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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 05:46

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La cigarette la plus cancéreuse, c’est...

  

...celle du petit matin au réveil. Tous les fumeurs ne meurent pas du cancer. Mais tous ne fument pas de la même manière. Or fumer dans les trente minutes qui suivent le réveil augmente considérablement le risque de cancer. On peut désormais identifier les fumeurs les plus exposés.

Le degré de l'addiction se mesure à des détails. Ne plus pouvoir faire l'économie d'un premier verre de blanc (de bière, de calvados etc.) dès le matin signe à coup sûr un alcoolisme avancé. Se sentir mal si l'on est privé d'une première cigarette au saut du lit témoigne d'une assuétude assez redoutable au tabac. Dans les deux cas, continuer à consommer ajoute immanquablement aux effets délétères de la drogue sur l'organisme. Les comparaisons s'arrêtent toutefois là. Pour l'alcool, différents tests permettent de mesurer assez fidèlement ces conséquences pathologiques; à commencer par le dosage sanguin des gamma GT et celui de CDT.

La situation est radicalement différente pour ce qui est des fumeurs. Aucun dépistage radiologique organisé ne permet, pour l'heure, d'identifier précocement le cancer broncho-pulmonaire du tabac. Les premiers symptômes (toux chronique, crachats sanglants, amaigrissement) ne surviennent que lorsque la lésion cancéreuse a atteint un stade avancé de son développement. Soit souvent bien trop tard pour une espérance de vie normale.

Peut-on espérer d’identifier les personnes qui, au sein de la population générale des fumeurs, sont les plus à risques de souffrir d’un cancer? Une étape encourageante vient d’être faite dans ce domaine par une équipe américaine. Cette équipe dirigée par le Pr Joshua E. Muscat (Université de l’Etat de Pennsylvanie) avait déjà franchi un premier pas en 2011: elle avait alors démontré  dans  deux études publiées  dans la revue Cancer que les fumeurs qui allument leur première cigarette dans les minutes qui suivent leur réveil ont, par rapport aux autres, un risque nettement accru d’être victime d’un cancer du poumon ou d’un cancer dit «de la tête et du cou».

Conséquences pratiques

Leur analyse «cancer du poumon» avait inclus 4.775 cas de cancer du poumon et 2.835 cas contrôles. Tous les volontaires étaient  des fumeurs réguliers et consommaient de manière chronique des quantités équivalentes de cigarettes. Comparativement aux personnes qui fumaient plus d’une heure après leur réveil, celles qui fumaient entre 31 à 60 minutes après étaient 1,31 fois plus susceptibles de développer un cancer du poumon. Et celles qui fumaient dans les 30 premières minutes l’étaient 1,79 fois plus.

Leur analyse pour les cancers de la tête et du cou portait sur 1.055 cas de cancer et 795 cas contrôles. Les personnes qui fumaient entre 31 et 60 minutes après étaient 1,42 fois plus susceptibles de développer un ce type de cancer et celles qui fumaient dans la première demi-heure l’étaient 1,59 fois plus.

Le Pr Muscat pensait alors pouvoir attribuer à la nicotine ce risque accru d’apparition de cancer. «Ces fumeurs ont des niveaux plus élevés de nicotine et éventuellement d'autres toxines du tabac dans leur corps, et ils peuvent être plus accro que les fumeurs qui s'abstiennent de fumer pendant plus d’une demi-heure, avait-il expliqué lors de la publication de son travail. C'est peut-être une combinaison de facteurs génétiques et personnels qui provoquent une forte dépendance à la nicotine». Lui et son équipe en savent aujourd’hui un peu plus. Et la nouvelle découverte que son équipe vient de faire devrait avoir de notables conséquences pratiques. 

Steven A. Branstetter et Joshua E. Muscat ont ainsi découvert que, par rapport aux autres consommateurs, les fumeurs de la première demi-heure ont des niveaux plus élevés de «NNAL». Il s’agit là d’un métabolite d’une substance cancérogène «NNK» (Nicotine-derived nitrosamine ketone ou 4 - (méthylnitrosamino) -1 - [3-pyridyl]-1-butanone) spécifique au tabac.

Leur travail vient d’être publié dans la revue Cancer, Epidemiology, Biomarkers and Prevention. Le Pr Branstetter, spécialiste de «santé bio-comportementale» à la Penn State, rappelle que la NNK est bien connue pour induire des tumeurs du poumon chez plusieurs espèces de rongeurs. Et les concentrations  de NNAL dans l’organisme peuvent permettre d’évaluer le risque de cancer broncho-pulmonaire chez les rongeurs comme chez l'homme. On sait d’autre part que les niveaux de NNAL chez les fumeurs ne varient pas sur de courtes périodes. Dès lors, une seule mesure reflète l'exposition de le personne dépendante et son niveau de risque.

