principal sera de pouvoir jouer ici au stade Robert-Diochon où le public est extraordinaire."

Fabrice Buchon (milieu de terrain de l'US Quevilly): "Peu importe que je ne sois pas entré en jeu, l'important, c'est la qualification. Sur le match, il n'y a rien à dire, je pense que c'est mérité. Je ne veux pas être méchant mais ce soir on avait l'impression que Quevilly jouait en Ligue 1 et Boulogne en CFA. C'est un truc de fou, nous avons vécu ensemble pendant 48 heures et on n'avait pas l'impression de préparer un quart de finale de la Coupe de France. Il y avait une telle décontraction. C'est un groupe de malades, hyper soudé."

Romain Corbard (milieu de terrain de l'US Quevilly): "Je suis entré en jeu car Joris (Colinet) n'était pas trop à l'aise, il avait des douleurs au ventre. Battre deux Ligue 1 à la suite (après Rennes en huitième, 1-0), c'est exceptionnel. Dommage que nous ne puissions toujours renouveler de telles performances en championnat."

Abdelmagide Ouahbi (milieu de terrain de l'US Quevilly): "On était tous bien ce soir, nous avions les jambes. Comparé au match disputé contre Rennes, nous avons beaucoup moins souffert. Cette fois, nous n'avons pas senti de différence. Face à Rennes, nous avions eu de la réussite pour ouvrir le score et nous avions bien défendu. Cette fois, nous avons fait la différence dans le jeu. Nous avons été clairement supérieurs à nos adversaires."

Laurent Guyot (entraîneur de Boulogne): "Samedi après la victoire contre Lorient on n'était pas la meilleure équipe du monde, ce soir, on n'est pas la plus mauvaise. Ce soir, c'est la meilleure équipe sur le terrain qui a gagné. La victoire de Quevilly ne souffre aucune contestation possible. J'avais dit qu'il faudrait faire un match de L1 pour passer et ce soir on a été mangé dans la récupération. A partir de là, malheureusement, c'est un scénario classique de Coupe de France, avec une équipe en face survoltée. On n'a pas été suffisamment costaud".

Jacques Wattez (président de Boulogne): "Ce soir, j'ai honte d'être Boulonnais".

Habib Bellaïd (défenseur de Boulogne): "De la colère ? Oui et non. On n'a pas été bon mais on n'a eu que ce qu'on méritait. La victoire de Quevilly est méritée, on est triste. C'est un coup de frein avant le match à Paris en championnat dimanche."

23/03/2010 par Xavier Richard Info France3

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:37


L'OM éloigne Lyon de la course au titre

Duel entre Taiwo et Réveillière lors de Marseille/Lyon

Duel entre Taiwo et Réveillière lors de Marseille/Lyon

AFP - Gérard Julien
L'OM, vainqueur 2-1 du choc de cette 29e journée contre Lyon, pointe au 4e rang à 3 points de Bordeaux et Montpellier.

Victorieux à domicile, Girondins et Languedociens reprennent la tête de la L1 à Auxerre, relégué à 1 point. Menés 1-0 par Lille sur un but de Hazard, Bordeaux a profité de la fatigue européenne des Dogues (battus jeudi à Liverpool) pour renverser la vapeur (3-1). Montpellier, tombeur de Valenciennes 2-1, reste dauphin à la différence de buts.

Lille craque après l'heure de jeu

La joie de Jussiê

Bordeaux a récupéré son fauteuil de leader de la Ligue 1 grâce à une victoire 3-1 sur Lille. Mené sur sa pelouse après un but du prodige belge Eden Hazard à la 24e minute, le champion a égalisé un quart d'heure plus tard par Michaël Ciani. Le match a basculé à la 65e minute avec un carton rouge pour le défenseur lillois Ricardo Costa après une charge dans la surface sur Marouane Chamakh. Le Brésilien Jussie a transformé le penalty consécutif à la faute pour donner l'avantage à Bordeaux, qui a mis fin à tout suspense à la 75e minute avec un coup de patte de son stratège Yoann Gourcuff qui revient en forme avec le printemps (5e but de la saison). 

Avec 56 points en 28 matches, Bordeaux devance à la différence de buts Montpellier, vainqueur 2-1 de Valenciennes, et compte toujours un match en moins. Auxerre, éphémère leader après sa victoire samedi sur le Mans, glisse à la troisième place, à un point des deux équipes de tête. Le Losc perd de son côté quasiment tout espoir de titre. Les Languedociens ont disposé des Nordistes grâce à des buts signés Montano (5e minute, son 10e but de la saison suite à un coup franc de Costa relâché par Penneteau) et Joris Marveaux (56e, de la tête sur un coup franc de "maître" Costa) avant que Ben Khalfallah -6e but de la saison- ne réduise l'écart à l'entame du dernier quart d'heure (2-1). Pour VA qui n'a plus rien à jouer, la fin de saison risque d'être un peu longue...