Effet planant de la première clope

Pour arriver à ce résultat, l’équipe universitaire américaine a travaillé à partir des échantillons d’urine récoltés auprès de 1.945 fumeurs adultes; tous participaient à la cohorte NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey). On leur avait demandé de noter aussi fidèlement que possible ce qu’il en était de leur «comportement tabagique» dans la journée, et ce dès leur réveil.

Il est ainsi apparu que 32% des participants fumaient leur première cigarette dans les cinq minutes qui suivaient le réveil, 31% dans les six à trente minutes, 18% dans les 31 à 60 minutes, 19% fument leur première cigarette plus d'une heure après le réveil. Après analyse multifactorielle (âge des participants et âge de début du tabagisme, sexe, exposition au tabagisme passif) et élimination des biais statistiques, les auteurs américains ont pu établir que le niveau de la concentration en NNAL était plus élevé chez les personnes qui fument le plus tôt après leur au réveil; et ce quelle que soit la fréquence de leur tabagisme et quels que soient les autres facteurs prédictifs des fortes concentrations en NNAL.

Le phénomène est frappant: les taux urinaires de NNAL ajustés avec le nombre de cigarettes fumées par jour, sont deux fois plus élevés chez ceux (et celles) qui fument dans les cinq minutes qui suivent le réveil par rapport à celles et ceux qui s’abstiennent de fumer pendant au moins 1 heure (0,58 vs 0,28 ng / ml).

Pourquoi?

Les auteurs estiment que les personnes dépendantes qui ressentent très tôt le besoin de fumer après leur sommeil sont aussi celles qui inhalent le plus profondément la fumée de cigarette et les toxiques chimiques qu’elle contient.

D’où les niveaux élevés de NNAL dans les fluides de l’organisme, l’imprégnation durable des tissus les plus exposés aux fumées et goudrons. Et donc le risque plus élevé de cancers broncho-pulmonaires, de la bouche et du nez. Mais nombre de fumeurs confient aussi que la cigarette grillée au saut du lit (voire avant ce saut) est aussi celle qui fait le plus «planer».

Pour les auteurs de ces travaux (comme pour ceux qui le découvrent), les conclusions sont évidentes: les fumeurs de la première demi-heure sont ceux qui devraient en priorité bénéficier d’incitations et d’aides à l’arrêt (total ou partiel) de leur consommation. Les bénéfices seraient à la fois individuels et collectifs. Une mesure a minima pourrait être de les inciter à dépasser cette demi-heure identifiée comme à très haut risque. Ces interventions pourraient aussi être soutenues par un dépistage des niveaux urinaires de NNAL. Les résultats pourraient contribuer à faire prendre conscience aux fumeurs de leur degré d’intoxication à la manière dont les résultats des dosages sanguins de gamma GT peuvent le faire chez les malades de l’alcool.


Ces avancées sont possibles, peu coûteuses et hautement rentables.

Pourquoi attendre?

Elles ne pourraient être mises en œuvre que dans le cadre d’une politique de lutte contre le tabac qui ne se bornerait pas à interdire dans les espaces publics la consommation d’une drogue légale et lourdement taxée par l’Etat qui conserve jalousement le monopole de sa commercialisation.

En France, les pouvoirs publics sanitaires font savoir que le tabac est responsable chaque année d’environ 73.000 décès prématurés dont 44.000 par cancers.

Merci à Jean-Yves Nau slate.fr 11 Avril 2013 pour ce super article, qui permettra je l'espère à faire avancer la santé publique dans le dépistage au moins ciblé des personnes à risque.

 http://www.slate.fr/story/70685/la-cigarette-la-plus-cancereuse-celle-du-matin-reveil

 

http://fr.news.yahoo.com/cigarette-canc%C3%A9reuse-c-150323833.html

 

Arrêt du tabac par mésothérapie homéopathique périauriculaire

 

http://www.dorffer-patrick.com/article-arret-du-tabac-par-mesotherapie-homeopathique-periauriculaire-106504681.html 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 06:45

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Bisphénol A et cancer : les preuves s'accumulent

 

Le Monde note qu’« au terme d'un travail de longue haleine ayant rassemblé les contributions d'une centaine de scientifiques, l'Anses a rendu public un avis sur le bisphénol A singulièrement inquiétant pour les générations à venir. Rarement – jamais peut-être – une agence de sécurité sanitaire aura rendu des conclusions aussi alarmantes sur un polluant à ce point omniprésent dans notre environnement quotidien ».  
Le journal indique que « selon l'agence, "certaines situations d'exposition de la femme enceinte au BPA présentent un risque pour la glande mammaire de l'enfant à naître". Les enfants exposées in utero à des taux de BPA pourront avoir un risque accru de contracter un cancer du sein plus tard dans leur vie ».  
Le quotidien note que « d'autres risques (troubles du comportement, défauts de l'appareil reproducteur femelle, obésité) pour l'enfant à naître ont été évalués comme "négligeables" pour la population générale, mais ne sont pas exclus pour certaines catégories.
D'autres risques encore – pour la prostate, la thyroïde, la fertilité masculine, etc. –, avérés ou suspectés sur l'animal, n'ont pu être évalués par les experts, faute de données suffisantes ».  
Le Monde explique donc que « dans 23% des situations, les femmes enceintes sont potentiellement exposées à des taux de BPA présentant un risque accru de cancer du sein pour l'enfant à naître. Ce taux ne peut être directement extrapolé, mais il rend plausible le fait qu'entre un cinquième et un quart des femmes enceintes ont un taux d'imprégnation au BPA excédant une valeur de référence calculée par les experts de l'Anses ».
« Selon l'Anses, la première source d'exposition est de loin l'alimentation, qui contribue à quelque 84% de l'exposition de la femme enceinte au BPA. Environ la moitié de l'exposition totale provient des résines époxy qui gainent l'intérieur des boîtes de conserve. […] Les sources d'environ 25% à 30% de la contamination des aliments consommés n'ont pas pu être déterminées », poursuit le journal.
Le Figaro se penche également sur « les risques pour le fœtus du bisphénol A », relevant notamment que « l’Anses a passé en revue les risques liés aux tickets de caisse ou de cartes de crédit, dont un très grand nombre contient du bisphénol A. «La manipulation des tickets thermiques conduit à des situations à risques», et les caissières sont les plus exposées ».  
« L’Anses met également en avant les risques liés à «l’eau conditionnée dans des bonbonnes en polycarbonate» (fontaines à eau), que l’on trouve un peu partout dans les entreprises, les salles d’attente, certains lieux publics. La consommation de cette eau «peut contribuer à une augmentation conséquente de l’exposition interne au BPA et pourrait ainsi, ajoutée aux autres expositions, entraîner un risque “additionnel” pour l’enfant à naître» », ajoute le quotidien.

Le Parisien retient que le BPA « est bel et bien dangereux », La Croix souligne « la nécessité de réduire le bisphénol A », L’Humanité parle de « nouvelle alerte » sur le BPA, tandis que Les Echos titre : « Bisphénol A : un risque pour la santé de mieux en mieux cerné ». Le journal indique que « l'Anses appelle les industriels à la prudence dans l'emploi de produits de substitution ».

Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 10 Avril 2013

 

Un épidémie de pathologies à venir? 

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:21

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Fumer allonge de 6 semaines la guérison d'une fracture

Le Figaro indique en effet que « fumer n'encrasse pas seulement nos poumons, cela entrave également la résorption des fractures osseuses et augmente le risque de complications », selon une étude de chercheurs de l'université de médecine de Pennsylvanie (Etats-Unis), dévoilée en mars au congrès annuel de l'Académie américaine de chirurgie orthopédique.
Le journal explique que « les chercheurs ont analysé une vingtaine d'études concernant au total 6.480 patients, dont 1.457 fumeurs. Tous ont été soignés pour des fractures diverses (tibia, fémur, hanche, cheville, humérus, os longs des membres), à l'aide de différentes techniques (fixateur externe, fixateur interne du type vis, plaque vissée, clou) pouvant être combinées ».  
Le quotidien observe que « la guérison d'une fracture chez un non-fumeur prend en moyenne 24,1 semaines, contre 6 semaines de plus chez les consommateurs de tabac.
Dans le cas plus spécifique du tibia, la différence s'accroît encore : 25,1 semaines pour les non-fumeurs, mais 7 semaines de plus pour les fumeurs ». Le Figaro ajoute que « le tabagisme s'accompagne aussi d'un nombre accru de complications. La fréquence des retards de consolidation de la fracture […] augmente de 15% chez les fumeurs présentant l'os d'un membre brisé. De même, le risque d'infections superficielles ou profondes chez les fumeurs (7%) est supérieur à celui constaté chez les non-fumeurs (2 à 4%) ».  
La Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sofcot) explique ainsi que « fumer du tabac entraîne une absorption de monoxyde de carbone, qui empêche une oxygénation suffisante des tissus.
Quant à la nicotine, elle diminue la production de collagène. Ce sont principalement ces deux agents, extrêmement nocifs pour la santé, qui entraînent une cicatrisation plus difficile et, surtout, qui favorisent l'infection des plaies chirurgicales et nuisent à la consolidation osseuse ».  