Marseille déborde Lyon

Leur incroyable match aller 5-5 avait laissé à la fois rêveur et pantois. Dans un championnat qu'on disait moribond et hermétique, ce choc avait fait l'effet d'un ovni, avec son incroyable scénario et des rebondissements à n'en plus finir. Plus de quatre mois après, l'Olympique de Marseille et l'Olympique lyonnais se sont de nouveau livrés une belle bataille dont les Phocéens sont sortis victorieux malgré la fatigue supplémentaire occasionnée par l'Europa Ligue (défaite contre Benfica jeudi alors que l'OL avait joué la semaine d'avant en C1).

L'OM, qui s'est imposé 2-1, reste au contact du leader bordelais alors que les espoirs de titre de l'OL sont de plus en plus compromis. Lyon a pourtant tout tenté et pourra toujours maudire les montants de Steve Mandanda qui ont repoussé les deux tentatives de Delgado (12e) et de Pjanic (46e).

Mais les Marseillais, totalement transfigurés en seconde période, avaient bel et bien décidé d'en finir avec leur lot de frustration des dernières semaines (matches nuls contre Lorient et à Toulouse). Et c'est Taye Taiwo qui a changé la donne, doublant la mise pour l'OM d'un superbe tir croisé après l'ouverture du score de Kaboré (67e, d'une frappe lointaine déviée) et surtout répondant du tac au tac à l'égalisation lyonnaise signée Gomis (80e, d'une belle tête décroisée sur un coup franc de Kallström, son 8e but de la saison). Le peuple marseillais peut ainsi respirer et de nouveau rêver de voir une nouvelle ligne ajoutée au palmarès du club, ce qui serait une première depuis 1993 et la Ligue des champions enlevée au grand AC Milan.


Réactions

Didier Deschamps (entraîneur de Marseille): "C'était un gros match, une grosse intensité. On a connu une entame laborieuse mais on avait joué il y a trois jours. Cela n'a pas été évident. En deuxième mi-temps, paradoxalement, on a été mieux. Je suis très fier de ce qu'ont réalisé les joueurs. Au sortir d'une déception comme l'élimination en C3, ce résultat est très important pour nous. Il y avait de l'envie, de la volonté. Les joueurs qui n'ont pas joué jeudi avaient cette fraîcheur, comme Hatem (Ben Arfa, ndlr) ou Mathieu (Valbuena, ndlr). C'est la tête qui commande les jambes. Les joueurs avaient à coeur d'obtenir une victoire qui était devenue obligatoire au vu des résultats des autres équipes."

Maxime Gonalons (milieu de Lyon): "Nous avions bien débuté le match. Nous nous sommes procurés des occasions en tirant notamment sur les montants à deux reprises. Nous avions à coeur de remporter ce match et il y a une grosse frustration. Nous sommes tous très déçus du résultat. Nous étions venus pour gagner mais nous n'avons pas eu la réussite avec nous.
   
Cris (défenseur et capitaine de Lyon): "Le championnat est très serré mais les points perdus contre Boulogne et Saint-Etienne vont coûter cher à la fin et cela commence à devenir compliqué pour nous".
   
Hatem Ben Arfa (attaquant de Marseille): "Nous avons affiché une grosse envie de démontrer que nous jouions chez nous. Je crois que c'est l'envie qui nous a permis de remporter ce match. Je pense que le résultat est mérité pour nous bien que Lyon ait tiré sur les montants. Nous avons fait un grand pas ce soir mais il ne faut pas s'enflammer. Il reste encore beaucoup de matches à disputer pour atteindre nos objectifs".

Alou Diarra (milieu et capitaine de Bordeaux): "Jouer contre un concurrent (direct), c'est bien de leur avoir mis trois points et de le maintenir à distance. L'écart a grandi avec Lille, qui est une équipe pas évidente à jouer, que l'on respecte énormément. On a souvent eu des difficultés contre cette équipe, on a su renverser la tendance après ce but un petit peu bête encaissé très tôt en première mi-temps. On devait les presser, les étouffer, c'est le contraire qui s'est passé. Dans la tête, on a encore du boulot au niveau de la concentration, de la rigueur. Mais la réaction est positive. Revenir à un partout à la mi-temps, c'était une bonne chose, on les a eus à l'usure et le match joué jeudi à Liverpool leur a pesé dans les jambes. Cela a été un avantage pour nous, il y a eu des bonnes choses au niveau du jeu, techniquement, c'est de mieux en mieux, on commence à retrouver le vrai visage de Bordeaux. Battre Lille 3-1 est un signe fort, on a réussi en 2010 à faire un résultat contre un concurrent direct, maintenant on est lancé pour cette dernière ligne droite".

Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux): "On est heureux d'avoir gagné, c'est une certitude. J'ai pris l'habitude de dire qu'il y a eu du bon et du moins bon. Ce soir, c'est encore le cas. L'entame de match a été plus que médiocre. On a vu un Bordeaux complètement dépassé lors des 25 premières minutes. Pour l'instant, ce n'est pas encore du grand Bordeaux, mais on arrive à gagner, à prendre des points. Il faudra être meilleur par la suite. Gourcuff est un élément positif comme l'a été la rentrée d'Alou Diarra. C'est le collectif qui arrivera à tirer l'équipe de Bordeaux vers le haut, mais à travers cela, ce sont les individualités qui feront la différence. C'est ce qui s'est passé en deuxième mi-temps."

Rudi Garcia (entraîneur de Lille): "On a fait le maximum, c'est sûr. Mais ce qui dominé, c'est la frustration. Il y a eu trop de faits de jeu défavorables pour qu'on puisse envisager de revenir avec un résultat positif. Cela a commencé avec un hors-jeu imaginaire d'Eden Hazard à 0-0. Il aurait pu aller jouer un un-contre-un avec Carrasso. Si après, on mène 2-0, ce n'est plus le même match. Ensuite, c'est la blessure d'Aurélien Chedjou alors qu'on était en place, et ensuite, réduits à dix, ça change tout. C'était mission impossible. On a fait une belle première période mais cela n'a pas suffi pour rapporter des points. A dix, quand vous en êtes à un cinquième match en 15 jours, cela devient beaucoup plus compliqué. Le troisième a scellé la rencontre. Il reste 9 matches et 27 points à distribuer. Rien n'est terminé même si, devant, les équipes ont pris des points. A nous de nous retrouver contre Montpellier."


Puel: "On a grillé un joker"

L'entraîneur de Lyon Claude Puel a estimé que son équipe avait "grillé un joker" dans la course au titre de champion après
sa défaite à Marseille 2-1. "Ce n'est pas une bonne opération et on a grillé un joker, si on en avait un. Il y avait matière de ramener au moins un point. Marseille a été combatif mais on savait que l'on devait venir chercher quelque chose ici", a déclaré le technicien lyonnais. "C'est une partie frustrante dans la mesure où on a fait une très bonne entame, a-t-il expliqué. On a eu beaucoup de situations et d'occasions. On a été surpris peut-être d'être aussi souvent en bonne position. Il nous a manqué de l'agressivité et de la conviction mais les débats se sont équilibrés ensuite." "Le prochain match contre Grenoble (vendredi, ndlr) devant notre public sera très important, on a besoin de prendre des points et de recoller au podium", a conclu Puel. A neuf journées de la fin du championnat, Lyon occupe la 6e place à 5 points du leader bordelais.

1 Bordeaux   56 28 17 5 6 46 23 +23
 
2 Montpellier   56 29 17 5 7 40 30 +10
 
3 Auxerre   55 29 16 7 6 30 24 +6
 
4 Marseille   53 28 15 8 5 50 30 +20
 
5 Lille   51 29 15 6 8 52 31 +21
 
6 Lyon   51 29 14 9 6 47 31 +16
 
7 Rennes   46 29 13 7 9 42 28 +14
 
8 Monaco   44 29 13 5 11 32 33 -1
 
9 Lorient   43 29 12 7 10 40 31 +9
 
10 Valenciennes   41 29 12 5 12 40 41 -1
 
11 Toulouse   38 29 10 8 11 29 26 +3
 
12 Paris SG   37 29 10 7 12 39 33 +6
 
13 Nancy   36 29 10 6 13 33 42 -9
 
14 Sochaux   36 28 10 6 12 23 35 -12
 
15 Lens   35 29 9 8 12 26 32 -6
 
16 Nice   32 29 9 5 15 29 45 -16
 
17 Saint-Etienne   29 29 7 8 14 20 34 -14
 
18 Boulogne   23 29 5 8 16 22 47 -25
 
19 Le Mans   21 28 5 6 17 25 43 -18
 
20 Grenoble   15 29 3 6 20 20 46 -26

22/03/2010 Grégory Jouin Info France 3 sport

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 12:26


Lyon contre Bordeaux,

cela signifie qu'il y aura une équipe française en demi-finales de la Ligue des champions




Tirage au sort des Quarts de finales:

1) Olympique Lyon -  Girondins Bordeaux
2) Bayern Munich - Manchester United
3) Arsenal - Fc Barcelone
4) Inter Milan - CSKA Moscou

Les matches aller de ces quarts de finale auront lieu les 30 et 31 mars,
 retour les 6 et 7 avril.

Demi-finales:

Vainqueur Quart de finales 1) contre 2)
Vainqueur Quart de finales 4) contre 3)

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 05:39

Football - LIGUE DES CHAMPIONS

Bordeaux, un quart de souffrance

 

Gourcuff en duel avec Nikopolidis

Gourcuff en duel avec Nikopolidis

AFP - JEAN-PIERRE MULLER
Les Girondins ont souffert pour se qualifier pour les 1/4 de la Ligue des Champions en gagnant (2-1) face au Pirée.

Pour la 1ère fois depuis 1988, Bordeaux atteint ce niveau européen mais il aura fallu souffrir pour récolter cette 7e victoire consécutive en Ligue des Champions. Un but de Gourcuff (5e), de la maîtrise puis tout craquait sur un but de Mitroglou (65e) et l'expulsion de Diarra, les 2 équipes finissant à 10. Mais Chamakh offrait la victoire à la 87e.

Pour la première fois depuis 2004, deux clubs français seront en quarts de finale de la Ligue des Champions, Bordeaux ayant rejoint Lyon.

Bordeaux facile puis fébrile

La pression était forte. Après aucune victoire lors des trois dernières sorties, Bordeaux était condamné à sortir un gros match lors de la venue de l'Olympiakos. Cela a été le cas durant une heure, avant que les démons entrevus en L1 n'apparaissent dans une fin de match crispante. Le petit but inscrit au Pirée laissait un avantage certain au moment de débuter, mais l'équipe de Laurent Blanc montrait d'entrée son intention de ne pas en rester là.