Le Dr Samir Mehta, chef du service d'orthopédie traumatologique à l'hôpital universitaire de Pennsylvanie et co-auteur de ce travail, retient pour sa part que « cette étude nous donne la possibilité d'aider les patients à comprendre que le tabac ne concerne pas seulement la santé de leur cœur. Le risque doit être pris en compte au moment de la blessure et quand on envisage une intervention chirurgicale ».

Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 8 avril 2013

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 11:51

 

La fin des antibiotiques, un défi mondial


Paul Molga constate dans Les Echos qu’« un nombre croissant de germes ne réagissent plus aux traitements antibiotiques. Réduire notre consommation ne suffira pas. De nouvelles stratégies thérapeutiques sont à l'étude ».  
Le journaliste relève ainsi que « depuis le début du printemps arabe et l'aggravation de la crise économique dans les pays du sud de l'Europe, c'est la panique dans les hôpitaux du bassin méditerranéen ». Le Pr Patrice Nordmann, chef du service de bactériologie-virologie-parasitologie de l'hôpital Bicêtre et directeur de l'unité Inserm résistances émergentes aux antibiotiques, observe : « Avec la désorganisation des services médicaux, le nombre d'infections résistantes à quasiment tous les antibiotiques connus a littéralement explosé ».
Paul Molga relève que « depuis quelques semaines, le réservoir déborde des pays sources (Grèce, Italie, Espagne et Maghreb). A Rotterdam, plus de 3.000 patients ont été infectés par des souches d'entérobactéries multirésistantes aux traitements. En Grande-Bretagne, après une chute spectaculaire de la présence des staphylocoques dorés en 10 ans, les autorités sanitaires assistent à de nouvelles flambées bactériennes importées d'Inde par le tourisme médical low cost ».  
« En France, l'InVS a signalé des souches d'Acinetobacter baumannii ultrarésistantes, dont la part dans les maladies nosocomiales est passée de 3% en 2008 à plus de 11% en 2011, entraînant la mort des patients contaminés dans 17% des cas. Plus inquiétant : les cas d'infections réfractaires ne sont plus circonscrits au milieu hospitalier », poursuit le journaliste. Le Pr Nordmann déclare ainsi qu’« il faut s'attendre à un tsunami ».
Paul Molga remarque que « l'accélération du phénomène inquiète aussi l'OMS. Sa directrice, le Dr Margaret Chan, a calculé que 440.000 cas de tuberculose - sur 8 à 10 millions recensés chaque année dans le monde - correspondent à une forme multirésistante qui fait a minima 150.000 victimes dans pas moins de 64 pays. Dans un rapport publié l'an passé, l'organisation redoute «un retour à la période où les antibiotiques n'existaient pas» ». Le journaliste précise : « Sans antibiotiques, plus de chirurgie, plus de greffes d'organe, plus de chimiothérapies, plus de barrière thérapeutique pour empêcher la propagation des contagions… ».  
Le Pr Nordmann explique que « la surconsommation d'antibiotiques, encouragée par leur vente libre dans certains pays, force la transmission des mécanismes de résistance naturels en sélectionnant les gènes les mieux adaptés à la survie dans les environnements suraseptisés ».
Paul Molga ajoute que « la surconsommation n'est pas seulement le fait des prescriptions incontrôlées : d'après l'OMS, au moins la moitié des antibiotiques produits dans le monde sont administrés à titre préventif aux animaux d'élevage. […] La chute vertigineuse de la recherche de nouveaux antibiotiques n'arrange rien à l'affaire ».  
Le journaliste souligne toutefois que « cette course contre la montre motive les recherches de nouvelles approches thérapeutiques. A l'Institut Pasteur, le laboratoire que dirige Jean-Marc Ghigo étudie par exemple le métabolisme de biofilms pour concevoir des outils chirurgicaux et du matériel hospitalier sur lesquels les bactéries seraient incapables de se fixer. […] Le Centre d'analyse stratégique recommande pour sa part de pousser la recherche en phagothérapie, une discipline quasi centenaire détrônée par l'avènement des antibiotiques. A l'aide de virus bactériophages, elle peut cibler très précisément des agents pathogènes en protégeant de la pression de sélection les bactéries amies des flores humaines ».
Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 02-04-2013

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 09:13

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La FIBROMYALGIE en 2013

Cette pathologie doit être évoquée devant un syndrome polyalgique. Sa prise en charge est complexe et doit bénéficier d’un abord pluridisciplinaire.

 

La fibromyalgie (FM) est un syndrome caractérisé par des douleurs diffuses et chroniques associées à de la fatigue et à des troubles du sommeil ainsi qu'à des troubles somatiques variés, sans maladie sous-jacente individualisable. Il s'agit d'une affection fréquente touchant 3.4 % des femmes et 0.5 % des hommes. La FM serait à elle seule aussi fréquente que les rhumatismes inflammatoires chroniques et les arthrites micro-cristallines réunies. Selon une enquête française, chaque rhumatologue suit en moyenne 30 FM et chaque généraliste 6 (1).

PATHOGÉNIE

Elle est pour l'instant mal connue mais certaines hypothèses ont été privilégiées ces dernières années :

Le rôle du système nerveux central

. Afférent : au niveau des neurones médullaires, qui seraient responsables d'un phénomène de "wind-up" ou perception anormale et douloureuse de stimuli répétés par rapport aux sujets normaux.

. Efférent : le système inhibiteur descendant de la douleur paraît altéré et ne module pas suffisamment l'activité des neurones médullaires, phénomène mieux connu sous le terme de sensibilisation centrale.

Les techniques de neuro-imagerie fonctionnelle par IRM ont montré que, lors de stimulations non douloureuses les patients FM ont une activité plus importante que les contrôles dans les dans les zones insulaires, pré-frontales, motrices accessoires et cingulaires.

Le rôle du système neuroendocrine et autonomique

L'activité insuffisante du système sérotoninergique entraînerait une dysfonction du système corticotrope. L'hormone de croissance est diminuée pendant la nuit. La perturbation de la phase 4 du sommeil dans la FM, période où elle est normalement secrétée, en serait l'explication. Le système sympathique est hyporéactif au stress.

Le rôle des facteurs génétiques

L'allèle S (short) du gène du transporteur de la sérotonine (neuromédiateur important dans cette affection) est plus fréquemment retrouvé chez les FM que dans la population générale.

TABLEAU CLINIQUE

Le début est le plus souvent progressif mais peut aussi être brutal chez une femme de la trentaine, souvent hyperactive par le passé. Divers facteurs déclenchants sont répertoriés : accident, deuil, stress, infection virale…

À la phase d'état, la plainte est essentiellement douloureuse. Les douleurs sont principalement axiales mais une impression de gonflement articulaire, des troubles vasomoteurs et un enraidissement matinal sont possibles. Ces douleurs sont majorées par le froid et le stress et sont peu sensibles aux antalgiques et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens.

A part la douleur, d'autres symptômes sont très évocateurs et doivent être recherchés attentivement : fatigue, sensation de muscles noués, paresthésies, anxiété, troubles du sommeil, perte de mémoire, troubles digestifs (Tableau I).

L'examen clinique retrouve des points douloureux d'insertion qui peuvent se situer dans des zones spontanément douloureuses ou non (Figure 1). Il n'y a jamais de gonflement ou de limitation articulaire objectivable.

CRITERES DIAGNOSTIQUES

En 2010, le Collège Américain de Rhumatologie (ACR) a actualisé les critères diagnostiques de FM datant de 1990 (2).

Pour satisfaire à ces critères, une patiente doit avoir les 3 conditions suivantes réunies :

- Douleur diffuse et sévère : au moins 7 points douloureux d'insertion à la pression et score de sévérité des symptômes* (fatigue, sommeil non réparateur, troubles cognitifs, troubles somatiques divers [digestifs, paresthésies, troubles vaso-moteurs…]) supérieur ou égal à 5 OU entre 3 et 6 points douloureux et un score de sévérité des symptômes supérieur ou égal à 9.

- Symptômes évoluant depuis plus de 3 mois.

- Pas d'autre pathologie susceptible d'expliquer les douleurs.

* chaque item pouvant être coté entre 0 et 3

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

La FM est un diagnostic d'élimination et d'autres pathologies doivent être systématiquement discutées avant de l'envisager (Tableau II). Lors d'une première consultation, un bilan biologique et immunologique doit être réalisé et comprendra : numération formule sanguine, protéine C-réactive, calcémie, phosphorémie, enzymes musculaires, fer sérique, hormones thyroïdiennes, facteur rhumatoïde, anticorps anti-nucléaires.

TRAITEMENT

Les buts thérapeutiques sont l'amélioration de la douleur, du sommeil et des capacités fonctionnelles.

Traitements pharmacologiques

› Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les corticoïdes ne sont pas efficaces dans la FM, ce qui est d'ailleurs un argument diagnostique. Les morphiniques de niveau 3 sont peu efficaces, mal tolérés et non recommandés (3).

› Le tramadol, utilisé seul ou associé au paracétamol, est un antalgique de niveau 2 ayant une activité d'inhibiteur du recaptage central de la sérotonine et de la noradrénaline, dont l'effet antalgique et sur l'amélioration du sommeil a été démontré dans la FM (4).