Sur le premier ballon du match, Fernando mettait le pied en milieu de terrain pour récupérer un ballon avec autorité. Le signe de l'énorme envie girondine qui récupérait les ballons très haut et asphyixiait les Grecs. A la 5e minute, pour une faute de Torosidis sur Wendel, Gourcuff héritait d'un coup franc excentré. Le milieu de terrain international plaçait le ballon magnifiquement dans la lucarne opposée pour l'ouverture du score en forme de chef-d'oeuvre (1-0). Les actions s'enchaînaient, et il fallait attendre 18 minutes pour que Le Pirée se montre dangereux avec un débordement et un centre de Zairi qui passait devant le but. Sur un jeu en triangle, la passe de Gourcuff était trop appuyée pour Wendel dans la surface (22e). Sur une passe de Trémoulinas, Gourcuff lobait son défenseur dans la surface puis récupérait le ballon mais était contré par la sortie de Nikopolidis (39e). Le jeu s'animait avec un débordement de Raul Barvo dont le centre en retrait était repris de volée par Zaïri, à côté (40e). Puis, Gourcuff, sur un coup franc un peu plus lointain que sur son but, tentait le même coup mais trouvait cette fois la barre transversale (44e). Et juste avant la pause, une frappe de Lua-Lua était coupée au centre par Derbyshire qui marquait, mais était signalé hors-jeu (46e). Un avertissement sans frais pour un Bordeaux dominateur, à l'aise, mais ne menant que (1-0).

Après la mi-temps, tout se décantait à l'heure de jeu. Après un avertissement pour contestation, Derbyshire était exclu pour un tacle sur Plasil (60e). L'Olympiakos devait finir le match à 10. Mais sur une touche anodine à 30m, la défense girondine était mal placée et Mitroglou se retournait pour placer une volée en pleine lucarne et égaliser (65e). Le coup était rude, et les affaires bordelaises se compliquaient sérieusement avec un deuxième avertissement récolté par Diarra en quelques minutes, synonyme d'expulsion et de parité à 10 contre 10 (68e). Avec l'espoir de qualification revenu et des Bordelais bien fébriles, les Grecs se montraient de plus en plus aux avants-postes. Et sur un centre du côté droit, raul Bravo, au deuxième poteau, voyait sa reprise déviée en corner par Sané, qui aurait pu tromper Carrasso (76e). Sur un ballon récupéré par Chamakh aux 40m, le Marocain partait seul au but mais le poussait trop loin et Nikopolidis pouvait intervenir (82e). La libération intervenait à la 88e minute, sur un centre déposé par Trémoulinas sur la tête de Chamakh, auteur d'un belle détente au deuxième poteau pour inscrire ce deuxième but (2-1).

Cette réalisation redonnait aux Girondins un peu d'air en cette fin de match, et grâce à cette 7e victoire consécutive en Ligue des Champions, Laurent Blanc et ses troupes s'ouvraient les portes des quarts de finale. Et rejoignaient ainsi l'Olympique Lyonnais pour permettre à deux équipes françaises d'être présentes à ce niveau, ce qui n'était plus arrivé depuis 2004.

17/03/2010 Par Thierry TAZE-BERNARD Info France 3

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 00:17


Football- Ligue des Champions

Le Barça et Messi ont dégainé



Lionel Messi encore décisif

Lionel Messi encore décisif

AFP-Lago
Sans véritable surprise, le FC Barcelone a décroché son billet pour les quarts de finale de la Ligue des Champions.
Auteur d'un 1-1 à l'aller, le Barça a cette fois corrigé Stuttgart 4-0, grâce à un doublé de Lionel Messi, de nouveau auteur d'un match remarquable. Dans un Camp Nou sous le charme, le club catalan, accessoirement tenant du titre, atteint les quarts de finale de la compétition pour la troisième année consécutive. la troisième année consécutive.
"Eliminer le Barça serait le plus grand exploit de ma carrière", avait déclaré le coach du VFB, Christian Gross. Il devra encore attendre un peu car le Barça vient de signer sa neuvième victoire d'affilée cette saison en Ligue des Champions. Le score du match aller avait laisser un petit espoir à Stuttgart (1-1), mais un certain Lionel Messi et son exceptionnel touché de ballon, en a décidé autrement.

Le N.10 argentin a ouvert le score en se jouant totalement de la défense. Ainsi, malgré quatre défenseurs qui se trouvaient à ses basques, Messi a pu tromper Lehmann en logeant le cuir dans la lucarne d'une frappe des 25 mètres (1-0, 13e). Le VFB avait bien du mal à encaisser ce but qui anéantissait presque leurs espoirs, et une dizaine de minutes plus tard, Rodriguez doublait la mise à la suite d'une combinaison dans la surface avec Messi et Touré en passeur décisif (2-0, 22e).

Si Thierry Henry qui avait pris place en pointe en remplacement de Zlatan Ibrahimovic ne parvenait pas à trouver le chemin des filets, Messi allait de nouveau s'illustrer. C'est sur une judicieuse talonnade de Dani Alves que Léo Messi allait tromper une deuxième fois le portier allemand sur une frappe croisée à ras de terre (3-0, 60e), pour le plus grand bonheur du Camp Nou, totalement envouté par le prodige argentin.

Huit minutes plus tard, ce satané N.10 ne passait pas loin d'un nouveau triplé, trois jours après celui réalisé en Liga contre Valence. Mais cette fois, Lehmann veillait au grain sur une reprise de la tête de Messi, au deuxième poteau. A 12 minutes de la fin, Henry sortait, remplacé par Milito.

A cinq minutes de la fin, Messi s'offrait un dernier raid, devant les buts de Lehmann, mais sa frappe était cette fois trop croisée. Bien servi par Ibrahimovic, Bojan participait à la fête en inscrivant le quatrième but à une minute du coup de sifflet final (4-0). Le Barça, tenant du titre, atteint pour la troisième fois de suite les quarts de finale de cette C1, alors que Stuttgart, n'a jamais dépasser le stade des huitièmes de finale.
17/03/2010 Romain Bonte Info France 3

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 05:18

 

Ligue des champions:

L'Inter élimine Chelsea !

Duel Malouda/Maicon lors de Chelsea/Inter

Duel Malouda/Maicon lors de Chelsea/Inter

AFP - Ian Kington
L'Inter Milan s'est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions en s'imposant 1-0 à Stamford Bridge.

Samuel Eto'o a marqué l'unique but de la rencontre à la 78e minute: héritant d'une longue ouverture de Sneijder, le Camerounais contrôlait et trompait Turnbull d'une frappe au ras du poteau. Chelsea, battu 2-1 à Milan à l'aller, a fini la rencontre à dix après l'exclusion de Didier Drogba (87e) pour son 2e carton jaune. L'Inter sauve l'Italie.

L'Inter Milan est le seul club italien qualifié pour les quarts cette saison. L'AC Milan, la Fiorentina et la Juventus de Turin sont passés à la trappe.
De son côté, Jose Mourinho a pris sa revanche sur Chelsea qui l'avait licencié en 2007. Pour les Blues, qui n'avaient plus perdu à domicile en C1 depuis le passage de Barcelone en 2006, le scénario est dur à avaler. Mais ils auraient pu l'éviter s'il avaient concrétisé à l'aller leur domination.

L'Inter tient le choc

Le signe indien est vaincu ! Jusqu'ici, les clubs anglais ne réussissaient pas à l'Inter. Arrêtés à ce stade de la compétition ces deux dernières années par Liverpool et Manchester United, les Nerazzurri avaient conscience que la tâche qui les attendait à Stamford Bridge était plus que difficile. La victoire de prestige au match aller (2-1) demandait confirmation d'autant que l'Inter restait sur une défaite sèche en Serie A (3-1) face à Catane.

Comme prévu, le premier quart d'heure s'avérait très tendu entre les deux équipes, Lucio et Drogba en venant presque aux mains après un pied un peu haut du Brésilien (dont le bout de la chaussure avait touché le visage de Florent Malouda). La première occasion était pour les Blues. Ballack frappait des 20 m dans l'axe mais le ballon passait à côté de la cage gardée par le très bon Julio Cesar (11e). A la 25e minute, Obi Mikel séchait Wesley Sneijder mais Monsieur Stark, l'arbitre allemand de la rencontre, n'avertissait que verbalement le milieu nigerian de Chelsea. Dans la foulée, Maicon sauvait l'Inter sur une reprise instantanée de Drogba consécutive à une tête de Malouda, toujours à la pointe du combat.

Le match, intense, n'atteignait toutefois pas des sommets. Le jeu, entaché par les fautes, restait très haché. A la 34e, Eto'o manquait d'ouvrir le score de la tête. Juste après, les Blues se procuraient une nouvelle occasion mais l'arbitre fermait les yeux sur une charge très limite dans la surface. Puis Samuel se sacrifiait sur un nouveau tir de Malouda qui prenait la direction des filets (41e). Avant la meilleure occasion de la première période: Drogba lançait idéalement Anelka dans la surface de réparation entre les deux défenseurs axiaux, mais Julio Cesar détournait le tir à bout portant de l'attaquant tricolore.

Chelsea dominait nettement la fin de ce premier acte et tout Stamford Bridge réclamait –en vain- un penalty pour un tirage de maillot très net de Samuel sur Drogba. Dans les ultimes secondes, le rusé défenseur argentin annihilait une nouvelle occase en contrant in extremis Lampard. Les deux formations regagnaient les vestiaires sur un score vierge.


Eto'o termine le travail

Dès l'entame de la seconde période, Thiago Motta écopait d'un carton jaune qui le privera du prochain match. Le coup franc tiré par Drogba trouvait les mains de Julio Cesar (48e). Sur un contre, Samuel Eto'o manquait son crochet sur Terry. Puis le portier de l'Inter effectuait une belle parade sur un tir de Malouda (52e). Lucio prenait un avertissement pour des paroles un peu franches envers l'arbitre. Le Brésilien manquera le prochain match des siens en Coupe d'Europe. Monsieur Stark ne sanctionnait pas que les Italiens, et Malouda puis Drogba récoltaient à leur tour une biscotte pour des charges trop appuyées.