› Les antidépresseurs inhibiteurs du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline ont le meilleur rapport efficacité/tolérance dans la FM. La duloxétine et le milnacipran ont démontré une activité antatalgique significative dans des études contrôlées (5). La duloxétine est préférée en cas de dépression patente à la dose de 60 mg/j. Le milnacipran est plutôt indiqué chez les patients ayant des troubles cognitifs et de la fatigue comme symptômes prédominants. La posologie doit être augmentée progressivement de 12.5 jusqu'à 100 mg/j en 2 prises.

› Les anticonvulsivants , gabapentine et prégabaline, sont des inhibiteurs des canaux calciques qui agissent en modulant le récepteur alpha2-delta. Ils ont également des propriétés anxiolytiques et antalgiques. Les effets secondaires sont fréquents à type de prise de poids, de somnolence, de vertiges et d'?dèmes. Pour la prégabaline, la prescription initiale est de 50 à 75 mg en une prise au coucher, pouvant être augmentée, selon tolérance, jusqu'à 300 mg/j.

Traitements non pharmacologiques

› Le principal problème rencontré au cours de la FM est le désentraînement à l'effort. La rééducation doit comporter initialement des étirements et de la balnéothérapie en eau chaude puis de la gymnastique aérobique et du renforcement musculaire (6). Certaines stations thermales se sont orientées récemment vers la prise en charge conjointe, crénothérapique et rééducative, de la FM.

› Les techniques cognitivo-comportementales (TCC), associées ou non à la relaxation, peuvent permettre une amélioration du sommeil et de la douleur (7). Il s'agit d'enseigner au patient la compréhension de l'effet de leur comportement sur leurs symptômes et notamment de lutter contre le catastrophisme et la peur du mouvement (kinésiophobie).

› La stimulation magnétique transcrânienne a récemment été introduite dans l'arsenal thérapeutique de la FM. La stimulation répétitive de l'aire motrice cérébrale M1 a un effet modulateur significatif de la douleur. Une étude récente portant sur des patients FM a montré qu'une séance quotidienne de stimulation magnétique cérébrale pendant 10 jours entraîne un bénéfice prolongé (plusieurs mois) sur la douleur et la qualité de vie (8).

CONCLUSION

La fibromyalgie est un syndrome complexe dont le diagnostic peut être difficile devant un syndrome polyalgique. D'autres pathologies doivent être systématiquement évoquées et éliminées, par un bilan complémentaire adapté, avant de l'envisager. La pathogénie, encore mal comprise, fait probablement intervenir une dysfonction du système nerveux central, bien mise en évidence par les techniques de neuro-imagerie fonctionnelle. Le traitement est difficile et doit bénéficier d'un abord pluridisciplinaire du patient. En effet, médicaments, rééducation, relaxation, thérapies cognitivo-comportementales, voire techniques de stimulation cérébrale doivent être essayées en association.

  lien 

Dr Eric Thomas (PH, responsable équipe médicale pathologies mécaniques du rachis et des articulations, département de rhumatologie, CHRU Lapeyronie, 34295 Montpellier cedex 5).

http://www.legeneraliste.fr/layout/Rub_FMC.cfm?espace=FMC&id_rubrique=101835&id_article=36079

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 05:52

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Grossesse : pour connaitre le sexe de bébé mesurez vos seins

 

Certain prétendent qu’une future maman qui ne jure que par le sucré aura une fille, d’autres que si le ventre est pointu, un petit garçon pointe à l’horizon… Et bien une journaliste dévoile une nouvelle méthode "infaillible" selon elle : la taille des seins de la future maman révèlerait si elle attend un garçon ou une fille.

Une théorie insolite

Jena Pincott est l’auteure d’un livre intitulé "Do chocolate lovers have sweeter babies ? : the surprising science of pregnancy" ("Est-ce que les amateurs de chocolat ont des bébé plus gentils : la surprenante science de la grossesse") et qui recèle de surprenantes "révélations". D’après elle, une femme qui prend 8 cm en moyenne au niveau de la poitrine attendrait une fille.

Si elle ne prend que 6,3 cm ce serait un garçon.

La journaliste avance un argument "scientifique" à sa thèse. Les fœtus mâles produisent plus de testostérone. Selon Jena Pincott, cette hormone, en passant dans le sang de la mère, ralentirait la poussée de la poitrine chez les futures mamans. Une théorie qui a le mérite d’être originale même si elle n’est vraisemblablement étayée par aucune réelle étude scientifique.

Pour rappel, l’échographie et l’œil expert du gynécologue restent le meilleur moyen pour savoir si vous devez prévoir une chambre rose ou bleue pour votre futur enfant !

Par Karen Jégo | Topsante.com

http://fr.news.yahoo.com/grossesse-connaitre-sexe-bébé-mesurez-seins-171801458.html

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 14:32

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Des chercheurs espagnols décryptent les pleurs des bébés !