A l'heure de jeu, Pandev, suite à une belle percée mal conclue, puis Milito, en pivot sur le corner suivant, donnaient des sueurs froides aux supporters anglais. A la 56e, Milito croisait trop son tir alors qu'il s'était retrouvé seul devant Turnbull. Chelsea commettait quelques erreurs que les Nerazzuri ne parvenaient pas (encore ?) à exploiter, au grand dame de Jose Mourinho, The Special One. A vingt minutes de la fin, Sneijder enroulait son coup franc pour la tête de Thiago Motta qui frôlait la barre transversale. L'Inter semblait reprendre le dessus sur Chelsea.

Et ce qui devait arriver arriva. A 11 minutes du terme, Sneijder délivrait une superbe ouverture dans la course de Samuel Eto'o qui prenait le meilleur sur Ivanovic d'un superbe contrôle avant d'aller tromper Turnbull d'un pointu parfait digne de l'attaquant racé qu'il est (0-1, 78e). On n'avait pas beaucoup vu le Camerounais dans ce match mais il avait surgi à point nommé pour débloquer la situation et inscrire son deuxième but européen de la saison. L'expulsion de Drogba, coupable d'avoir mis à terre Thiago Motta qui l'avait pourtant chargé le premier, était anecdotique. Tout comme l'ultime occasion de Samuel Eto'o dans les arrêts de jeu. Les supporters intéristes pouvaient bien scander le nom de Mourinho, encore imbattable dans son jardin anglais.

L'Inter, tellement jalousée et décriée en Italie, s'offrait une qualification méritée pour les quarts de finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Certes, il reste trois étapes à franchir pour reprendre un trophée que l'Inter attend depuis 1965 mais aujourd'hui, le champion d'Italie peut vraiment y croire.


Déclarations

Wesley Sneijder (milieu de l'Inter): "C'est un résultat important. Chelsea est l'une des plus grosses équipes du monde, et les battre est une étape importante. C'est important pour l'Italie même si nous ne sommes pas encore en finale. Mais si nous jouons comme aujourd'hui, nous pouvons y parvenir. Chelsea voulait se battre et l'a fait en première période. Mais nous avons dominé tout le match, ils ne nous ont pas mis en danger. On savait qu'il fallait se créer des occasions et elles sont finalement venues en fin de match. Nous aurions dû marquer plus de buts, deux ou trois. A l'aller on a eu de la chance, mais aujourd'hui, on méritait de gagner."

Carlo Ancelotti (entraîneur de Chelsea): "L'Inter a fait un gros match, en mettant la pression au milieu, en ratissant de nombreux ballons. Ils ne nous ont pas laissés jouer comme on voulait le faire. J'ai été impressionné par le travail défensif de leurs latéraux. Ils sont très solides et méritent leur victoire. Nous aurions pu faire un meilleur match. On n'a jamais été en contrôle du match. Il nous reste deux compétitions, la Coupe d'Angleterre et le championnat. Nous sommes déçus mais notre objectif désormais est de remporter les deux."

Jose Mourinho (entraîneur de l'Inter, sur Sky Sport Italie): "C'est un grand moment pour l'équipe, l'Inter, pour tous les joueurs qui avaient du mal à passer cette barrière des huitièmes de finales année après année. Et c'est une qualification qui ne doit rien à la chance, ou à du jeu défensif ou un adversaire qui ne joue pas bien. C'est une prestation incroyable, l'équipe a été parfaite. C'est une victoire fantastique, je l'ai fêtée comme jamais dans le vestiaire. Ici, c'est ma maison, avec Chelsea ou une autre équipe, je gagne toujours. C'est un stade vraiment +special+ pour moi... Cela faisait quelques années que l'Inter n'allait plus en quarts de finale, et là, on a gagné deux fois contre Chelsea, une très grande équipe. (à propos des trois attaquants alignés au coup d'envoi) Je connais ce stade, son atmosphère, les joueurs, aussi, pour moi, c'était impossible de se qualifier avec un 0-0 en jouant défensif".

16/03/2010 Par Grégory Jouin   Info France 3

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 05:57

 

L'OM a de la ressource

La joie d'Hatem Ben Arfa

La joie d'Hatem Ben Arfa

AFP - Francisco Leong
Marseille a arraché le match nul à Benfica en match aller des 1/8e de finale de la Ligue Europa (1-1).

Un but d'Hatem Ben Arfa dans les arrêts de jeu a permis à l'OM de conserver toutes ses chances de qualification pour les quarts de finale tout en récompensant les Olympiens qui ont répondu coup pour coup à des Portugais inspirés.

Mandanda et les fantômes du passé

Vingt ans après la fameuse main de Vata qui avait privé les Marseillais d'une finale de C1, c'est une autre histoire de main qui a encore failli sérieusement réduire les chances olympiennes de poursuivre l'aventure en Coupe d'Europe. Par bonheur, si elle n'est peut-être pas aussi brillante que la formation des Francescoli and Co, l'OM version 2010 a un mental d'acier et un but d'un Ben Arfa de retour en grâce a fait oublier la faute de gant de Steve Mandanda. Grâce à ce but inscrit dans les ultimes secondes, les hommes de Didier Deschamps aborderont le match retour au Vélodrome en ballotage favorable.

 

Réduit de moitié, le Stade de la Luz n'en demeure pas moins un temple du football qui continue d'impressionner. Portés par leurs bouillants supporters, les Portugais abordent ce huitième le couteau entre les dents mais ce ont bien les Français qui sont tout près de planter le poignard par l'intermédiaire de Lucho. L'ex-joueur du rival honni Porto "se rachète" pourtant auprès des fans lisboètes en manquant l'immanquable à cinq mètres des cages de Julio César (15e)! Puis c'est Brandao, au terme d'un bel appel croisé qui file au but mais le Brésilien s'excentre trop et finit par dévisser totalement sa frappe. Sur son banc, Deschamps fulmine (21e). D'autant que les "Aigles" de Benfica, qui ont laissé passer l'orage, fondent désormais sur leur proie. A l'origine de tous ces vols en piqué, l'intenable Di Maria fait passer des frissons dans l'échine de la défense phocéenne qui voit son coup de tête stoppé par Mandanda, puis sa passe lumineuse pour Cardoso est mal exploitée par ce dernier. Dans la foulée, Aimar bute à son tour sur le portier international tricolore et Marseille courbe de plus en plus le dos.

 

En seconde période, l'OM se ressaisit et parvient à mieux contrôler Di Maria et Saviola, les feux-follets rouges et blancs, le grand match de Diawara n'y étant pas étranger. Du coup, les Français s'enhardissent à nouveau mais Julio César, qui, sur ce match, n'a rien à envier à son homonyme de l'Inter, repousse d'abord une frappe lointaine de Cheyrou (53e) avant de réaliser une parade somptueuse sur une tête piquée à bout portant de Niang (62e) ! Intervient alors la 76e minute et ce débordement qui aboutit à un centre anodin sur lequel Mandanda relâche inexplicablement le ballon dans les pieds de Maxi Pereira qui traîne dans la surface ! Ça fait 1-0 et le pauvre gardien marseillais doit se sentir bien seul à ce moment là… Il trouve cependant la ressource pour se remobiliser et détourner, du bout du gant, un missile de Ramires qui fracasse la barre transversale (86e) !

 

Ben Arfa éteint La Luz

 

Benfica, qui a prouvé pourquoi il domine le championnat portugais cette année, s'achemine vers un succès porteur d'espoirs quand, à la suite d'un magnifique dédoublement de passes sur le flanc droit, Bonnart centre pour la tête d'Hatem Ben Arfa, qui catapulte la gonfle dans le but  (1-1, 93e). Entré à un quart d'heure de la fin, le prodige de l'OM confirme son retour en forme sous les couleurs olympiennes en inscrivant ce but qui pourrait bien s'avérer décisif en vue d'une qualification pour les quarts de finale de cette Ligue Europa.

 


La Juve se relance

La Juventus, net vainqueur de Fulham (3-1), confirme son réveil. Convalescente en championnat, la "Vieille Dame" a livré un match assez sérieux pour faire la différence rapidement (9, 25), et ensuite en remettre une petite couche (45+3), toujours avant la pause, après la réduction de la marque par Etuhu (36). Au passage, les Français de la Veille Dame ont brillé puisque Zebina puis Trezeguet ont trouvé l'ouverture!

           

A Madrid, les autres Portugais du Sporting, réduits d'abord à 10 (exclusion de Grimi à la 31e), puis à 9 (Tonel, 89e), ont arraché le nul (0-0) contre l'Atletico. Enfin, le Panathinaikos a craqué à la surprise générale à domicile devant le Standard (1-3), les autres Belges d'Anderlecht tombant à Hambourg sur le même score. Le Werder et Wolfsburg, auteurs d'un nul à Valence et à Kazan sur le même score (1-1), ont réussi une bonne opération.

 


DECLARATIONS :

Benoît Cheyrou (milieu de terrain de Marseille): "C'était rageant de prendre ce but. Repartir avec une défaite 1-0, ce serait sévère. On a eu des ressources morales et on a été récompensé de nos efforts. Il y a le match retour. On n'a pas de mauvais résultat. On a fait un bon match. Depuis le début de la saison, on a bien progressé et il nous reste encore de la marge pour progresser."

 

Didier Deschamps (entraîneur de Marseille): "Mais même si nous égalisons au moment où nous étions un peu moins bien, nous n'aurions pas mérité de perdre. Si maintenant Ben Arfa se met à marquer de la tête... ! Ce but récompense nos efforts, dans un vrai match de Coupe d'Europe".

 

Jorge Jesus (entraîneur de Benfica): "Nous nous attendions à ce que la qualification ne se joue pas en un seul match. Mes joueurs ont donné le maximum. On s'attendait à une prestation de qualité de la part de Marseille, qui part évidemment favori désormais. Nous en sommes convaincus un peu plus désormais... Mais mon équipe peut marquer n'importe où, tout reste ouvert."
12/03/2010 Julien Lamotte Info France 3

Lille prend une option

La joie des Lillois face à Liverpool

La joie des Lillois face à Liverpool

AFP - Philippe Huguen
Le Losc a battu Liverpool en match aller des huitièmes de finale de la Ligue Europa (1-0).