 

Les parents constatent souvent que les pleurs des nourrissons diffèrent en intensité et en volume sonore et que les grimaces qui les accompagnent sont elles aussi diverses. Pas facile cependant de savoir quel sentiment les tout petits expriment. Des chercheurs de l’Université de Murcia (Espagne) et de l’Université nationale d’enseignement à distance (UNED) offrent un petit précis de psychologie infantile à ces parents déboussolés. Après avoir étudié les pleurs de vingt nourrissons de trois à dix-huit mois, ils ont procédé à une classification des larmes dans le Spanish Journal of Psychology.

-Quand l’enfant a les yeux grands ouverts, un regard perçant et que les cris gagnent en intensité au fur et à mesure, il est sans doute effrayé.

-Si au contraire ses yeux restent fermés, les pleurs sont immédiatement très intenses et le visage marqué par une tension : il souffre.

-Enfin, les yeux mis ouverts et concentrés sur un point précis ou dans le vide, avec des cris en augmentation marquent la colère.

Voici qui pourrait faciliter la vie des parents qui semblent plus souvent à même de reconnaître les cris de douleur que ceux qui traduisent la peur ou la colère, comme l’a remarqué l’équipe espagnole.

 

M.P. 27/02/2013  

http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/02/19/2A/document_actu_pro.phtml

http://pendientedemigracion.ucm.es/info/Psi/docs/journal/

 

Il manque

- les pleurs d'un nourrisson affamé, où il suffit de donner un biberon pour calmer les pleurs 

- les pleurs d'un nourrisson fébrile, où il faut vérifier la présence ou non de fièvre.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 08:05

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Des chercheurs allemands testent avec succès un « oeil électronique » pour aveugles

Après le récent feu vert à la commercialisation du tout premier « oeilbionique » américain, un concurrent allemand vient d'annoncer des essais encourageants pour son système d'implants électroniques destinés à redonner la vue à des aveugles. L'appareil placé au niveau de la rétine a été testé par la société Retina Implant AG et des chercheurs de l'Hôpital universitaire de l'oeil à Tubingen (ouest de l'Allemagne), sur neuf personnes aveugles atteintes de « rétinites pigmentaires ».

Il s'agit d'un groupe de maladies génétiques affectant 1,5 million de personnes dans le monde, conduisant à la perte progressive de la vision et impliquant les cellules capables de capter la lumière au niveau de la rétine, située à l'arrière de l'oeil. « Parmi les neuf patients, trois ont pu lire les lettres spontanément. Dans le cadre d'essais en laboratoire et en dehors, des patients ont aussi indiqué avoir été capables de reconnaître des visages, distinguer des objets comme des téléphones ou lire des panneaux sur les portes », affirme Retina Implant dans un communiqué.

Efficace pour deux tiers des patients aveugles testés

Cette étude de phase II a été publiée mercredi dans la revue spécialisée britannique Proceedings of the Royal Society BL'implant inséré au niveau de la rétine se compose d'une petite puce de 3 mm de large, sensible à la lumière, capable d'envoyer des signaux, correspondant à l'image formée au fond de l'oeil, au nerf optique qui se situe derrière. Il est alimenté par un mince câble connecté à un petit appareillage placé sous un pli de peau derrière l'oreille utilisant une technologie sans fil externe (selon le principe de l'induction électrique).

Pour un des neuf patients allemands, l'expérience a dû être abandonnée car le nerf optique a été « touché » par une extrémité de l'implant lors de l'opération. Chez un autre, un saignement dans la zone de l'implant s'est accompagné d'une hausse de la pression oculaire qui a dû être traitée par médicaments. Mais l'expérience a pu se poursuivre avec de « très bons résultats » ensuite. L'essai montre globalement que l'implant «peut restaurer une vision utile pour la vie de tous les jours chez au moins les deux tiers des patients aveugles testés », selon l'article. Un essai plus large avec la même technologie a démarré à OxfordHong Kong, Londres et Budapest

Cette annonce intervient alors que l'Agence américaine des médicaments (FDA) vient d'approuver la commercialisation du tout premier oeil bionique disponible, Argus 2, qui bénéficie déjà d'une approbation en Europe et qui coûte 73.000 euros. Ce système, qui a été greffé sur une soixantaine d'aveugles souffrant d'une rétinopathiepigmentaire, mis au point par la société californienne Second SightMedical Products, est composé d'un implant rétinien et d'une paire de lunettes équipées d'une caméra miniature.