Un but d'Eden Hazard en fin de match a permis aux Lillois de battre Liverpool au terme d'une rencontre où chacune des deux équipes a eu sa chance. Au final, ce sont les Nordistes qui font la très bonne opération et qui peuvent envisager sereinement le match retour à Anfield.

Hazard fait bien les choses

Lille a fait un pas vers les quarts de finale de la Ligue Europa en faisant tomber la légende Liverpool. Les Reds, qui évoluaient en blanc pour l'occasion, n'en finissent plus de décevoir au cours de cette saison décidément noire pour eux. Devant 18.000 spectateurs transis de froid mais qui remplissaient au complet le Staium Nord, les Anglais ont peut-être découvert un joueur qui fera peut-être prochainement les beaux jours de la Premier League. Eden Hazard a éclaboussé le match de toute sa classe, bien aidé par un collectif qui a encore démontré toute sa solidité. Du talent et du béton : Lille peut voir loin…

 

Lente à démarrer, la rencontre s'ouvre par une longue période d'observation. La première mèche est allumée par Babel qui contrait Landreau à une parade de gardien de hand, ce dernier repoussant le tir croisé du Néerlandais du pied (25e). Cette alerte rouge fait suite à une bonne entame lilloise, notamment rythmée par les raids solitaires d'Eden Hazard, qui fait parler sa conduite de balle malgré une pelouse dans un état plus que suspect. Si le Losc domine territorialement cette première période, ce sont bien les hommes de Benitez qui se montrent les plus dangereux devant le but à l'image de cette double occasion coup-franc de Gerrard puis tête de Torres, repoussée par Landreau (41e). Le portier nordiste est en état de grâce, Eden Hazard n'est pas en reste non plus. C'est lui qui se procure la dernière action de classe des 45 premières minutes, à la suite d'un enchaînement d'une grande finesse (roulette-frappe brossée) mais Reina s'interpose.

 

A la reprise, Liverpool va faire illusion quelques minutes en accélérant sensiblement le rythme. Mais après avoir buté sur Rami and Co, les Anglais reprennent leur train de sénateur et refusent de se livrer. Face à un tel mur, la solution peut venir d'une frappe lointaine. Frau (65e), puis Cabaye (71e), l'ont bien compris et s'essaient à 30 mètres. Sans succès. Alors Eden Hazard repart au mastic. Le Belge continue de provoquer par ses dribbles et obtient un nouveau coup-franc, cette fois-ci excentré sur le côté gauche. Hazard prend ses responsabilités et le tire très fort devant la cage de Reina… Parfaitement travaillé, le ballon n'est finalement touché par personne et finit au fond des filets (1-0, 84e) ! C'est le quatrième but du prodige lillois dans cette compétition, certainement pas le moins important. Dans la foulée, Aubameyang est tout proche de réussir le but du break mais sa volée termine sur le montant de Reina (87e). Sonnés, les Reds poussent dans les arrêts de jeu et terrorisent le Stadium quand Gerrard, par ailleurs transparent tout au long du match, oblige Landreau à une ultime parade décisive (93e). Avec deux joueurs aussi déterminants aux deux extrémités du terrain, Landreau et Hazard, Lille peut appréhender l'enfer d'Anfield avec un peu plus de quiétude.

 


Déclarations :

Rafael Benitez (entraîneur de Liverpool): "Ce match est un peu meilleur que les derniers. Il y a eu des choses positives. Bien sûr, pas le résultat. Le terrain n'était pas très bon, on a vu des rebonds bizarres devant le gardien. L'arbitre a trop sifflé à mon goût. Quand on joue à l'extérieur, il faut marquer, le but à l'extérieur donne un grand avantage. Je regarde plus l'équipe, mais je suis très content du match qu'ont joué certains joueurs. Aujourd'hui, on a montré une attitude positive. On doit jouer pour nos fans, et on le fera au match retour. J'ai vraiment aimé la réaction des joueurs. Dans un bon jour, nous pouvons battre n'importe qui à Anfield, avec nos supporteurs. (à propos de Lille) Nous savions que c'était une bonne équipe, avec de bons joueurs. Mais ce sera difficile pour eux, à Anfield. Je pense que nous pouvons les battre".

 

Rudi Garcia (entraîneur de Lille) : "En coupe d'Europe, gagner 1-0 à domicile, c'est toujours un bon résultat. On a un grand gardien, à trois occasions, il a été décisif. On a su imposer notre jeu en seconde période, c'est une satisfaction. On a tout à gagner dans cette confrontation. Tout le monde nous voit éliminés depuis le tirage au sort. Maintenant, rien n'est fait pour le match retour, mais c'est un bon résultat pour nous. Ce sera un peu le même genre de match que contre Fenerbahce. Il faudra marquer là-bas. Il faudra aller à Liverpool pour nous qualifier. De toute façon, on n'est pas programmé pour ne faire que défendre, pour garder un 0-0. Il faudra être capable de marquer. Le match aller doit nous donner confiance, nous montrer qu'on est capable de rivaliser avec cette grande équipe".
11/03/2010 Julien Lamotte Info France 3

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