20-02-2013

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/recherche-sciences/des-chercheurs-allemands-testent-avec-succes-un-oeil-electronique-pour-?ku=AwECE86v-Cwx7-zBAD-6EBw-7Aw5685C9985

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 12:55

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Rester debout est bénéfique pour la santé

 

Le Figaro relève que « remplacer quelques heures passées assis sur une chaise par de la marche ou même simplement la station debout diminue les facteurs de risques du diabète de type 2 », selon une étude de chercheurs de l'université de Maastricht (Pays-Bas) parue dans Plos One. Le journal explique que « l'équipe de Hans Savelberg a mesuré différents paramètres biologiques chez 18 sujets soumis à des plannings très précis. Selon les modalités, les sujets étaient contraints de rester assis 14h, 13h ou 8h par jour et pratiquaient soit aucune activité, 1h de vélo ou 4h de marche associées à 2h en position debout ».

 

« De manière surprenante les résultats montrent que la sensibilité à l'insuline - facteur déterminant du diabète de type 2 - et le taux de cholestérol étaient améliorés plus efficacement par l'association marche/position debout que par 1 heure quotidienne de vélo », note le journal.

 

Pierre Debraux, docteur en Sciences du Sport, remarque toutefois : « Cette étude a l'intérêt de confirmer que même chez des sujets jeunes rester moins longtemps assis peut apporter un bénéfice rapide. Mais dans leur protocole, les chercheurs omettent de quantifier précisément le type d'effort réalisé pendant 1h sur le vélo. Ce peut être un biais important ».

Le Figaro ajoute que selon le chercheur, « aujourd'hui de plus en plus de travaux scientifiques tendent à montrer que les effets bénéfiques de l'activité physique, notamment sur l'insuline, sont très fortement liés à la durée et à l'intensité de l'exercice pratiqué ». Pierre Debraux note ainsi qu’« il faut en finir avec l'idée que seuls les efforts longs à faible intensité peuvent être bénéfiques. Plusieurs études montrent que des efforts intenses mais de courte durée seraient plus efficaces, aussi concernant la perte de poids ». 

 

Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 18 Février 2013

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 15:27

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L'ordre des médecins fait un pas vers l'euthanasie

 

Paris -  Le Conseil national de l'Ordre des médecins s'est prononcé en faveur d'une évolution de la législation sur la fin de vie en France en envisageant pour la première fois le recours à une sédation terminale dans des "situations exceptionnelles".

Dans un texte adopté le 8 février et rendu public jeudi, l'institution reconnaît que la loi actuelle n'offre aucune solution pour certaines agonies prolongées, ou pour des douleurs psychologiques ou physiques qui restent "incontrôlables".

"Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte d'une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles", peut-on lire dans ce texte intitulé "Fin de vie, assistance à mourir".

Dans ces cas spécifiques, l'institution estime "qu'une sédation adaptée, profonde et terminale du patient doit pouvoir être délivrée par un collège médical, dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de saisine".

Si l'avis collégial relatif à la demande du patient est d'y accéder, le médecin pourrait y donner suite personnellement, s'y associer ou se récuser en invoquant la clause de conscience.

L'institution préconise également de promouvoir la connaissance, l'accompagnement et l'application de la loi Leonetti de 2005, qui "reste pour l'heure trop peu connue de la population, mais aussi des professionnels de santé". PROJET DE LOI EN JUIN

Cette loi donne le droit au patient de refuser tout traitement qui lui semblerait déraisonnable au regard des bénéfices qu'il peut en tirer.

Elle reconnaît également qu'un médecin peut être conduit à décider d'arrêter des traitements, y compris si cela peut avoir pour effet secondaire d'entraîner la mort du patient.

Le Conseil de l'ordre des médecins réaffirme également la liberté de chaque médecin à exercer sa clause de conscience dans le cadre de l'accompagnement de la fin de vie d'un patient.

"Ne pas donner délibérément la mort, mais s'interdire toute obstination déraisonnable sont des principes éthiques qui ont toujours été ceux des médecins depuis l'origine, et qui ont largement précédé la promulgation des lois actuelles sur la fin de vie", estime Michel Legmann, président du Conseil de l'Ordre.

Un projet de loi sur la fin de vie doit être présenté en juin prochain à l'Assemblé nationale.

Dans son rapport remis en décembre à François Hollande, le professeur Didier Sicard s'est montré prudent concernant l'aide active à mourir tout en considérant que l'assistance au suicide pouvait être envisagée dans certains cas.

Le médecin urgentiste de Bayonne Nicolas Bonnemaison, mis en examen pour sept cas d'euthanasie de patients âgés en fin de vie, a été radié de l'ordre des médecins fin janvier.Plus de 240 médecins ont adressé début février une lettre ouverte à François Hollande et au Conseil de l'Ordre pour demander la suspension de cette radiation.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse News Yahoo 14-02-2013

http://fr.news.yahoo.com/lordre-des-m%C3%A9decins-fait-un-pas-vers-leuthanasie-104815363.html

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